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Cinglante réplique du PPRD ŕ la déclaration du Mlc accusant le chef de l’Etat de constituer le blocage de la transition. Le parti et les dirigeants du Mlc ont été mis ŕ nu dans ladite riposte du PPRD

La réaction promise et minutieusement préparée du parti du président de la République, le PPRD, ŕ la déclaration du Mlc accusant le chef d’Etat d’ętre l’obstacle ŕ la transition, est tombée mercredi dans un cinglant réquisitoire dénonçant forfaitures et manśuvres dilatoires du parti du Vice-président Jean-Pierre Bemba. L’occasion était un meeting du PPRD organisé dans l’amphithéâtre Cinépolis de Kinshasa, meeting au cours duquel la Secrétaire générale adjointe du parti, Mme Marie-Ange Lukiana, a présenté la réplique de déclaration politique du PPRD.

C’est dans une salle du Cinépolis archicomble prise d’assaut par les militants du PPRD et les hauts cadres du parti siégeant dans les institutions de la transition, que l’oratrice du jour, toute pétillante d’ardeur, a présenté la position de son parti face aux incriminations du Mlc. Le PPRD a plutôt dépeint une hideuse face cachée du Mlc démystifiée ŕ cette circonstance. La déclaration a rétorqué et détruit point par point toutes les attaques contenues dans l’accusation.

La déclaration du PPRD étale une argumentation si pertinente que son contenu est repris dans son intégralité pour que chacun en saisisse personnellement la portée. Voici donc in extenso le texte de la déclaration tel que celle-ci a été lue mercredi par Mme Marie-Ange Lukiana qui a débuté son adresse par l’énumération des dignitaires dans la salle et la transmission des salutations de son titulaire, le Secrétaire général Vital Kamerhe revenu de convalescence aprčs la maladie qui l’avait éloigné ces derniers jours des activités du parti.

Camarade Secrétaire général adjoint du parti,

Camarades Secrétaires nationaux et Secrétaires nationaux adjoints du parti,

Camarades ministres membres du parti,

Camarades députés et sénateurs membres du parti,

Camarades fondateurs,

Camarades hauts cadres actifs et honoraires, membres du parti,

Camarades membres des comités exécutifs et des assemblées de la ville province de Kinshasa,

Camarades membres des associations affiliées au parti,

Trčs chers cadres du parti,

Permettez-moi qu’avant de livrer la déclaration politique de ce jour du PPRD, que je puisse vous transmettre ici en famille d’abord, les chaleureuses salutations de notre cher Camarade Secrétaire général qui nous revient aujourd’hui de Muanda, j’ai cité le Camarade naturellement Vital Kamerhe !

Trčs chers camarades, permettez-moi également de vous féliciter pour votre mobilisation spontanée et nombreuse qui démontre votre engagement sans failles aux idéaux du PPRD, mais également ŕ la défense des intéręts de son initiateur, le président de la République, le Général-Major Joseph Kabila.

Comme nous le savons tous, ce lundi dernier, notre pays, notre ville province de Kinshasa a été frappé d’un malheur. Il y a eu mort d’hommes, suite ŕ de diverses manipulations politiciennes. Nous savons que nous sommes cette famille politique oů l’initiateur, le chef de l’Etat, tient ŕ tout prix, au prix de maintes concessions, ŕ préserver la vie des Congolaises et des Congolais. C’est dans ce cadre qu’il est un devoir pour notre parti de manifester une fois de plus notre solidarité avec les familles endeuillées. C’est pourquoi je prie la haute assemblée du parti, de garder une minute de silence en mémoire de ces morts. (Minute de silence). Merci.

Déclaration politique du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, en sigle PPRD.

Le Comité exécutif national élargi aux fondateurs et cadres du PPRD s’est réuni ce mercredi 12 janvier 2005 au sičge national du Parti pour poursuivre l’examen commencé la veille sur la situation politique de l’heure. La deuxičme partie de ces importants travaux a connu notamment des discussions sur le contenu et les conséquences de la déclaration politique du Mlc du lundi 10 janvier 2005. Il est ŕ noter que plusieurs points de ladite déclaration du Mlc formulés en termes de menaces, d’ultimatums et de projets de perturbation du déroulement de la transition tentaient d’incriminer le PPRD et son initiateur, le président de la République et Chef de l’Etat, le Général-Major Joseph Kabila.

