Karel De Gucht, ministre belge des Affaires étrangčres qui vient de terminer un séjour de trois jours en Rdc affirme avoir rencontré auprčs des opérateurs politiques congolais avec lesquels il a pris langue une volonté prononcée d’aller aux urnes aussitôt que possible »
Karel De Gucht, ministre belge des Affaires étrangčres a terminé son séjour de trois jours en République démocratique du congo. Aprčs Kinshasa, il devrait se rendre ŕ Goma avant d’aller ŕ Bunia et Kisangani. C’est de cette ville qu’il gagnera Abuja, au Nigeria.
Nonobstant l’incident que le dossier provocateur de la presse au sujet des biographies des personnalités congolaises, le programme du ministre belge des Affaires étrangčres s’est déroulé comme initialement prévu. Bien entendu que sa rencontre avec le président de la République, le général-major Joseph Kabila, ait constitué le moment important de cette visite, Karel De Gucht s’est entretenu également avec d’autres personnalités congolaises.
Outre le ministre congolais des Affaires étrangčres et de la Coopération internationale, Ramazani Baya, Karel De Gucht a échangé avec les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, ainsi qu’avec le président de la Commission électorale indépendante, Cei.
Il s’est empressé d’affirmer qu’il a eu des échanges fructueux avec toutes ces personnalités. « J’ai constaté une volonté trčs prononcée des hommes politiques congolais d’aller aux urnes aussitôt que possibilité », a-t-il reconnu.
Mais pour parvenir ŕ cette fin, il y a bien sűr des préalables ŕ accomplir. Notamment des problčmes pratiques liés au recensement, ŕ l’enrôlement. C’est ainsi qu’au niveau de la Commission électorale indépendante, il a retenu que l’on n’attend plus que le Parlement pour des textes juridiques, entre autres la Constitution. « Nous sommes déjŕ dans le processus électoral. La Belgique s’impliquera progressivement pour soutenir la Rdc dans ce cadre pour que les élections aient lieu. Mais je ne saurais vous dire quand. C’est quasiment l’affaire des Congolais », a-t-il ajouté.
Des problčmes pratiques, a-t-il reconnu, ils sont réels. Et il n’y a pas d’espoir qu’ils seraient résolus dans quelques semaines. Mais il a ajouté que l’effort de la Belgique serait perceptible pour aider les Congolais ŕ décider d’un calendrier électoral réaliste.
En attendant, il importe de donner des signes positifs ŕ la population qui appelle de tous ses voeux l’organisation des élections. Pour ce faire, seule la bonne gouvernance est l’élément essentiel.
INTERAHAMWE : IL FAUT EN FINIR
Les discussions ont été ouvertes, a une fois de plus souligné Karel De Gucht. Ainsi, en ce qui concerne la question des Interahamwe, il s’est réjoui de la position du gouvernement congolais d’en finir avec les groupes armés.
Karel De Gucht se félicite de cette décision, car a-t-il affirmé, il s’agit d’un problčme réel. Et il est temps qu’on en finisse.
Cela dépend du bon fonctionnement de la Monuc. Il s’est réjoui de l’action menée par les contingents pakistanais et indien qui s’appuient maintenant sur le chapitre VII de l’Onu afin de désarmer les ex-Far Interahamwe.
Cependant, cette action sera plus efficace si elle est soutenue par l’accélération du processus de brassage dans le cadre de la réunification des Fardc. Une réunion est d’ailleurs prévue ce lundi pour se décider sur le financement de ce brassage.
DES PERSPECTIVES PROM ETTEUSES
Si l’on se base sur le discours de Karel De Gucht, les relations entre la Rdc et la Belgique sont entrées dans un tournant décisif. La coopération doit ętre mise sous le signe d’un partenariat adulte.
« Nous devons nous parler franchement pour avoir des échanges fructueux. Je regrette mes propos que j’ai tenus il y a de cela quelques mois. Mais j’ai beaucoup apprécié la séance que j’ai eue au Parlement. La confrontation était intéressante et il y a eu des questions directes. Nous devons avoir des contacts étroits et directs. Voire par téléphone. Surtout en ces moments oů il est question du processus électoral », a dit le ministre belge des Affaires étrangčres.
Il a saisi cette opportunité pour préciser sa pensée sur l’aprčs élection. Aprčs dix ans de guerre, un Gouvernement d’union nationale est souhaitable. « Mais tout cela relčve toujours de la volonté des Congolais », a-t-il conclu.
Last edited: 07/05/2006 01:25:03