En ce temps qui court, il n’est pas bon de se retrouver parmi les travailleurs d’une société en liquidation. Outre que vous perdez votre emploi, souvent la société se montre ingrate et ne reconnaît pas certains de vos droits ; alors qu’elle devait vous aider ŕ faire face ŕ la nouvelle situation et au nouveau statut peu reluisant que vous venez d’acquérir. C’est le cas des travailleurs de First Food « Sprl », ex-Super marché Select du groupe Travhydro, fermé depuis le 5 novembre 2003 d’une maničre abusive, d’aprčs les syndicalistes qui récusent le liquidateur Cizubu Cia Mpoyi d’avoir effectué un mauvais payement des décomptes finals.

Il a pris, selon les syndicalistes de cette société en liquidation, l’initiative d’écarter certains éléments qui devaient ętre pris en ligne de compte dans le calcul des décomptes, finals, conformément ŕ la législation Congolaise, ŕ la convention collective, aux us et coutumes ainsi qu’au protocole de séparation ŕ l’amiable signé entre l’Employeur et la délégation syndicale.

Pour cette derničre partie, l’opération faite le 5 novembre 2003 est un lock out de l’employeur qui a débouché sur le licenciement massif et abusif de 104 travailleurs et qu’il a assimilé ŕ une liquidation sans nom.

Les travailleurs de Firts trouvent que la liquidateur fait preuve de mauvaise foi. Déjŕ, le 5 novembre dernier, lors de la réunion durant, laquelle les travailleurs ont été informés de la décision associés du 31 octobre 2003 de dissoudre la société suite ŕ la perte du capital social, l’endettement chronique de la société et la nomination d’un liquidateur, ils n’avaient demandé que le respect dans procédures de résiliation des contrats suivant la législation congolaise.

Et au cours des réunions qui s’étaient succédées ŕ ce sujet, durant les deux derniers mois de 2004, ils n’ont cessé de rappeler qua First n’a fait qu’a reprendre les travailleurs de Travhydro suivant la protocole d’accord du 20 décembre 2002 qui reconnaissait les avantages conventionnels ainsi que la protocole additionnel de séparation ŕ l’amiable qui fait partie intégrante de la convention collective suivant son article 59.

C’est ainsi que les travailleurs avaient introduit un recours auprčs du liquidateur pour qu’il revoit ses calculs des décomptes finals en tenant compte des éléments ci-aprčs :

- Congé sur préavis - Gratification sur préavis -Transport sur préavis -Indemnité de sortie - Soins médicaux sur préavis -Paiement des salaires pour la période du 21 octobre2003 jusqu’ŕ la notification de lettre de résiliation des contrats -Les colis de fin d’année - La délivrance d’une lettre notifiant la résiliation de contrat pour chaque travailleur, car la contrat est signé « in tuité personnae » -La remise d’un certificat de fin des services et non d’un certificat de travail.

N’ayant trouvé une suite favorable de la part du liquidateur, les travailleurs se sont référés aux autorités compétentes ; Ils ont saisi l’Inspection, provinciale du Travail la l5čme rue Limete qui va inviter l’Employeur pour le litige de travail ci-haut énoncé, sans que ce dernier ne s’y présente.

Le Procureur de la République a été saisi dans une plainte contre M. Cizusu Cia Mpoyi du l2 janvier 2004 introduite par la délégation syndicale de First. Un mémo a été adressé a Madame la ministre des Droits humains et un autre au vice-président ayant la charge la Commission sociale et culturelle en dates du 03 et l7 février 2004 pour fermeture abusive de la société First Food et mauvais paiement des décomptes finals.

Les travailleurs ne réclament que de rentrer dans leurs droits et, ce, le plus tôt possible. Car, ils veulent se séparer de leur ancien employeur dans les meilleures conditions.

Leur cri do détresse sera t il entendu ? Nous le souhaitons de tous nos voeux.