A l’issue de ses travaux, le PPRD a dégagé un constat préoccupant pour la bonne fin de la Transition et la refondation de la République, pour lesquelles sa famille politique et le peuple congolais ont consentis tant de sacrifices et tant de concessions.

En effet, le PPRD constate dans le chef de certains partis et leaders politiques la propension ŕ une culture démagogique, de manipulation de l’opinion, ainsi que de maquillage dangereux des prescrits de la Loi et des réalités nationales, dans le but de camoufler leurs mobiles inavouables, parce que n’honorant pas la République.

Le PPRD dénonce ces pratiques égoďstes qui tentent ŕ réhabiliter et ŕ défendre bec et ongles, l’impunité, le détournement des deniers publics, la recherche effrénée des postes ŕ n’importe quel prix, le noyautage des Institutions de la République, etc, des antivaleurs de triste mémoire décriées par la Nation Congolaise.

Au-delŕ de la recrudescence de ces antivaleurs qui cherchent un terrain favorable, le PPRD tient ŕ éveiller davantage la conscience de notre population face aux velléités actuelles des anciens adeptes de la partition de notre chčre Patrie, de rééditer leur exploit. Certains signaux ne trompent pas. Hier retrait ŕ Goma pour les uns avec menaces de se retirer des Institutions de la République, aujourd’hui, pour les autres, męme écho, męme symbole ŕ Gemena et męmes menaces, sans doute pour tenter de relayer les tentatives échues d’hier.

Dans ce cadre, force est de constater que les alliés des agresseurs ont la dent dure, et sont fertiles en suggestions subtiles, telles que « mise en place du leadership de sauvetage », « formation de telle ou telle autre gouvernement ». Toutes ces manśuvres cherchent ŕ faire arręter la Transition et provoquer ainsi un blocage du processus électoral.

Compte tenue de la gravité de toutes ces manipulations allant jusqu’ŕ causer mort d’hommes et insécurité accrue, le PPRD rappelle ce qui suit :

1). La République Démocratique du Congo demeurera unie et indivisible, et le PPRD est pręt a tous les efforts y afférents.

2). Nos populations de Gemena et du Nord-Kivu ne sont plus ŕ prendre en otages ou ŕ soumettre ŕ nouveau aux bruits de bottes rebelles avec ses tristes lots de millions de morts, des populations sans vętements, sans dignité, exposées au cannibalisme, dans la mal gouvernance totale pendant 5 ans. (Fortes ovations de l’assistance réclamant la reprise de ce point)

La voix du peuple étant la voix de Dieu, je reprends : Nos populations de Gemena et du Nord-Kivu ne sont plus ŕ prendre en otages ou ŕ soumettre ŕ nouveau aux bruits de bottes rebelles avec ses tristes lots de millions de morts, des populations sans vętements, sans dignité, exposées au cannibalisme, dans la mal gouvernance totale pendant 5 ans.

3). Les acteurs politiques et les partis politiques épris du véritable amour de la Patrie et de la recherche de la dignité de notre peuple sont invités ŕ éclairer notre peuple dans la vérité et la transparence afin qu’il s’assume en toute responsabilité, pour mener le pays vers un Etat de droit.

4). Dans une aussi noble entreprise, fičre chandelle est adressée aux Eglises et aux ONG, pour l’effort d’éducation électorale en faveur de la population. Pareils efforts ne doivent pas ętre hypothéqués.

Pour ce qui concerne le PPRD, ce jour de clarification offre l’occasion d’informer l’opinion d’une maničre claire, précise et transparente, sur les 10 mensonges livrés récemment par le MLC, traduisant ainsi un grand mépris de notre peuple.

1. S’agissant de la fréquence des réunions gouvernementales. Le MLC a affirmé que le Gouvernement ne s’est réuni qu’épisodiquement, durant 19 mois de son fonctionnement. Rien n’est plus faux ! En effet, conformément ŕ l’article 69 de la Constitution, le Gouvernement s’est réuni au moins une fois tous les 15 jours. En faisant un calcul simple, en 19 mois, le Gouvernement aurait dű se réunir 38 fois. Or, il nous revient que depuis la deuxičme quinzaine du mois de juillet 2003 jusque fin décembre 2004, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, le Gouvernement s’est réuni 52 fois. Premier mensonge!

