Les responsables du Fonds de promotion de l’industrie (Fpi) ont plaidé pour la requalification des crédits que cette structure d’Etat octroi aux entreprises qui en expriment le désir. Une option levée parmi tant d’autres et qui constitue le plan d’action du Fpi en 2005. Mais jusque-lŕ, en 2004, cette entreprise a déjŕ financé 37 projets pour un montant global de 7 millions Usd.

L’administrateur-directeur technique Constantin Mbengele Kwete ainsi que l’administrateur-directeur financier, Nicolas Muhiya, ont fait cette déclaration au cours de la matinée scientifique organisée vendredi 17 septembre dans la salle Kamel Morjan de la Faculté de l’Economie de l’Université de Kinshasa. Cette matinée scientifique tenue sur l’initiative de « Les Monétaristes du Cinquantenaire » et entičrement financée par le Fpi comportait le thčme de : « La contribution du Fpi dans la relance de l’économie de la Rdc ».

L’on retiendra de l’intervention de l’Adt Constantin Mbengele que le Fpi est une entreprise publique ŕ caractčre économique. Elle est placée sous tutelle du ministčre de l’Industrie d’un côté et du Portefeuille, de l’autre.

« Au cours de cette année 2004, le Fpi a déjŕ financé 37 projets pour un montant global de 7 millions de dollars américains. Mais notre entreprise se voit buter ŕ plusieurs difficultés notamment le non-remboursement des crédits accordés, le problčme de la dépréciation de la monnaie nationale, autant d’éléments qui mettent en mal cet instrument par excellence qui a comme mission, aider les partenaires ŕ industrialiser le pays », a souligné l’Adt Mbengele, en lieu et place de l’Adg Lyly Mabunda absente ŕ cette cérémonie pour des raisons professionnelles.

L’administrateur-directeur technique du Fonds de promotion de l’industrie a, en outre, ajouté que appelé par l’Etat congolais ŕ assurer l’essor d’industrialisation au Congo, leur entreprise a déjŕ financé des entreprises comme la Marsavco, la Bracongo/Mbuji-Mayi, Congo Ice, Mobimétal, Lami Bic, Utexafrica, Gmat, Imprimerie Kin Press, Fermin au Katanga, Sosider, Regideso, Asseco, Ogefrem et bien d’autres Pme et Pmi.

« A ce jour, nous faisons face surtout ŕ certains crédits accordés. C’est pourquoi, en 2005, nous pensons définir c’est-ŕ-dire procéder ŕ la requalification de la mission du Fpi et ŕ la nature des financements que nous octroyons ŕ nos potentiels partenaires. C’est an travail délicat. Nous allons aussi mettre l’accent sur la formation des cadres et agents de notre entreprise et faire pression aux débiteurs de s’acquitter de leurs devoirs vis-ŕ-vis de l’entreprise », a insisté l’Adt Constantin Mbengele.

De son côté, l’Adf Nicolas Muhiya a ajouté que le Fonds de promotion de l’industrie met l’accent sur la promotion de la Pme et l’intégration industrielle. C’est pourquoi, « nos moyens d’actions reposent sur la Taxe de promotion de l’industrie (Tpi) qui est la principale ressource de l’entreprise et reste la propriété de l’Etat congolais ». Cette taxe, a-t-il ajouté, comporte deux volets, ŕ savoir : la Tpi locale qui s’exerce sur la production locale, payée par les industries locales et l’autre Tpi qui s’exerce sur la marchandise importée et payée par les entreprises qui importent des biens en provenance de l’étranger.

S’agissant de l’éligibilité des partenaires, les deux responsables ont fait savoir le champ d’action du Fpi se limite au secteur industriel. Mais des critčres comme la crédibilité de l’emprunteur, la viabilité de l’organisation et du projet, la disposition d’une garantie, la durée du crédit sont des éléments moteurs. « Le Fpi intervient aussi sous forme d’investissement ou de prise de participation dans les entreprises ou sous forme de bonification d’intéręts », ont-ils précisé.

Au cours du débat dont le vice-doyen, le professeur Mubake Mumeme, assurait la modération, il s’est dégagé une convergence de vues dans le sens que le Fpi doit étendre son champ d’action sur l’ensemble du territoire national. Car, selon les étudiants, la répartition géographique de crédits accordés par cette structure se concentre plus ŕ Kinshasa qui prend ŕ elle seule 56% contre 1 a l’Equateur et dans le Bandundu.

De son côté, le professeur Ivon Bongoy Mpekese a défini le rôle de l’industrie dans l’amorce du démarrage, de l’accélération et ŕ l’amplification du processus de développement. Il a fait savoir que l’industrie fournit les imputes tous azimuts, des imputes synallagmatiques; cŕd qui embrassent plusieurs secteurs.

Auparavant, Henri-Michel Mulenda Tshihongo, président de « Les Monétaristes du Cinquantenaire » a, aprčs avoir remercié les responsables du Fpi qui ont répondu ŕ leur sollicitation, fait savoir qu’au moment oů l’économie planétaire dominée par la mondialisation contraint chaque nation ŕ engager continuellement des réformes et restructuration servant de base aux plans de développement, « nous estimons que les programmes menés par notre Etat doivent viser la création de multiples industries accordant ŕ la Rdc cette capacité productive de faire face ŕ la concurrence industrielle étrangčre ».