Ces caisses d’environ 50 Kg chacune seraient vraisemblablement en provenance des Etats-Unis. Ce mélange d’uranium 235 et 238 est contenu dans un “casque” en forme de cloche, explique le Prof. Fortunat Lumu du CGEA
Selon diverses sources, l’Agence Internationale pour l’énergie atomique de l’Onu (Aiea) est saisie pour des informations selon lesquelles une activité illégale pourrait ętre en cours en République démocratique du Congo dans les mines d’oů était tiré l’uranium utilisé par les Américains pour fabriquer les bombés nucléaires larguées sur Hiroshima et Nagasaki en 1945.
A en croire l’Agence catholique Misna, l’Aiea est décidée d’enquęter sur les activités d’extraction d’uranium du bassin de Shinkolobwe dans la province du Katanga en Rdc. Du côté des autorités congolaises citées par Misna, (il est soutenu que la mine en question est fermée.
De son côte, un correspondant de Bbc reçus par Misna a affirmé le contraire, ajoutant qu’environ 6.000 mineurs illégaux y travaillent encore. Ces mineurs seraient en train d’y tirer d’importantes quantités de matériaux contenant du cuivre, du platine et de l’uranium.
Ce dernier est ensuite revendu ŕ quelques fours, gérés pourtant par des hommes d’affaires chinois et indiens, ensuite introduit illégalement sur le marché international en passant par la Zambie voisine », apporte la radio britannique citée par Misna.
En ce qui le concerne, le Porte-parole de l’Aiea, Mme Melissa Fleming s’est exprimée ainsi: « Nous sommes trčs préoccupés; le Congo est obligé de référer toute activité miničre sur l’uranium et toutes les exportations ».
Autour de cette affaire, il y a aussi la présence ŕ Kinshasa des experts américains qui vont visiter aujourd’hui vendredi 26 mars le Centre de Recherches Nucléaires (Cren) de Kinshasa, situé ŕ l’Université de Kinshasa. Du moins c’est ce que signale une dépęche de l’Agence France Presse d’hier.
Cette derničre source renchérit que c’est au Cren ou sont entreposées plusieurs dizaines de « Casques » d’uranium enrichi découvertes ces derničres années en Rdc. L’Afp cite ici les propos recueillis auprčs du ministre de la Recherche scientifique, Me Kamanda wa Kamanda.
Pour Maître Kamanda repris par l’Afp, ces casques contenus dans des gangues de plombs et d’acier inoxydable semblent provenir des Etats-Unis. Selon le ministre Kamanda, la thčse retenue dans l’enquęte sur ces découvertes est celle d’un « réseau d’escrocs », qui essaient de gagner de l’argent en vendant ces matičres dont certaines pourraient n’ętre que des déchets. Le ministre a souligné que ces casques ne sont pas « ouverts » dans un premier temps.
Pour lui, la premičre étape est plutôt celle de l’analyse des inscriptions qu’ils comportent. Il y a lieu de relever que ces casques ont été saisis par les services de sécurité de la Rdc. Cependant, des saisies du męme type ont été réalisées derničrement dans des pays voisins de l’Est (Zambie, Tanzanie et l’Ouganda), précise l’Afp.
Dans tous les cas, l’Onu, par le truchement de son organisme l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), est décidée ŕ tirer cette affaire au clair par le biais d’une enquęte. D’autant plus que depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, tout est mis en oeuvre pour combattre les initiatives qui menacent la sécurité internationale.
Didier Munsala Buakasa
Last edited: 07/05/2006 00:59:02