Plusieurs attaques ŕ main armée ont été signalées mardi dans la soirée dans plusieurs quartiers de la ville de Goma, au Nord-Kivu
Ces attaques ont causé la mort de trois personnes et plusieurs blessés par balles, selon des sources contactées par Radio Okapi sur place.
Au quartier Birere Mapendo, une personne est morte touchée par balle et trois autres blessées. Les habitants parlent de deux hommes en uniforme qu’ils identifient comme des militaires qui assurent la garde ŕ la résidence du général Laurent Nkunda. L’incident s’est produit aux environs de 20h quand ces hommes ont commencé ŕ dépouiller un habitant. Alertée, la population a mis la main sur un des militaires. Elle lui a ravi son arme. C’est alors que l’autre complice a ouvert le feu pour disperser les gens. Plusieurs personnes ont été ainsi atteintes.
L’arme en question a été remise matin ŕ la Task force one de la Monuc. Presque la męme scčne au quartier Kasika. Un étudiant âgé de 26 ans a été gričvement blessé. Ce dernier voulait répondre ŕ l’appel de son voisin qui était attaqué par des hommes armés. Lŕ encore, un homme armé a été pris par les habitants qui l’ont remis ŕ la police militaire, indique Radio Okapi/Goma.
Plus tard, vers 2 h du matin, des coups de feu ont éclaté dans le quartier Katindo. Un autre homme a été tue dans des circonstances encore inconnues. Son corps se trouve encore exposé ŕ l’hôpital général de Goma.
Contacté par Radio Okapi, le commandant de la police militaire a affirmé que des civils ont été mis en cause dans des braquages. Il promet un renforcement des patrouilles dans la ville.
La MONUC inquičte des mouvements de troupes dans l’Est de la Rdc
Le porte-parole de la Monuc Hamadoun Touré a reconnu mercredi au cours d’un point de presse que la situation demeurait toujours tendue dans l’Est du pays du fait des mouvements de troupes. La Monuc, a-t-il dit, a exprimé ses vives inquiétudes au sujet de ces mouvements qui n’ont pas cessé depuis leur déclenchement en juin dernier. Des coups de feu sont tirés par toutes les parties. La crainte de la mission onusienne serait, selon le porte-parole, que la situation d’insécurité ne dégénčre en bataille rangée. Ces accrochages opposent depuis une quinzaine de jours autour de la localité de Kalehe (environ 60 km, au Nord de Bukavu ) des soldats des Fardc aux dissidents dirigés pane général Laurent Nkunda. C’est dans cette localité que ce dernier s’est réfugié aprčs avoir réussi avec la complicité d’un autre officier insurge, le colonel Mutebusi, a s’emparer, du 2 au 9 juin, du chef-lieu de La province du Sud-Kivu.
Toutefois, a dit Hamadoun Touré, La Monuc continue ŕ croire ŕ un rčglement pacifique de ce conflit militaire au sein des Fardc et demande aux parties en présence d’éviter que ces accrochages n’entament les acquis des 13 premiers mois de la transition en Rdc. Par ailleurs, le chargé de l’Information de la police ŕ la Monuc, M. Bakre, a indiqué que la mission onusienne organise du 9 au 13 aoűt 2004 ŕ Kinshasa un séminaire de formation a l’intention d’une centaine de policiers sélectionnés dans toutes les provinces de la Rdc.
Hamadoun Touré a également annoncé mercredi la fin de son mandat en Rdc et son départ pour Malabo en Guinée Equatoriale.
Evasion des 25 rebelles hutu rwandais capturés dans le Sud-Kivu
« 25 des 26 combattants Fdlr capturés par l’armée congolaise se sont enfuis », a déclaré ŕ l’Afp la responsableŕa l’information publique de la Monuc ŕ Bukavu, Eliane Nabaa, jointe au téléphone depuis Kinshasa.
Celui qui ne s’est pas évadé était blessé, a-t-elle précisé, rappelant que les combattants étaient contenus par des soldats des Forces armées de la Rdc (Fardc) dans la localité de Mutarule, ŕ 45 km au Sud de Bukavu.
La Monuc n’a pas réussi ŕ dissuader ces combattants hutu, désormais retranchés dans les collines du Sud-Kivu, ŕ souscrire ŕ son programme volontaire de désarmement et de rapatriement en cours depuis 2002.
Ces combattants hutu - hostiles au régime du président rwandais Paul Kagame - ont été capturés ŕ Bwegera, dans la plaine de la Ruzizi, alors qu’ils voulaient traverser la frontičre rwandaise.
Leur évasion aurait été facilitée par des officiers issus de l’entité Maď-Maď, selon des sources militaires proches de la 10čme région.
« Des enquętes sont en cours (...) », a toutefois indiqué le lieutenant Elysée Kasanda wa Kasanda, porte-parole du commandant de la 10čme région, ajoutant que des mesures seront prises ŕ l’endroit de ceux qui seraient reconnus coupables de cette évasion.
Last edited: 07/05/2006 01:07:50