2. S’agissant de l’insuffisance de production des lois essentielles. L’Assemblée Nationale a voté 42 lois dont 4 lois budgétaires et les textes essentiels sur le fonctionnement de la Commission électorale indépendante, CEI, hormis la loi électorale et la loi référendaire qui dépendent de l’adoption préalable du projet de constitution de la 3čme République. Il est surprenant de constater que, pour des raisons partisanes, le Président de Assemblée Nationale, Secrétaire général du Mlc, n’hésite pas ŕ monter au créneau pour déplorer le déficit de productions législatives dont il a la responsabilité premičre. Quelle supercherie !

3. S’agissant de l’intégration de l’Armée et de l’unification de la Police. Le PPRD attire l’attention de l’opinion sur le fait que le MLC, par le truchement de son Président, tient le cordon de la bourse nationale. Aucune activité ne peut ętre entreprise sans financement ni logistique. On sait que l’intégration de l’Armée a buté essentiellement sur la contrainte financičre.

Par ailleurs, Il est important d’informer l’opinion que le MLC, ex-mouvement politico-militaire, a gardé par dévers lui et les hommes et les armes de la rébellion.

Chers Camarades, comble de cynisme, il (le Mlc) exige męme que l’Etat achčte les armes que détient encore son Président. Celui-ci a par ailleurs envoyé pour l’intégration, des troupes sans foi ni loi qui s’étaient tristement illustrées non seulement ŕ Bangui par des crimes contre humanité, mais derničrement aussi par des graves exactions ŕ l’Est du pays.

L’intégration de l’Armée exige des ressources financičres conséquentes. Le Gouvernement doit solidairement s’y atteler, notamment par le biais du Ministre du Budget issu du MLC. A cet effet, le Président du MLC, Président de la Commission Ecofin devrait prouver sa capacité suffisante ŕ mobiliser les recettes de l’Etat.

Les dépenses prioritaires décidées par une structure informelle dénommée « ECOFIN Restreinte » que dirige le Président de la Commission Economique et Financičre du Gouvernement, et président National du MLC n’a pas non plus retenu l’intégration de l’Armée, le renforcement des capacités de la Police Nationale Congolaise et le fonctionnement efficace des Services de sécurité parmi les priorités des priorités, ŕ part les salaires et les frais de fonctionnement. Par contre, il a été observé d’énormes sorties des fonds destinés au paiement des créances relatives aux transports aériens ayant davantage favorisé l’enrichissement personnel.

Quant ŕ l’Unité de Police Intégrée, le programme avec nos partenaires de l’Union Européenne prévoit la formation de 1008 policiers qui seront chargés de la protection des Animateurs et des Institutions de la Transition. Et non pas 1.200 policiers comme certains l’ont prétendu. Plus de la moitié d’entre eux, soit 525 éléments, ont été formés, et ce programme se poursuit normalement. Il ne peut donc ętre évoqué comme obstacle dans le processus électoral en cours.

4. S’agissant de l’intégration des services de sécurité. Il convient de rappeler que la plupart des agents actuels sont des fonctionnaires recrutés parfois depuis plus de 20 ans. Ils méritent respect et leur sort ne saurait ętre réglé en violation du cadre constitutionnel, légal et réglementaire.

Néanmoins, s’il y a blocage, comme le prétend le MLC, la cause provient non pas du PPRD, mais plutôt du MLC qui tient ŕ tout prix ŕ diriger les services de renseignements pour des fins inavouées. Quant aux services de sécurité, le blocage vient du fait les composantes, hier en intelligence avec les puissances étrangčres contre les intéręts de la République, tiennent ŕ diriger et ŕ contrôler ces services.

5. S’agissant de la diplomatie. Depuis le 4 aoűt 2004, le Ministčre des Affaires Etrangčres, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, avait sollicité des composantes, la transmission des noms des candidats pour pourvoir les postes de certaines missions diplomatiques de la RDC ŕ l’étranger. Le MLC n’a réagi qu’au mois de décembre dernier, soit 4 mois aprčs, oubliant superbement qu’en cette matičre, il est prévu une procédure de demande d’agrément auprčs de l’Etat accréditaire.

Comme, on peut s’en apercevoir, les allégations contenues dans la déclaration du MLC sont mensongčres et heurtent la bonne marche du processus vers les élections.

Une fois de plus, il est question d’une échappatoire pour maquiller la véritable raison de l’attitude actuelle du MLC, ŕ savoir : la crainte des élections et la préservation des réseaux maffieux, surtout aprčs la débâcle du Stade des Martyrs en date du 18 décembre 2004.

