En attendant le vote du budget de l’Etat pour l’exercice 2005, les Députés viennent d’autoriser le Gouvernement ŕ disposer d’un crédit provisoire de l’ordre de 132 milliards de Francs congolais. Ainsi en ont décidé les membres de la chambre basse du Parlement de transition au cours de la pléničre tenue le lundi dernier. C’est le ministre du Budget et représentant du Gouvernement, François Muamba qui a présenté et défendu le projet portant ouverture de crédit provisoire pour l’exercice 2005.

Pendant trois mois, soit de janvier ŕ mars 2005, les recettes et les dépenses seront assumées sur ce crédit provisoire. Le numéro un du Budget François Muamba, venu solliciter ce crédit au nom du gouvernement a souligné que le crédit provisoire trouve se fondement dans l’article 123 de la constitution de transition. Cet article dispose ŕ son alinéa 4: « Si le projet de loi de finances n’a pas été déposé ŕ temps utile pour ętre promulgué avant le début de l’exercice, le Gouvernement demande ŕ l’Assemblée nationale l’ouverture de crédits provisoires ».

Au cours du débat, plusieurs députés se sont succédés du haut de la tribune pour soulever les préoccupation des divers ordres. Il y a lieu de relever celles liées notamment au retard du dépôt du projet du budget pour l’exercice2005, les vacances parlementaires, les charges liées aux élections, au non paiement du personnel de deux chambres du Parlement.

Le ministre François Muamba a indiqué que techniquement le projet du budget de l’Etat pour l’exercice 2005 devrait déjŕ ętre déposé au parlement au mois d’octobre 2004 comme prévu. Mais les ressources extérieures n’ayant pas été confirmées ŕ temps, c’est seulement au mois de novembre 2004 qu’elles ont été intégrées dans les rubriques. Le budget 2005 a été déposé au bureau de l’Assemblée nationale le 28 décembre dernier.

Aprčs un débat enrichissant et constructif, le projet portant ouverture de crédits provisoires pour l’année 2005 a été voté ŕ l’unanimité par la pléničre. Mais celle-ci a chargé le ministre du Budget d’agir dans le cadre du gouvernement pour que la misčre sociale qui clochardise la population soit prioritairement prise en compte.

C’est sur ces entrefaites que la 1čre vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mme Philomčne Omatuku a procédé ŕ la clôture de la session ordinaire d’octobre 2004, et ce conformément ŕ l’article 113 de la constitution de transition.