Aimé Nkanu, Denis Ngonde, Patrice Ngoy Musoko et Matou Samuel ont été reçu en audience la semaine derničre chez le ministre de la Culture et des Arts Christophe Muzungu qui leur a demandé de confectionner un mémorandum qu’ils vont présenter au Chef de l’Etat lors d’un tęte –ŕ –tęte que ce dernier devra avoir avec les musiciens chrétiens dans les tout prochains jours. Cette révélation est faite par Aimé Nkanu au cours d’une interview ŕ Digital Congo. Ce musicien parle également de sa carričre artistique
Multi média Congo(MMC) : On vous a aperçu la semaine derničre au Cabinet du Ministre de la Culture et des Arts, Vous les frčres Patrice, Matou Samuel, Denis Ngonde. Qu’est ce que vous ętes allés faire lŕ bas.
Aimé Nkanu (AN) : Nous sommes allés voir le ministre parce qu’il a introduit pour nous une demande d’audience auprčs du chef de l’Etat. C’est pourquoi le ministre de la Culture et des Arts nous a consulté pour nous demander de confectionner un mémo afin d’éviter de faire comme les autres(musiciens dits temporels) qui sont allés sans un mémo. Fait que le Chef de l’ Etat a déploré. D’oů le ministre nous a demandé de confectionner un mémo dans lequel on exposerait tous nos problčmes, toutes nos préoccupations dont nous parlerons au Chef de l’ Etat.
MMC : Donc votre visite auprčs du Chef de l’Etat est en quelque sorte la conséquence de celle de vos amis de l’autre côté, c’est ŕ dire ceux qui font la musique temporelle ?
AN : Je ne sais pas si on peut parler de conséquence comme vous le dites. Mais c’est le ministre de la Culture et des Arts qui nous a lui-męme appelé. C’est au fait lui aussi qui a introduit notre demande auprčs du Chef de l’Etat étant lui-męme musicien chrétien. Vous savez autant que moi qu’il a ŕ un certain moment fait partie du groupe de notre frčre Matou Samuel. Donc il a estimé que nos problčmes, au lieu de les poser chez lui, il était plus intéressant qu’on en parle au Chef de l’Etat. Peut –ętre que notre démarche aurait plus de d’impact.
MMC : Mais quels sont les problčmes que vous rencontrez dans l’ exercice de votre métier.
AN : Sur le plan professionnel, nous rencontrons tous les męmes problčmes que nos frčres qui sont de l’autre côté. Il s’agit essentiellement des problčmes d’infrastructures, notamment des studio, de la piraterie, du paiement de nos droits par la Soneca et des chaînes de radio et de télévision.
MMC : Quelles sont les solutions que vous envisagez pour résoudre ces divers problčmes ?
AN : Je crois que si on va poser les problčmes , c’est parce qu’on n’ a pas de solutions. Ce n’est pas quelqu’un qui a une solution qui peut encore poser un problčme.
MMC : Jusque –lŕ nous n’avons parlé que de votre corporation en général. Parlons un peu de Aimé Nkanu. Il y a plus d’une année vous avez mis sur le marché votre album « Parfum » qui ŕ son lancement n’a pas tellement carburé. Il a connu une certaine léthargie. D’aucuns ont męme dit « Okoti mayi »(lire vous ętes au bout du succčs ou vous n’avez plus d’inspiration) mais depuis quelques semaines il est en train de prendre de l’envol.
AN : Je ne sais pas s’il faut parler de stratégie. Mais chaque fois que je lance un album, je pense d’abord aux Cd et aux cassettes que je mets ŕ la disposition du peuple de Dieu pour qu’il puisse l’écouter sans songer ŕ la promotion ŕ proprement parler. C’est seulement ŕ la sortie de l’album vidéo que je commence la promotion de l’album. C’est fut le cas avec mon précédent album sorti en 1998 et qui été connu du public seulement en 1999-2000. Il suffit que l’album puisse rester le plus longtemps sur le marché pour toucher les cśurs des hommes. Ce qui compte ce n’est pas qu’on dise « akoti mayi ou l’album connaît le succčs ». L’essentiel est qu’on ait le message de la part de Dieu. On n’a pas besoin d’ętre connu. Nous avons tout simplement ŕ apporter notre pierre ŕ celui qui a connu le succčs depuis 2000 ans.
MMC : Mais la musique que vous faites c’est en tant que bussiness ou c’est pour l’évangélisation.
AN : Notre objectif, c’est d’évangéliser, d’apporter la paix, la joie, la gaiété ŕ travers ce que nous faisons. Des exhortations ŕ travers notre musique. Il y a de gens par exemple qui sont confortés par exemple en écoutant « Motema ya Job ». Mais la parole de Dieu déclare : A la sueur de ton front tu mangeras». L’argent contibue ŕ ce que nous faisons
MMC : Voulez-vous parler vos projets
AN : je n’aime pas tellement parler de mes projets en public. Je prends souvent l’exemple de Néhémie lorsqu’il construisait la muraille. Il na voulait pas faire connaître ce projet ŕ son entourage. Mais en ce qui me concerne, je suis en train de travailler sur l’album qui est sur le marché, le faire connaître le plus possible afin que le message de Dieu soit connu par ci par lŕ.