Avec son potentiel hydroélectrique estimé ŕ 100.000 mégawatts avec 40.000 mégawatts concentrés sur le site d’Inga, la Rdc présente, cependant, un faible taux d’électrification
Les entrepreneurs marocains, regroupés au sein de la Fédération nationale de l’électricité et de l’électronique (Fenelec), sont depuis en plus intéressés par le secteur énergétique congolais. La journée du jeudi 13 mai 2004 a été consacrée, au Salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa, ŕ des échanges fructueux entre la délégation de la Fenelec et les opérateurs congolais du secteur de l’énergie. Le thčme de cette journée d’études a été: « Opportunités de coopération et de partenariat dans le domaine de l’électricité et de l’électronique entre les entreprises du Royaume du Maroc et de la Rdc ».
Selon l’ambassadeur du Maroc en Rdc, le but de cette journée d’études est essentiellement d’aboutir, par la voie de concertation, ŕ réactiver la coopération entre les deux pays dans les domaines de l’électricité et de l’électronique; ŕ consolider et ŕ diversifier la coopération sud-sud en vue de l’élaboration d’un modčle de coopération efficace et fructueux. Sa délégation, a-t-il dit, se propose de donner un souffle nouveau au secteur énergétique congolais en raison du climat de confiance et de bonnes relations qui caractérisent les deux pays.
De son côté, le ministre de l’Energie, Kalema Losona, a brossé ŕ l’intention de l’assistance tout l’intéręt que le gouvernement accorde ŕ la libéralisation du secteur de l’énergie en Rdc. Cette rencontre témoigne, a-t-il déclaré, des liens historiques et des rapports étroits qui existent entre les deux pays. Elle traduit, a-t-il poursuivi, la volonté de nos pays d’oeuvrer pour le renforcement de leurs relations dans le domaine de l’énergie.
Avec son potentiel hydroélectrique estimé ŕ 100.000 mégawatts avec 40.000 mégawatts concentrés sur le site d’Inga, la Rdc présente, cependant, un faible taux d’électrification.
KALEMA RASSURE
Le ministre Kalema a reconnu que cette rencontre pourrait servir ŕ la partie congolaise d’occasion de partage de l’expérience marocaine pour arriver ŕ accroître le taux d’électrification sur toute l’étendue du territoire national. Il a renouvelé toute la disponibilité du ministčre, de ses services et de la Société nationale d’électricité (Snel) ŕ engager des échanges fructueux sur les possibilités de coopération entre la Fenelec et la Rdc. Il a, en outre, signifié ŕ la partie marocaine que le gouvernement est résolument engagé ŕ libéraliser le secteur énergétique de la Rdc. C’est pourquoi, de grandes réformes sont en cours d’é1aboration au niveau du Comité de pilotage pour la réforme des entreprise publiques (Copirep) pour mieux envisager le développement intégral. Dans le secteur de l’électricité, plus particuličrement, indiqué le ministre, il s’agira ŕ donner ŕ la Snel une « plus grande importance, certes, mai, en la désengageant dans certains secteurs ».
Il faut souligner que la Fenelec regroupe environ 140 entreprises marocaines exerçant dans les domaines de l’électricité et de l’électronique et spécialisées dans la fabrication et le transport et la distribution des matériels électriques et électroniques. Disposant d’une source variée du courant électrique, le Maroc présente un taux d’électrification urbaine de 100% contre un taux d’électrification en milieu rural de 63%. Selon le représentant de l’Office national d’électricité du Maroc, le Royaume du Maroc se propose d’atteindre ŕ l’horizon 2007 un taux d’électrification rurale de 100%.