Faut-il recommencer le plan d’urbanisation de la ville de Kinshasa ? Quel remčde faut-il appliquer pour sauver les infrastructures de la mégalopole qui se meurt au jour le jour.

A chaque avenue, les, rues de la capitale se transforment en marécages voire en lacs.

Cependant, un danger plane sur de nombreux quartiers dépourvus de canalisations adéquates. A la moindre pluie, de peu d’intensité, les eaux déferlent dans les parcelles jusqu’ŕ pénétrer dans des maisons.

Maintenant que la météo vient d’annoncer les pluies diluviennes, dans la capitale pour les mois de mars et avril, il y a lieu de craindre le pire.

Gouverner, c’est prévenir dit-on

Qu’est-ce qui a changé, devrons-nous interroger dans les dispositifs de la lutte contre les inondations meurtričres qu’on a connues ŕ Kinshasa? Apparemment rien, on voit dans une inconscience collective qui traduit l’incapacité de certaines autorités ŕ assumer pleinement et réellement leurs responsabilités au lieu de venir verser des larmes de

crocodile, devant les dépouilles des victimes de telles calamités.

La météo a déjŕ prévenu...

Ceux qui suivent attentivement la météo doivent déjŕ s’ętre rendus compte que les pluies jouent encore au jeu de cache-cache dans la capitale. Les prévisions annonçant des orages sont en quelque sorte « double » par les caprices de la nature.

Les fortes pluies, les orages, tornades et averses tant redoutées ŕ chaque annonce météorologique se diluent dans quelques chutes d’eau qui, en définitive, ne font du mal ŕ personne. Tout juste si elles n’inquičtent pas les agriculteurs qui craignent une certaine sécheresse. Mais qu’on ne s’y trompe pas, car ces hésitations de la pluie ne cachent rien de bon.

Il s’agit d’un phénomčne connu qui débouche souvent sur le revers de la médaille: la colčre de la flotte. Pendant ce temps, les Kinois vaquent ŕ leurs occupations quotidiennes sans se préoccuper des menaces qui les guettent.

Lorsque la grande pluie tant redoutée va se déverser impitoyablement sur la ville, elle trouvera les caniveaux bouchés, les digues détruites, les rivičres non curées, les canalisations enfouies sous le sable, les digues anti-érosifs, arrachés et ainsi de suite. Va-t-on un jour brusquement se mettre ŕ accomplir toutes les tâches de lutte contre le déluge ! Il est encore temps pour que les Kinois s’organisent et se préparent ŕ affronter les assauts des tornades. Pour ce faire, des travaux d’urgence doivent s’effectuer dans ce sens: déboucher les caniveaux et évacuer du sable, creuser des canalisations, ériger des digues le long du fleuve, prévenir les érosions, curer les grandes rivičres (Funa, Kalamu, Bitsaku-Tsaku...).