En ce temps-lŕ, il enregistrerait au Nigéria et au Ghana qui disposaient de studios modernes. Il a enregistré plusieurs disques avec des musiciens connus de l’African Fiesta et du Festival des Maquisards, c’est comme cela que le succčs était venu avec des tubes comme « Georgette Eckins », « Matinda », « Sénégal », « Morena », « Toboyi te », « Waka-Waka », « Afrique + Antilles », « Celica souvenir », « Suzana Coulibaly », « Eyebana », « Djamo-Djamo », « Auto stop », « Hondo Bolingo », « Zua idée », « Timithe », « Affaire vidéo », « Aladji », etc. « Georgette Eckins » a fait le bonheur des pirates, avec plus de 120.000 disques vendus.

En 1978, sur invitation du maréchal Samora Moises Machel, Sam descend ŕ Maputo, au Mozambique. Trois ans de succčs avec African alla stars. Il s’établira ŕ Paris en 1980. Son premier album dans la capitale française c’est « Maria Teb » avec la mélodie du groupe San Salvador d’Antoine D’Oliveira, originaire du nord de l’Angola et la chanson « Tchimurenga Zimbabwe » et « Bana ba Cameroun ». Cet album fut le fruit de ses tournées au Cameroun et en Afrique australe. Il quitta la France pour le Japon et le Mozambique. Il revient au Zaďre et le résultat était des grands spectacles ŕ la télévision, au ciné Palladium, ŕ l’Hôtel Intercontinental, au Kasaď et au Shaba.

C’est ŕ cette époque qu’il sollicita Mbilia Bel pour l’accompagner en tant que choriste dans les productions qu’il avait réalisées au pays. Deux ans aprčs, en 1982, il enregistre l’album « Coopération » (Explosion 82) avec Franco Luambo qui comprend la chanson « Fauteya commerçant » avec Simaro Masiya dans l’O.K Jazz. La męme année il crée Tiers Monde Coopération avec Empompo Loway, Deyess et Pépé Ndombe Opetun. Dans ce groupe, il connaîtra encore le succčs avec des titres comme « Bowayo », « Fatimata » et « Wenze wenze » d’Empompo, etc. Cette derničre formation musicale subira des blocages de tout genre. Découragé, Mangwana s’installera au Cameroun. Lŕ aussi la fičvre Mangwana se propagera normalement avec des titres ŕ succčs.

En 1988, il s’établira définitivement ŕ Paris oů sa musique est trčs prisée dans des soirées culturelles oů les messages passent. Surtout pour des festivals et la valorisation de la musique des Noirs d’Afrique. Les tournées se succčdent, les festivals aussi.

Par sa musique de grande qualité, Mangwana force l’admiration des Américains et des Européens. Avec un bagage emmagasinant la rumba cubaine, la salsa portoricaine et cubaine, le boléro espagnol, le semba angolais, le zouk antillais, le tango argentin, le fado portugaise, le rap négro-américain, le soukous congolais, la morna capverdienne, etc., l’oeuvre de Mangwana est un travail de qualité qui mélange des rythmes riches męlés de divers genres musicaux. Mangwana a eu ŕ faire des disques qui résultent de ses sensibilités par rapport ŕ d’autres cultures musicales.

En 1992, il est aux Etats-Unis d’Amérique, ŕ Los Angeles. Il y reprendra ses vieux succčs notamment « Minha Angola », « Fatimata », « Suzana Coulibaly », « Morena », « Sénégal ». Et avec le maestro Avieve Basquez, un ancien du célčbre orchestre « Sonora Mantaceira », il reprendra « Nunca mais » (Jamais Kolonga) de Tino Baroza et « Africa mokili mobimba » de Mwamba Déchaud. Lauréat Ngwomo Africa’95, il n’a pu faire le déplacement de Kinshasa ŕ cause de la maladie. Mais, il viendra recevoir son prix en 1996, lors de la troisičme édition Africa.

1995 était aussi l’année de la sortie de l’album « No me digas no » (Ne me dit pas non). Cet album a marqué les coeurs de mélomanes. « No me digasno » est l’album de la vraie musique africaine oů le « Coq flair » de la scčne kinoise était revenu avec un esprit rumba survit aminée, swinguante et un esprit de recherche musicale ŕ gagner un prix lors d’Africa Awards 1995 ŕ Abidjan.

En 1998, il lance l’album « Gala negro » (le coq noir), un album avec un rythme nouveau avec la guitare acoustique de Papa Noël Nedule. Dans cet opus, le « Coq noir » précise que le soleil est ŕ l’aube. Tout le monde doit se réveiller pour se mettre en marche afin que les choses aillent mieux. Dans « Gab negro », il fait ce qu’on appelle l’écologie musicale, avec l’amalgame de style, de sons et de rythmes. Ce qui le pousse ŕ exploiter une musique de périmčtres assez dégagés pour pouvoir placer son message.

« Cantos de esperança » (chants de l’espérance) qui comprend des complaintes et chansons qui redonnent la confiance au peuple africain, alors qu’il n’y a plus rien ŕ espérer pour une Afrique libre et indépendante, est sorti en 2003. Les chants que contient cet opus sont comme la suite des chansons « Bolamuka Africa », « Londende », « Candonga », « Colon gentil », « Manjan », des titres dans lesquels Sam prend ses responsabilités par rapport ŕ ce qu’il est, un homme noir qui veut la libération de son continent, par ses thčmes d’éveil de la conscience africaine, oů il apparaît comme le nouveau messie qui apporte encore une fois un nouveau concept musical africain.

Son message, c’est l’espoir d’un peuple qui n’arręte pas de s’entretuer pour rien. C’est la substance que contient sa derničre compilation « Patria Querida » (La Patrie chérie), sortie en décembre dernier, consacrée ŕ la paix en Angola, dans laquelle Mangwana est toujours touché par le thčme qui évoque la guerre, la souffrance, la réconciliation et l’espoir en la libération du continent noir et regarde l’Afrique avec toutes ses évolutions.