Début lundi ŕ la Haute Cour Militaire de la plaidoirie longtemps attendue de l’avocat de défense du principal inculpé Colonel Alamba contre lequel le ministčre public avait requis la peine de mort sous 26 chefs d’accusation parmi lesquels, le meurtre, mutilation de cadavre, association des malfaiteurs, détournement des biens saisis, etc
Hier lundi 6 septembre, l’audience du procčs qui oppose le ministčre public aux présumés assassins de Steve Nyembo Mutamba de la Direction générale des impôts (Dgi) ŕ la Haute cours militaire a été consacrée ŕ la premičre partie de la plaidoirie du colonel Charles Alamba Mungako, assumée par Me Satumin Ntamirira. Faisant la relation des faits, cet avocat a soutenu que concernant son client, il n’y avait que montage et affabulation. Et il conclut: « C’est pour vous dire que ce procčs n’a pas connu d’instruction pré-juridicticnnelle ».
Pour preuve, Me Ntamirira a avancé que le dossier était déjŕ au parquet militaire depuis le 14 octobre 2003. Or, l’auditeur général n’a été saisi que le 27 octobre. Ensuite, il s’est étonné de la présence des inspecteurs de police judiciaire de la Demiap et de l’Ipk au parquet, du moment que l’auditorat général en possčde. Et il en a conclu que c’était ŕ dessein pour pérenniser la torture commencée ŕ la Police et ainsi conditionner les prévenus qui seraient tentés de se rétracter sur l’inculpation du colonel Alamba Mungako dans cette sale affaire. Et il en déduit: « Il y a eu déficience ŕ l’enquęte préliminaire et ŕ l’enquęte pré-juridictionnelle. Quel crédit accorder ŕ ces procčs verbaux?
Dans ses démonstrations, Me Ntamarira a relevé que le ministčre public qui était déjŕ dessaisi du dossier, a continué ŕ poser des actes et ŕ faire travailler les Opj, bien que sachant que la Haute cours était déjŕ saisie. Pour lui donc, tout n’était que mythomanie, d’autant plus que cette affaire n’a pas connu d’instruction pré-juridictionnelle; le parquet militaire s’étant contenté des procčs verbaux établis par les enquęteurs de la police. Et il fait observer ŕ la Haute cour que le ministčre public s’étant basé sur des aveux obtenus par la torture, on pourrait donc comprendre les rétractations observées ŕ l’instruction pré-juridicitionnelle et devant l’auguste cour.
Dans sa longue plaidoirie, Me Satumin Ntamirira s’est dit convaincu qu’en ce qui concerne l’ancien procurer Alamba, il s’agit simplement d’un montage fait des cerveaux et des mains des hommes car Emile Kaseke a affirmé qu’il a continue ŕ dire « oui » pour éviter des nouvelles séances de tortures. Toujours scion Me Ntaminra, dans le procčs-verbal du 18 octobre 2003, Emile Kaseke dit qu’il s’en tient ŕ sa déclaration du 14; et il fustige le comportement du général Nyembo ya Buzihu ŕ la Demiap.
L’avocat du colonel Alamba est d’avis qu’entre son client et feu Steve Nyembo, il n’y a jamais en de conflit sentimental et encore moins de conflit professionnel. Pour lui donc, tout au long de l’instruction, le ministčre public est allé de suppositions en suppositions Concernant la provenance de 3.000 dollars, il nous envoie encore au doute. Devenant philosophe. Me Ntamirira a fait cette réflexion ŕ l’intention de la Haute cours militaire: « Dans une société gangrenée comme la nôtre, il n’est pas faciles d’ętre honnęte ? Pour cela, faut-il nécessairement tuer pour devenir auditeur général? Vous trouvez des incohérences dans le dossier de Kaseke et je ne vois pas ce qu’il faut retenir ».
LA VOITURE DU CRIME
Me Satumin Ntamirira reste catégorique: ce n’est pas la Mercedes 300E de couleur grise, ayant appartenu jadis ŕ Leta Mangasa et utilisée par Charles Alanta, qui a servi au cours de cette nuit du 28 au 29 septembre 2003 pour le transport des criminels. Il a donc établi que les incohérences les plus invraisemblables émaillent ce procčs.
En conclusion, Me Ntamirira soutient qu’il y a eu discordance sur l’origine de la voiture. Car tantôt, le ministčre public dit que le colonel Alamba a remis la voiture ŕ son chauffeur Mukiefu ŕ partir de l’auditorat, tantôt l’organe de la loi soutient que c’était ŕ la résidence. « Quoi qu’il en soit, cette voiture-ci n’est pas celle qui avait opéré », a juré le conseil du colonel Alantha qui a taxé la déclaration du ministčre public d’affirmations gratuites, d’autant plus que le propriétaire décrit, par Désiré Nsinga répond plutôt aux traits de feu Nono Masimango