Le ministre de la Culture et des Arts qui a présidé le mercredi 2 mars 2005, la cérémonie de clôture des assises des travaux des états généraux de la Publicité promet de sanctionner toutes les agences en publicité qui n’ont pas répondu ŕ son invitation
Le ministre de la Culture et des Arts Me Christophe Muzungu a promis de prendre des mesures disciplinaires contre les agences publicitaires qui ont boycotté les assises des états généraux de la publicité.
Au cours de la cérémonie de clôture de ces assises qu’il a présidée ce mercredi 2 mars 2005 dans la salle des conférences de son cabinet, il a expliqué : « Je vous informe que dans le cadre de la politique d’assainissement, un certain nombre de mesures vont ętre prises pour séparer le bon grain de l’ivraie. Vous connaissez la sanction qu’on réserve au premier et ŕ la deuxičme ».
Me Muzungu a en outre ajouté : « ŕ présent avec la tenue de ces assises, je crois que l’heure des agences de mallette et des agences sans adresse fixe est révolue ».
A ce sujet, a- t-il promis, « mon ministčre va travailler désormais dans ce sens pour mettre dehors toutes les agences qui ne remplissent pas les conditions requises ».
Par ailleurs, il a déclaré que toute la moisson produite au cours de ces assises sera versé dans les préparatifs des travaux des états généraux de la culture projetée en mars 2005.
Pour sa part, M. Bonaventure Nzolantima, président du comité professionnel des agences de publicité a émis le vśu de voir toutes les recommandations de ces assises faire l’objet d’une préoccupation de l’autorité en ce qui concerne notamment l’arręté inter ministériel d’application qui, a- t-il dit, devra clarifier les matičres, source des conflits de compétence.
De męme qu’il a exprimé le souhait les professionnels de la publicité de faire partie du comité de redressement du Fonds de promotion cultrelle (Fpc) en raison, a–t-il souligné, de deux ou de trois membres au niveau national et de deux au niveau de chaque direction provinciale.
Pour le président Nzola Ntima, cet élargissement répond ŕ un impératif qui est celui de satisfaire ŕ la mission assignée aux Fpc par le législateur dans le domaine culturel d’une part, et d’autre part, permettre aux professionnels de la publicité qui sont redevables ŕ 95% aux ressources des Fpc, d’exercer un droit de regard et faciliter le financement des projets culturels et artistiques.
Ces assises qui ont débuté depuis le 24 février se sont terminées par une série de recommandations lues par un rapporteur, M. Kudiakwabana Yoka. Mais ce dernier d’abord parlé des maux qui empęchent le bon fonctionnement de leur corporation a également en tenant compte des rapports des commissions mises en place.
A titre d’exemple, il a fait remarquer que la commission de conception des médias a noté le manque de matériel approprié qui handicape les agences publicitaires d’offrir un travail de qualité aux annonceurs, le détournement des artistes concepteurs entre agences, créant ainsi l’instabilité professionnelle,les difficultés liées aux tracasseries de la part des agents de l’ordre et d’autres services de sécurité commis sur les lieux de tournage.
En ce qui concerne les recommandations, il a fait remarquer par exemple que la commission de l’éthique souhaiterait entre autres que l’on tienne compte de la dignité humaine, notamment celle de la femme dans la présentation de la publicité, la non utilisation des scčnes de violation ni de pratique compremmettant la sécurité des enfants.