6. S’agissant de la territoriale. La vérité crue ŕ ce sujet est la suivante : la question de la territoriale a été vidée avec la nomination des Gouverneurs et Vice gouverneurs, conformément ŕ l’annexe 1 point D de l’Accord Global et Inclusif, et ŕ l’article 198 de la Constitution. Quant ŕ la mise en place des autorités chargées de l’administration des circonscriptions territoriales de base, cette prérogative relčve statutairement de la compétence du Ministre de l’Intérieur. Chercher ŕ contrarier cette procédure relčve de la supercherie, car le PPRD n’a point interféré ŕ l’occasion des certaines mises en places générales opérées par quelques Ministres. Le cas patent du Ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire qui a procédé, le mois passé, ŕ un chambardement général sans consultation quelconque męme avec sa Vice-Ministre, est trčs significatif, et ce malgré le tollé ŕ la base et la protestation du Vice-président en charge de la Commission Socio-culturelle.

Le PPRD insiste sur le respect dos prescrits constitutionnels et réglementaires en rapport avec le fonctionnement Gouvernement.

7. S’agissant de la validité du décret n° 005/001 du 03 janvier 2005 portant nomination des Ministres et Vice-Ministres. Le PPRD rappelle que ce remaniement est un signe éloquent du respect de la volonté du peuple en rapport avec la lutte contre la corruption initiée ŕ juste titre par le Président de la République.

Toute Composante politique qui tente ou qui tentera de bloquer cette lutte contre la corruption s’inscrit dans une logique anti-constitutionnelle et anti-peuple. En tentant de retarder le remplacement des Ministres incriminés par l’audit avalisé par l’Assemblée Nationale, le MLC pčche par abus de droit, susceptible d’entraver la bonne marche de l’Etat et l’applicabilité efficiente de la Constitution de Transition. C’est ainsi que le Chef de l’Etat qui a le devoir de faire respecter scrupuleusement l’esprit et la lettre de l’Accord Global et Inclusif, de la Constitution et des lois de la République, a agi en toute responsabilité.

L’irresponsabilité gît plutôt dans le chef de ceux qui, pour des raisons mercantilistes, essayent, ŕ contre courant, d’entraver la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics.

8. S’agissant des opérations militaires ŕ l’Est. Pour le PPRD, la situation sécuritaire de l’Est est capitale pour la survie de la Nation. Les paramčtres militaires de cette situation doivent ętre gérés avec beaucoup de responsabilité, de sens d’Etat, en toute solidarité entre Congolais.

Aussi, le PPRD déplore-t-il l’usage médiatique et populiste abusif de cette question par le MLC dont les responsables ont fait montre des défaillances criantes et d’une irresponsabilité coupable, ainsi que des implications mercantilistes au sommet du MLC qui relčvent de la haute trahison pour laquelle le PPRD exige un audit.

9. S’agissant de l’ultimatum fait par le MLC au Président de la République. Une fois de plus, il s’agit pour le MLC d’une fuite en avant, et d’une tentative de faire croire ŕ la population que c’est grâce ŕ lui que le processus de Transition évolue. En effet, le MLC sait pourtant que les dossiers de mise en place au sein du Portefeuille de l’Etat et des services de sécurité sont suffisamment avancés, conformément ŕ l’Accord Global et Inclusif, ŕ la Constitution, aux recommandations de la Banque Mondiale, du Ciat, et de tous les bailleurs de fonds. Accuser le PPRD ŕ ce sujet dénote d’une manoeuvre de diversion qui ne vise en réalité que le blocage du fonctionnement de l’Etat, de l’avancement du Processus de la Transition et de l’organisation des élections.

10. S’agissant de la monopolisation de la presse officielle par le PPRD et la recrudescence des violations des droits de l’homme. Le PPRD appelle le peuple ŕ témoin et lance un défi ŕ tout parti politique interdit de faire usage de l’audiovisuel officiel.

Le PPRD stigmatise en revanche l’existence des médias d’intoxication et d’appel ŕ la violence, voire ŕ la guerre, ŕ l’instar de la Radio Liberté et Canal Congo TV, propriétés personnelles du Président du MLC fonctionnant du reste illégalement.

