L’affaire de deux caisses saisies contenant de l’uranium pouvant servir ŕ la fabrication d’une “bombe sale” continue ŕ suscité beaucoup d’intéręt dans divers milieux
Des experts américains sont déjŕ ŕ Kinshasa pour procéder ŕ l’évaluation des caisses d’uranium saisies pour déterminer le risque lié aux bombes sales et au terrorisme. Pour ceux qui avaient suivi RFI, la semaine derničre, il était dit, sans citer des noms, qu’un groupe important de congolais serait aux arręts pour question d’enquęte.
L’affaire a suscité beaucoup d’intéręt dans divers milieux et plus précisément celui de la presse nationale. Petit ŕ petit, le voile commence ŕ se lever sur la liste de prétendus suspects pourtant tenue secrčte. Et des noms sont męme avancés. En effet, depuis plus de deux mois, un homme, gérant d’une société située au n°7595 du quartier Madrandele dans la commune de Limete, derričre le sičge de la Monuc est introuvable ŕ sa résidence sise avenue Sécurité n°34 quartier Kauka dans la commune de Kalamu.
Selon certaines indiscrétions, aprčs avoir longtemps plaidé non coupable au cours des interrogations subis, le gérant de cette Sprl serait finalement passé aux aveux aprčs que les enquęteurs aient découvert des quantités, semble-t-il d’uranium terrées dans son bureau.
Le précité serait incarcéré non pas au CPRK et encore moins dans les cachots des différentes institutions judiciaires de la capitale, mais dans certains milieux spécialisés dans l’examen des dossiers sensibles comme le sien. L’on se rappellera que ladite société sprl est bien connue dans tous les parquets, cours et tribunaux pour insolvabilité, abus de pouvoir, arrestations arbitraires etc.
Méprise ou simple coďncidence, c’est le patron de cette société, que William Swing a choisi pour faire partie de la délégation de la FEC de l’Est du pays pour défendre auprčs des autorités les intéręts communautaires.
De ce fait, ce Monsieur bénéficie d’une immunité assurée par l’homme fort de la Monuc. La question que d’aucun se pose est de savoir si cet américain dont la mémoire des événements du 11 septembre 2002 est encore fraîche peut admettre que le gérant d’une société soit cloué pour raison d’enquęte, dans une affaire si délicate et que son beau-frčre, propriétaire de ladite société du reste composée uniquement des membres de famille soit libre et sous sa protection.
Il sied de signaler que, bien que sans activités commerciales visibles, la fameuse société étant elle aussi fermée depuis longtemps, son Pdg serait en train de promettre une reprise spectaculaire dans un avenir proche. En cette période oů la RDC cherche ŕ reconquérir sa place sur l’échiquier international, les autorités devraient accorder une attention toute particuličre ŕ cette affaire qui risque de ternir l’image du pays. NuI n’ignore en fait que pour les hommes d’affaires en quęte d’un enrichissement rapide, tous les moyens sont bons, peu importe les conséquences.
Last edited: 07/05/2006 00:59:02