Cette saison, a dit le directeur du théâtre national a été satisfaisante sur tous les plans
Les rideaux sont solennellement tombés le week-end dernier sur la saison artistique 2003-2004, 34č édition de la Compagnie du théâtre national congolais (Ctnc). La clôture de cette grande matinée culturelle a eu pour cadre la salle Mongita, sičge de la Ctnc, devant un public select composé en majorité d’opérateurs culturels. Brigitte Ngoma, épouse du vice-président de la République en charge de la commission socioculturelle, et un représentant du ministčre de la Culture et des Arts ont rehaussé de leur présence cette cérémonie. Brigitte Ngoma a, ŕ l’issue des extraits de la pičce « Qui a dit ivrogne », tirée d’une nouvelle du professeur Yoka, Lye Mudaba, dans une mise en scčne de Viminde Segbia et de chants et danses du ballet national, adressé un message d’encouragement et d’espoir ŕ la Ctnc pour le travail merveilleux qu’elle ne cesse d’abattre en vue de promouvoir la culture sur toute l’étendue du territoire national.
Oui, l’ambiance a été trčs relaxe, trčs familiale... Aprčs cette prestation, ici et lŕ, on susurre męme que c’est la seule vraie différence entre les autres structures du genre. Coup de chapeau au directeur général de la Ctnc, Frédéric Ngandu Tshibutu qui ne ménage aucun effort pour porter haut l’étendard culturel de la Rdc.
En effet, cette cérémonie de clôture, comme l’a fait savoir Ngandu dans son mot de circonstance revęt pour la Ctnc un caractčre ŕ double dimension. Elle est le moment du bilan de tout un exercice artistique passé et d’une projection d’actions de l’ingéniosité créatrice au cours d’une nouvelle saison se pointant ŕ l’horizon.
Cette saison, a-t-il dit a été satisfaisante sur tous les plans et a été caractérisée par la consolidation des productions de haute facture, notamment, pour la théâtre, « Mundele Ndombe », une adaptation du « bourgeois gentilhomme » de Moličre, dans une mise en scčne de J.p Mukoko et pour le ballet, « En remontant le fleuve Congo », un voyage artistique du ballet sur le majestueux fleuve Congo et enfin la réédition ŕ la demande du public du spectacle « Lianja », tiré d’une épopée traditionnelle, Nkundo de la province de l’Equateur, dans une mise en page du pčre Gustave Hulstaert.
Il faut dire qu’au cours de cette saison, la salle Mongita a, ŕ elle-męme accueilli plusieurs festivals qui sillonnent la ville de Kinshasa. L’on citera par exemple, les Joucotej, le Dramscof, le Festibali, la Rcg... La Ctnc a également ouvert ses portes ŕ une vingtaine de troupes théâtrales privées. Et cela, dans le respect strict de la mission légale lui assignée par le législateur.
FESTIVAL DES CULTURES DEBELJING
En partenariat avec 1’Agence intergouvernementale de la Francophonie, le ministčre de la Culture et des Arts et le commissariat général ŕ la francophonie, la Ctnc a, tout au long de cette saison collaboré avec le Cwb ŕ la promotion du cinéma africain. Selon le directeur général Ngandu, la Cie a offert en mai dernier son espace pour la projection des films européens.
Par ailleurs, on signale que deux artistes du ballet national ont pris part au festival international des cultures de Beijing, en Chine.
PRESERVER L’IDENTITE CULTURELLE
La Ctnc, malgré les vicissitudes liées ŕ la conjoncture difficile du moment s’est toujours battue pour se maintenir et préserver son identité culturelle et artistique depuis des décennies, grâce ŕ l’endurance de ses artistes professionnels et au sérieux qu’ils accordent ŕ leur profession. Par sa longue et riche expérience, la Cie, au travers de ses oeuvres d’un niveau artistique irréprochable se positionne sur l’échiquier continental comme l’une des plus actives des dix derničres années. A son actif, elle a prčs de cent créations et des nombreuses tournées artistiques effectuées ŕ travers le monde. En effet, c’est grâce ŕ la détermination et au savoir-faire du directeur général Ngandu et autres encadreurs que la Ctnc cultive une politique de partenariat trčs efficace lui permettant malgré cette crise multiforme de revenir chaque jeudi sur scčne avec des créations qui procurent enseignement, émotion et bonne humeur au public. Nul n’ignore qu’elle a demeuré fidčle ŕ sa vocation premičre, ŕ savoir la création, la diffusion et la promotion artistique.
DEUX NOUVELLES CREATIONS POUR LA SAISON 2004-2005
Selon le n°l de la Ctnc, les activités culturelles pour la saison artistique 2004-2005 se dérouleront sur deux axes. Le premier, a-t-il dit se penchera sur les productions réguličres de théâtre, danse et musique. Tandis que le deuxičme axe va comporter des actions d’éducation et de sensibilisation de la population sur des questions de développement communautaire et d’autoprise en charge de la population. Il convient de signaler que « Wangi Paya » de Dominique Pundu et « Voyage sans retour » de Geny Prouvost, telles sont les deux nouvelles créations qui ouvriront la saison artistique 2004-2005.