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Communiqué

Kinshasa, 29/12/2004 / Société
L’autorisation d’affichage revenant de plein droit ŕ la direction urbaine du ministčre de l’Urbanisme, le nombre exact devrait ętre connu car c’est ce service qui gčre les espaces vides du pays. Les agences de publicité bénéficient de la faveur de l’autorité, qui leur a donné l’aval de gérer ce secteur

Le nombre des panneaux publicitaires difficile ŕ déterminer

En principe, l’Etat congolais devrait ętre en mesure, ŕ travers les services compétents, de donner le chiffre exact des banderoles ou panneaux publicitaires qui sont disséminés ŕ travers les différentes artčres. L’autorisation d’affichage revenant de plein droit ŕ la direction urbaine du ministčre de l’Urbanisme, le nombre exact devrait ętre connu car c’est ce service qui gčre les espaces vides du pays. Les agences de publicité bénéficient de la faveur de l’autorité, qui leur a donné l’aval de gérer ce secteur, en négociant avec les différents annonceurs.

Pour ce faire, chaque agence doit ętre reconnue par le ministčre de l’information et presse, en sa qualité d’autorité qui réglemente les messages que font passer les entreprises, le ministčre de la Culture et Arts qui agrée les agences, qui implantent les panneaux, ainsi que le ministčre de l’Urbanisme qui autorise ŕ ce que sur des espaces, soient places une banderole ou un panneau. Cependant, aucun de ces trois ministčres, moins encore l’Hôtel de ville de Kinshasa qui pourtant a demandé ŕ chaque agence de communiquer leur nombre exact et męme les sites om seraient placés ces messages publicitaires, ne disposent pas des statistiques fiables.

Pourtant, le panneau en tant que support de diffusion de message, doit ętre convenablement situé pour ne pas constituer un obstacle ŕ la bonne circulation. Aujourd’hui, avec le désordre créé de toute pičce par les patrons des grandes entreprises, qui utilisent ces moyens pour faire passer différents messages, des agences fictives sont créées, et ne se sont jamais fait agrées par le ministčre de Culture et Arts, afin d’exercer librement leurs activités.

C’est déjŕ ŕ ce niveau que le désordre commence ! Si le nombre d’agences est difficile ŕ déterminer, il n’y a pas lieu de penser que celui des panneaux publicitaires ou banderoles pourrait l’ętre.

D’autres panneaux sont places sans qu’un message y soit inscrit, le systčme de contrôle étant corollaire, chaque service impliqué dans la gestion de la publicité ne se préoccupe pas trop de savoir si tel ou tel autre partenaire aurait perçu les frais d’autorisation d’implantation, et donné son aval. De toutes les agences de publicité, seul Dispromalt et Publi-inter sont reconnues par le ministčre de la Culture et Arts, elles font męme partie de la Fédération des Entreprises du Congo.

C’est ŕ ce titre qu’elles respectent les normes édictées qui voudraient que le nom de l’agence qui assure la publicité, soit place avant le contenu du message publicitaire que voudrait faire passer l’annonceur. Le reste des panneaux sont places sans que ne figure nulle part le nom de l’agence qui parraine la publicité. Pour la plupart de ces cas, c’est de la pure escroquerie, car en dehors du produit que vend l’annonceur, le nom de l’agence permet aussi a d’autres entreprises de contacter le męme service, afin qu’ŕ leur tour, elles puissent passer par la męme voie, afin d’atteindre le męme but.

Raison pour laquelle, dans la pléthore des banderoles ou panneaux publicitaires retrouvés ci et lŕ, ŕ travers la capitale, un pourcentage insignifiant de ces différents moyens de communication des masses, respectent les normes telles qu’édictées par l’autorité culturelle.

Ces agences opčrent dans l’ombre, sans ętre reconnues. par les trois ministčres, moins encore par l’Hôtel de ville. Pire encore, l’autorité communale assiste impuissante face ŕ l’implication massive des banderoles sur la place publique, alors qu’il est de son intéręt d’ętre au courant de cette situation afin d’identifier et donner le nombre exact de ces différents messages adressés aux consommateurs.

La concurrence, base de l’escroquerie

De nos jours, personne ne peut ignorer que la concurrence a élu domicile dans les milieux d’affaires ŕ Kinshasa. En dehors des firmes de téléphonie cellulaire, les brasseries, loteries ou encore importateurs, les églises de réveil se sont aussi ajoutées sur cette longue liste des sociétés qui voudraient vendre leur nom, afin d’attirer l’attention du consommateur pourquoi pas du public.

Il s’en suit que parmi les moyens de communication, la télévision ou encore la radio exceptée, les banderoles ou panneaux de publicité font aussi partie intégrante de ces moyens qui atteignent le plus grand public possible. La place de la victoire, le boulevard Lumumba, l’avenue de l’Université ou encore l’avenue des Huileries, sont envahis par différents messages qui louent les performances de telle ou telle autre entreprise, ou son produit qu’il met ŕ la disposition du consommateur.

De toutes ses entreprises, certaines d’entre’elle, dans le but de ne pas suivre les normes fixées par les ministčres de tutelle, ont résolu de créer leurs propres agences de publicité, qui d’ailleurs ne sont pas agrées. En principe, pour tout panneau publicitaire, l’agence devrait débourser prčs de 20 Francs fiscaux, soit 50 dollars américains, qui sont payables ŕ la direction urbaine des Cultures et Arts, ainsi qu’ŕ l’Hôtel de ville de Kinshasa. Mais, suite ŕ la concurrence, la plupart des entreprises de téléphonie cellulaire ou de brasseries tiennent a implanter un grand nombre des panneaux ou banderoles, afin que son produit soit le plus connu et ainsi, attirer davantage l’attention du consommateur.

