A l’instar de plusieurs pays africains, la Rd Congo éprouve encore des difficultés ŕ pouvoir réunir les ressources humaines requises et les moyens nécessaires ŕ la mise en œuvre d’un processus de localisation efficiente de potentialités de ses ressources naturelles. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’ouverture, lundi dernier ŕ l’Alliance belgo-congolaise, des travaux de l’atelier sur « les données générées selon les perspectives de leurs utilisateurs finaux ».

A l’ouverture de ces assises, le ministre de l’Environnement, Conservation de la nature, Eaux et Foręts, Anselme Enerunga, a indiqué que la Rdc dispose des ressources naturelles immenses, mais la quantification et la qualification de celles-ci demeure encore fort imprécises.

Pourtant, a-t-il souligné, la cartographie de la répartition et de l’utilisation de ces ressources préoccupent toujours les différents acteurs et partenaires du développement qui estiment que les données et documents cartographiques existants sont souvent surannés au point de ne plus refléter la réalité du terrain.

Le ministre de l’Environnement a, par ailleurs, relevé une gamme de contraintes ŕ lever en vue de promouvoir le développement durable qui prône la satisfaction des besoins des populations actuelles sans toutefois compromettre ceux des générations ŕ venir. Il s’agit, notamment, des besoins de plus en plus accrus d’espace pour les activités agricoles ; les feux de brousse; la disparition de la diversité biologique; l’insuffisance des ressources financičres allouées aux projets de développement et celle des cadres formés pour l’encadrement des masses laborieuses.

Selon M. Enerunga, la Rdc disposera désormais, grâce au Projet Africover/Fao, une base des données géoréférencées susceptibles de révolutionner les politiques et stratégies actuelles en matičre de développement. Au nom du gouvernement de transition, le numéro un de l’Environnement a assuré tous les utilisateurs des données Africover qu’ils auront l’accčs facile ŕ ce patrimoine commun du pays par le biais du Service permanent d’inventaires et d’aménagement forestiers (Spiaf) de son ministčre. Intervenant ŕ son tour, M. Mabiala, directeur du Spiaf et coordonnateur du projet, a déclaré que les difficultés consistant ŕ réunir les ressources humaines requises et les moyens nécessaires ŕ la mise en œuvre d’un processus de localisation et d’évaluation est consécutive au manque d’un support cartographique efficient.

Selon lui, les données existantes, en matičre de cartographie, sont dans la plupart des cas insuffisantes, disparates et obsolčtes au point de ne plus refléter la réalité du terrain. Qui plus est, la couverture photographique aérienne du pays et qui nécessite une actualisation date des années 50, D’autre part, la Rdc ne dispose pas ni d’une couverture cartographique complčte ni de celle en cartographie d’occupation des sols de son territoire, a reconnu M. Mabiala.

Le représentant de la Fao/Rdc a, quant ŕ lui, soutenu que son organisation, ŕ travers le projet Africover, vient d’amorcer une initiative en réponse ŕ l’appel des ressources en terre et la planification rationnelle de leur utilisation. Signalons que la remise officielle des résultats finaux du projet ŕ la RDC aura lieux aujourd’hui.