Le marché central de Kinshasa est tellement plein d’immondices qu’il s’y échappe des pestilences insupportables
Kinshasa, nous le soutenons, n’est pas et ne sera pas Léopoldville. Ne soyons pas d’indécrottables nostalgiques. Apprenons cependant ŕ rester humbles pour reconnaître que le site ferait un effet désastreux sur quiconque l’a connu il y a trente ans. Eh oui ! Un homme sensible tomberait ŕ la renverse s’il découvrait, sans vraiment croire, que le fameux marché est remplace par des montagnes d’immondices, comme en témoignent ces photos.
Quels magnifiques clichés ! Admirez la netteté des sujets : hommes et femmes, bâtiments et arbres, mais aussi et surtout le Kilimandjaro d’immondices. Mesurez sa hauteur et comparez-la ŕ celle des boutiques pavillonnaires voisines.
L’avenue des Marais est complčtement obstruée au niveau de son croisement avec l’avenue Rwakadindi.
A notre avis, la prochaine fois qu’une Ong de salubrité publique - ŕ créer s’il vous plait -se mettra en tęte d’organiser un festival national du photo-reportage, je recommande fermement qu’elle se souvienne de ces belles images, car elles devront arracher le Grand Prix.
A quoi donc tient la qualité de ces images, sinon a décrire en relief la crasse qui « embellit » le marché central ainsi que les odeurs fétides qui « parfument » les environs. Dans ces conditions, n’auraient pas tort ceux qui s’imaginent que l’opération « Kin bopeto » (Kinshasa propre) ne concerne que les communes périphériques. Donc la cite. Et que la commune mčre, Gombe, devrait jouir d’un traitement ŕ rebours. Pouah ! Quelle puanteur ?
Parlons du marché central. Cette unité de production assez spéciale ŕ toujours été une vache laitičre de race pour les gouverneurs de la vile de Kinshasa. Rien qu’ŕ estimer ses recettes mensuelles, les experts en audit financier en arrivent ŕ quelques dizaines de milliers de dollars en francs congolais. Non compris les frais des taxes et redevances perçues auprčs des brasseurs et d’autres grosses entreprises privées.
Sans aucune prétention de donner une quelconque leçon de gestion aux responsables de l’Hôtel de ville, nous pensons néanmoins, comme tous les citoyens responsables, que le gouverneur et ses « vice » auraient du se faire violence. Par exemple : oublier le ventre et la hiérarchie. Mais justifier honnętement l’affectation d’un budget régulier au profit des travaux d’assainissement du marché.
Au fait, combien conteraient les opérations mécanisées d’enlčvement des 10 tonnes quotidiennes d’immondices ? A la ville de nous renseigner. En attendant, tous les gens sérieux saluent « Kin bopeto ». Ils souhaiteraient voir l’opération devenir quotidienne plutôt que ponctuelle (ou de propagande politique). Autrement, toutes les avenues seront transformées en montagnes d’immondices, faute de décharges publiques agréées.
Mais, quoi qu’il en soit, l’Hôtel de ville doit commencer ŕ balayer devant sa propre case « marché ».
Last edited: 07/05/2006 01:19:01