Chacun devant tirer le drap de son côté, toute société échappe ainsi aux formalités administratives normales qui voudraient qu’elle passe par les agences agréées par l’autorité afin d’implanter un panneau ou une banderole sur la place publique.

L’annonceur doit traiter avec l’agence auprčs de qui elle paie sa facture, et l’agence ŕ son tour, pale un pourcentage aux services compétents. Mais, jusqu’a ces jours cette opération ne s’effectue pas normalement, telle qu’elle le devrait car les agences fictives ne sont qu’un moyen pour les sociétés de récupérer d’une autre maničre tout l’argent dépensé pour la promotion des produits mis sur le marché.

Jamais sur les panneaux publicitaires de la Bracongo ou Bralima, Vodacom, Celtel, CCT ou encore Société nationale de Loterie, les noms de Dispromalt ou Publi-inter ne sont clairement inscrits, comme pour identifier le nom de l’agence par laquelle ces différentes entreprises sont passées pour obtenir l’aval de livrer leur message aux consommateurs.

Les publicités des brasseries sont de la mafia bien organisée, échappant au contrôle de l’Etat, par l’entremise de ses ministčres. Nonobstant l’efficacité du message qu’un panneau publicitaire peut livrer, les annonceurs se complaisent dans la magouille et font des recettes dans l’escroquerie pure et simple.

Encore que le délai reconnu ŕ une banderole ou un panneau publicitaire n’est pas clairement défini. Les autorités qui devraient en principe livrer les autorisations d’affichage en tenant compte de l’environnement sont prises ŕ revers et demeurent impuissantes, face ŕ cette situation.

Pourtant, les statistiques ont clairement démontré que dans les milieux oů l’électricité et la télévision font défaut, la population parvient ŕ reconnaître certains produits grâce aux panneaux publicitaires et aux banderoles. donc l’impact de ses moyens de communication est tellement considérable que leurs auteurs devraient conséquemment rester dans la légalité, pour no jamais tromper l’Etat, en probitant du désordre qui rčgne dans la gestion de ses services techniques.

Dans, ce carcan, sont venues s’engouffrer les Eglises de réveil, qui brandissent leurs statuts d’association sans but lucratif, pour se faire connaître, et annoncer leurs conventions ou campagnes d’évangélisation, sans passer par les agences de publicité et ainsi permettre ŕ celles-ci ŕ leur tour, de payer des taxes ŕ l’Etat.

La concurrence n’a certes que favorisé l’implication d’un nombre élevé des banderoles et panneaux publicitaires, mais quant aux conséquences financičres qui devraient s’en suivre, elles sont quasi inexistantes. Les espaces sont exploités sans en contre partie générer des fonds attendus.

Un cercle vicieux ŕ combattre absolument

Les conditions précaires dans lesquelles travaillent les fonctionnaires de l’administration publique en général et ceux de la division urbaine de la Culture et Arts ou de l’Urbanisme, laissent penser qu’aucun effort n’est fourni par l’autorité pour améliorer les différents sičges qui abritent les services publics.

Parmi les raisons évoquées, celles relatives aux frais de fonctionnement sont évoquées alors que l’Etat se fait rouler, sans prendre des mesures coercitives, susceptibles de lui permettre d’entrer en possession de ses droits. Actuellement, un contentieux oppose l’Hôtel de ville au ministčre de la Culture et Arts, ŕ propos des taxes perçues lors de l’implantation des banderoles ou panneaux publicitaires sur la vole publique.

La réalité est qu’une politique rigoureuse n’est pas mise en place pour contrôler et suivre ŕ la lettre cette opération qui pourtant permettrait aux services de l’Hôtel de ville et des ministčres de l’Urbanisme et de la Culture et Arts, de récupérer tous les fonds qui se volatilisent a travers les agences créées de toute pičce par des grands annonceurs.

Les agences de publicité, principaux gérants des panneaux publicitaires et banderoles doivent ętre clairement identifies, afin que le nombre exact de ces différents messages soient connus.

Nombreux sont aussi des véhicules qui ont fini leurs courses sur un panneau de publicité, comme pour dire que certains d’entre eux, ne sont pas placés ŕ des endroits appropriés. Cette tâche qui revient ŕ la Division urbaine de l’Urbanisme doit ętre précédée d’un contrôle strict des toutes les formalités normales par lesquelles toute implantation de panneau publicitaire et banderole passe normalement.

Les Eglises de revoit ne peuvent pas ętre épargnées car elles aussi génčrent des recettes, ŕ travers différentes collectes qu’elles organisent. Pour preuves, ces églises paient chaque fois des droits avant de se servir des stades pour leurs manifestations diverses.

Les différents services de la Culture et Arts qui se trouvent dans les maisons communales ont aussi un rôle capital ŕ jouer. Ils doivent permettre ŕ la Division urbaine d’entrer au courant de tous les panneaux publicitaires et banderoles qui ne cessent d’ętre implantés dans leurs juridictions, ainsi l’Etat pourra entrer en possession de ce qui lui est dű.



Last edited: 07/05/2006 01:20:42

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