Aprčs ces observations, le PPRD fait la déclaration qui suit :

-1. Le PPRD décide de mettre en place un observatoire interne chargé du monitoring du processus de Transition, pour lui permettre notamment de dénicher tous ennemis de la Transition. Ils sont en réalité nombreux ŕ l’intérieur comme ŕ l’extérieur du pays.

-2. Le PPRD constate que le MLC entretient une obsession récurrente : discréditer ŕ tout prix le Président de la République et les Institutions de la Transition. Le PPRD entend désormais réagir au coup par coup, face ŕ celle attitude.

-3. Le PPRD n’acceptera jamais que ne revienne au Gouvernement un Ministre récidiviste qui, dans un passé récent, avait fait l’objet de plusieurs suspensions notamment comme PDG de l’OCC, PDG de l’Office des Routes, et aussi révoqué comme pharmacien de la SNCC, et enfin aujourd’hui suspendu pour malversations financičres révélées par un audit initié par le Vice-Président de la république, Président de la Commission Economique et Financičre du Gouvernement, (audit) confirmé par

l’Assemblée Nationale sous la Présidence de l’Honorable Olivier KAMITATU, Secrétaire Général du MLC. Un tel cas ne peut pas constituer un motif de blocage de la Transition pouvant amené le MLC ŕ prendre en otage l’ensemble du Peuple congolais et ainsi empęcher la tenue des élections.

-4. Le PPRD profite de celle occasion pour stigmatiser certaines pratiques encore de mise sur les territoires occupés par le MLC. Il s’agit notamment de :

- l’existence d’une radio de la haine qui véhicule ŕ longueur de journées des injures contre le Chef de l’Etat, nous l’avons déjŕ cité : la Radio Liberté,

- la pratique de la contrefaçon de la monnaie nationale comme étrangčre ŕ des fins inavouées.

-5. Le PPRD reste confiant envers les Officiers Généraux, les Officiers Supérieurs, les Officiers subalternes et autres soldats de notre Armée. Il soutient la poursuite du brassage des troupes et croit ŕ la capacité de l’armée d’assurer sa mission.

-6. Le PPRD soutient fermement la tenue rapide des élections, et tient au délai constitutionnel, conformément ŕ l’article 196 de la Constitution, et souhaite qu’un débat franc et non populiste soit tenu ŕ cet effet, pour respecter notre peuple. Il en appelle ŕ beaucoup de sens de responsabilité des compatriotes et ŕ un appui soutenu de la Communauté Internationale.

-7. Le PPRD appelle le peuple ŕ savoir que toute tentative de suspension de la participation d’une composante au processus actuel signifie nécessairement un appui aux ennemis de la Patrie qui ne tiennent pas ŕ la refondation de notre Nation. La vigilance doit, par conséquent, ętre redoublée et le peuple doit se préparer ŕ se prendre en charge.

-8. Le PPRD exige la suppression immédiate et sans condition de la structure informelle dite « ECOFIN restreinte » qui n’a pas su cerner que les dépenses sécuritaires de l’Armée et de la Police étaient prioritaires pour la défense de l’intégrité et de la souveraineté nationale, ainsi que pour l’organisation des élections dans le délai constitutionnel. Que chacun des membres siégeant au sein de cette structure assume ses responsabilités, selon la Loi.

-9. Le PPRD réclame en outre :

- qu’un audit soit diligenté dans le plus bref délia au niveau de toutes les créances payées aux tiers, particuličrement en ce qui concerne les dépenses liées aux transports aériens, en déterminant la hauteur des relations avec les différents animateurs de la Transition, pour s’assurer du respect de l’article 90 de la Constitution de la Transition et du serment pręté et de l’engament pris ŕ leur entrée en fonction par les animateurs de la transition,

- qu’ŕ l’instar de la mise en place de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnelle (EPSP), qu’il soit laissé la latitude au Ministre de l’Intérieur de procéder ŕ la mise en place la Territoriale qui ne doit comporter en son sein que les fonctionnaires et cadres du Ministčre de l’Intérieur et ce, en vue de garantir la neutralité et le caractčre apolitique de ce corps.

-10. Dans ce cas contraire, le PPRD exigerait alors l’annulation de toutes les mises en places agréées par les différents ministčres dans leurs ressorts respectifs, plus particuličrement par le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel.

Fait ŕ Kinshasa, le 12 janvier 2005.

Pour le Comité Exécutif National

Honorable Marie-Ange LUKIANA MUFWANKOLO



Last edited: 07/05/2006 01:21:52

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