Le secret n’a pas transpiré depuis jeudi 8 avril 2004 sur l’état de santé du Cardinal Frederic Etsou. Le prince de l’Eglise Catholique en RDC a quitté, en catastrophe, la Cathédrale Notre Dame de Lingwala, ŕ la suite d’un malaise qualifié d’opiniâtre, quelques jours seulement aprčs son retour au pays.

La nouvelle, qui est partie de la cathédrale, s’est répandue aussitôt comme une traînée de poudre ŕ telle enseigne que les animateurs de l’espace présidentiel ont cherché en vain la bonne information sur l’état de santé du prélat. Dans les allées du pouvoir, le chef de l’Etat et les vice-présidents sont restés sur leur soif.

Car, le verrouillage de l’Episcopat congolais est tel que les rumeurs les plus incontrôlées déconcertent bien des chrétiens. C’est si évident que le numéro un de l’Eglise Catholique en RDC venait ŕ peine de regagner la capitale au terme d’un long séjour ŕ l’étranger pour raison de santé.

D’oů la question de savoir pourquoi l’Episcopat national chercherait-il ŕ entretenir les contrevérités en refusant de livrer l’information exacte dans la haute sphčre de l’Etat. Rien que sur le spectacle inédit de la semaine derničre au-delŕ des inquiétudes exprimées avec la messe de jeudi Saint d’aucuns affirment, sans peur d’ętre contredits que l’état de santé du successeur du Cardinal Malula est un sujet ŕ controverse.

En revanche, l’entourage de ce grand pasteur a entamé l’exercice de la dédramatisation depuis le malaise « récalcitrant » de jeudi dernier. Une attitude qui s’apparente ŕ celle de la famille du Cardinal oů l’on se félicite, au contraire de l’amélioration de son état de santé depuis son retour au pays.

Plus de peur que de mal?

Et de conclure, au sujet, des commentaires acerbes consécutifs au départ précipité de jeudi qu’il y a eu « plus de peur que de mal » dans le rang des chrétiens. En attendant que l’opinion ne soit fixée, force nous est de constater que l’état de santé des princes des églises ŕ l’instar de celui des grands hommes politiques, constitue toujours le secret le mieux gardé.