Aprčs les émeutes manqués de lundi, le marché central de Kinshasa a connu mardi une effervescence qui a failli déboucher par des pillages
Mardi dans l’aprčs-midi, le marché central de Kinshasa a connu une effervescence inhabituelle. Et ŕ l’avenue Kato qui constitue un important centre commercial, tout a particuličrement été mis sens dessus dessous. On a męme craint qu’il y ait des pillages en rčgle.
Pour cause ? Un sujet ouest-africain a gričvement blessé un marchand ambulant alors que ce dernier vaquait ŕ ses activités quotidiennes. Pour ce faire, les badauds et autres personnes ont pris d’assaut les magasins et autres échoppes des étrangers comme pour se venger. Selon les informations en notre possession : les agents de l’ordre sont descendus sur les lieux pour calmer la tempęte.
En réalité, plusieurs versions font état des faits qui ont eu lieu mardi. Selon certaines sources sur place au marché, le drame est survenu en début d’aprčs-midi lorsque le jeune Ikele Ngingele, habitant au n°1 5 de l’avenue Sikama au quartier Bangamoyo dans la commune de Kisenso, est revenu échanger un article acheté dans le magasin d’un sujet ouest-africain, non autrement identifié.
Aprčs échange de paroles męlé d’injures et diverses qualifications, le jeune marchandage de 25 ans, a intentionnellement blessé au cou par l’étranger précité ŕ l’aide dune bouteille déjŕ cassée et conduit immédiatement ŕ l’Hôpital général de référence de Kinshasa. Selon le médecin chef du département Chirurgie, le malade est déjŕ pris en charge par l’équipe des médecins spécialistes et que sa vie n’est pas en danger.
D’autres sources, par contre, soutiennent qu’il s’agissait d’un vol. Selon ces derniers, le jeune homme a été surpris en flagrant délit de vol. Pour couper court le sujet ouest-africain s’est décidé de se faire justice. Les gens l’ont vu sortir tout bonnement de son magasin pour venir chercher cette bouteille qu’il avait préparée pour cette sale besogne.
D’autres sources encore font plutôt état de la provocation. A ce sujet, il nous revient que le jeune garçon est arrivé ŕ l’endroit ou son futur bourreau exerçait son commerce dans le but de le provoquer. Pour mettre fin aux humiliations ainsi subies de la part de ce jeune, il a préféré utiliser une arme blanche pour faire taire le garçon.
La question que l’on est en droit de se poser est de savoir pourquoi le sujet ouest-africain a préféré se faire justice lui-męme. Męme s’il y avait un quelconque délit dans le chef du jeune homme précité, il n’appartient pas ŕ cet étranger de se comporter de façon marginale comme si l’on se trouvait dans une jungle.
Ici encore on est tenté de dire que le Congolais est victime de son hospitalité. Car, dans aucun pays de l’Afrique de l’Ouest, un commerçant congolais peut se permettre d’agir maladroitement ŕ l’endroit de ses hôtes. Au regard de la tension qui a failli dégénérer mardi, le peuple congolais doit quotidiennement penser aux désastres connus aprčs les deux pillages intervenus en 1991 et 1993. Ce que les jeunes badauds et autres vendeurs allaient faire, c’est de maîtriser le criminel afin de le déférer devant la justice.
A ce sujet, l’opinion estime que tel garnement, puisqu’il faut le dire, mérite d’ętre rattrapé pour qu’il réponde de ses actes de façon exemplaire. Une enquęte sérieuse devrait ętre menée pour rattraper le criminel ŕ partir du lieu du crime. Si ces compatriotes ou autres associés le cachent pour le soustraire ŕ la justice congolaise, il faudrait que l’on prenne des mesures énergiques qui s’imposent. Car, trop c’en est vraiment trop !
Last edited: 07/05/2006 01:14:51