Une grčve serait en train de couver au sein du personnel scientifique des Instituts supérieurs et des Universités. A la base de cette situation se trouve le trop grand écart constaté dans l’élaboration des salaires attribués au personnel enseignant et scientifique de l’enseignement supérieur et universitaire. Il ressort de ce barčme qu’ŕ la fin de ce mois de mai, il est notamment prévu 195.000 Fc pour le professeur ordinaire contre 21.000 Fc pour l’assistant du premier mandat
La menace d’une grčve des assistants et chefs de travaux couve déjŕ l’Enseignement supérieur et universitaire. Le barčme salarial applicable au mois de mai en est la principale cause.
Le corps scientifique de l’Enseignement Supérieur et Universitaire est en ébullition dans les Instituts et Universités suite au mépris dont les chefs de travaux et assistants sont l’objet de la part des professeurs. Le mécontentement de ces enseignants de la catégorie majoritaire ŕ l’Esu est dű ŕ la répartition de l’enveloppe allouée ŕ l’Esu dans le barčme dit « Mbudi ».
Dans un document officiel du ministčre de l’Esu et qui a obtenu l’accord du ministre du Budget, il s’avčre que le professeur ordinaire touchera des le 31 mai prochain, un net ŕ payer de 195.000,00 Fc soit 535 $Us. En revanche, l’assistant de premier mandat aura 21.000 Fc, c’est-ŕ-dire 52 $. Le męme barčme prévoit 156.000,00 Fc soit 450 $Us au professeur, suivi du professeur associé qui touchera désormais. 120.000,00 Fc représentant équivalent de 330 $, les membres du « corps scientifique » partant du chef des travaux, ŕ l’assistant du premier mandat, auront respectivement 50.000 Fc soit 130 $Us, 28.100 Fc l’équivalent de 74 $Us et enfin 21.000, c’est-ŕ-dire 21.000 au bas de l’échelle.
Pour la plupart des chefs de travaux et assistants rencontrés ŕ l’Ista, Isp/Gombe, Aba et Isam, cette clé de répartition marquée par un écart de 200 $Us entre le corps académique et le corps scientifique, est une preuve de l’égoďsme des membres du corps académique.
« En méprisant le corps scientifique, les professeurs marginalisent la frange majoritaire des collaborateurs que nous sommes, car tout le poids des enseignements théoriques et des travaux pratiques retombe sur nous. Pendant ce temps, eux sont dans tous les ministčres et ŕ travers tous les Instituts supérieurs et Universités dans un « extra muros » qui a des répercussions sur la qualité de la formation des étudiants », a soutenu un membre du corps scientifique de l’institut des Bâtiments et Travaux Publics.
Réactions
L’information qui s’est répandue comme une traînée de poudre a provoqué des concertations et réunions stratégiques autour des représentants du corps scientifique dans les instituts et ŕ l’Université de Kinshasa. Toutes ces réunions qui visent la mise sur pied des stratégies d’un débrayage total, sont parties des constats selon lesquels, le ministre Emile Ngoy n’a pas associé le corps scientifique et les syndicats aux pourparlers sur la répartition de l’enveloppe des fonds alloués ŕ l’Esu.
De męme que le n°1 de l’Esu, s’est laissé entourer des seuls délégués de l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa (Apukin) qui se sont arrogés d’énormes privilčges. Pour ne pas ętre mis devant le fait accompli, les membres du corps scientifique de l’Esu ont envoyé une correspondance électronique au ministre en guise de protestation, le jeudi 06 mai, affirme-t-on, par les collaborateurs proches des délégués des assistants et chefs de travaux.
Le ministčre aurait réagi immédiatement ŕ cet E-mail du corps scientifique, en convoquant une séance de travail le vendredi 07 mai. Le rappel des troupes battu avec pompes par les délégués assistants et chefs de travaux de l’Unikin, vient se joindre ŕ l’ébullition constatée ça et lŕ dans les instituts supérieurs. Le ministre de l’Esu doit jouer ŕ la prévention avant qu’une grčve ne renvoie les étudiants dans la rue avec toutes les conséquences qui en découlent.
Last edited: 07/05/2006 01:02:05