Le Président de la République a étoffé son cabinet en y incorporant de nouvelles figures. De nouvelles figures y ont fait leur entrée aprčs certains départs, d’autres ont été maintenues
Si Joseph Kabila se portait candidat et venait ŕ gagner les élections au cas ou elles auraient lieu un jour. C’est avec Leonard She Okitundu qu’il livrerait bataille. Kabila a choisi ce dernier pour diriger son cabinet au terme d’un décret présidentiel signé et publié lundi 7 mars ŕ la veille d’un voyage en Asie qui ŕ la particularité de recevoir toute la publicité voulue avant contrairement aux habitudes jusqu’ ici connues du Président. En nommant un nouveau cabinet oů il offre un poste de directeur de cabinet adjoint ŕ une femme.
Madame Marie-Thérčse Gerengo, l’autre diracaba étant Me Nkulu Kilombo (jusqu’ ici conseiller principal au collčge juridique). Joseph Kabila met ainsi fin ŕ une longue période d’expectative entamée avec la démission fin novembre dernier de Evariste Boshab cité dans un dossier de corruption ŕ la SNEL. Leonard She Okitundu ne mériterait plus d’ętre présenté. L’ex-Monsieur Droits humains de Mzee est aux affaires depuis l’avčnement de l’AFDL. Il est le premier ŕ avoir donné un contenu au ministčre des Droits humains actuellement occupé par Madame Marie Madeleine Kalala sur le quota de la Société civile, au terme de l’accord global et inclusif.
Ambassadeur itinérant jusqu’ŕ sa nomination. She a joué un rôle de premier plan lors des négociations intercongolaises qui ont abouti ŕ la signature de l’Accord global et inclusif. Ministre des Affaires Etrangčres au moment du Dialogue intercongolais ŕ Sun City, en Afrique du Sud, il aura été un des négociateurs de Kabila aux côtés de Vital Kamerhe. Samba Kaputo, Augustin Katumha Mwanke etc. Remarquable par sa brillance des observateurs disent cependant de lui qu’il ne serait pas un « bon administratif » mais on lui reconnaît par ailleurs la qualité d’un bon politique. Il bénéficiera dans l’accomplissement de sa tache du précieux concours des hommes aussi rompus qui avises que sont les conseillers principaux. Ainsi Marceliln Cishambo devient conseiller principal au collčge politique tandis que Joseph Mukanya garde son poste au collčge économique.
Kimbembe reçoit les infrastructures en remplacement de Beleke Tabu. Pour une équipe qui est sensée amener le chef de l’Etat aux élections au cas ou celui-ci venait ŕ se présenter, il manque dans le dispositif un maillon important et déterminant. C’est un conseiller en communication devenu dans les démocraties modernes l’homme des batailles que l’on gagne.
Joseph Kabila en a grandement besoin. Candidat ŕ sa propre succession ou pas, le chef de l’Etat mérite d’ętre conseillé sur la matičre de la communication devenue la nouvelle religion des dirigeants modernes. Surtout dans un environnement des crises a répétition oů des collaborateurs pensent ŕ qui mieux défendre leur chef en se livrant ŕ des déclarations orageuses.
Ou maintenant que le président de la République a décidé de se relifter son look, avec une barbe « zéro faute » ŕ la Koffi Olomide alors que celle-ci n’apparaît nulle part sur la photo officielle. Le choix de la barbe, du costume de parler ou de se taire, a cessé d’ętre du domaine du hasard pour s’inscrire dans le tout communiquer.
Avec notre monde, le cadeau c’est déjŕ l’emballage qui le contient. Et en politique, l’élection se gagne presque déjŕ dans le slogan, le logo, le costume le discours. Selon qu’il voudra gagner ou perdre les échéances ŕ venir. Kabila va opérer désormais le choix de se laisser guider par un conseil en communication ou par le premier venu de ses entourages.
Last edited: 07/05/2006 01:26:49