Le ministre Egwake soutient que dčs son entrée en fonction, il avait dénoncé l’impréparation et l’improvisation des dirigeants du sport congolais quand il s’agit de préparer nos équipes représentatives aux compétitions internationales.Il avait juste “dénoncé” sans prendre aucune mesure concrčte pour corriger ce qui pourrait l’ętre, depuis un an déjŕ qu’il trône ŕ la tęte du sport congolais. Or, administrer c’est prévoir. Donc, le ministčre des Sports doit aussi assumer la déconfiture des Simba ŕ la Can 2004. Mais alors; on ne peut pas prendre les męmes en bloc et recommencer. Ce serait trop beau, trop facile: des tętes doivent tomber, celles des membres de la Fédération Congolaise de Football (Fécofa) en premier lieu
Le responsable du sport national a réagi depuis Tunis ŕ la débâcle des Simba. Déçu comme tous les sportifs congolais, Egwake Omer tente ici d’analyser les causes exactes et réelles de cet échec. Ce document révčle aussi les déceptions d’un homme échaudé qui a tiré d’intéressants renseignements sur ce que doit ętre l’organisation d’une véritable sélection nationale. Sans le dire pourtant le ministre des Sports semble jurer, comme dans la fable du corbeau et du renard, que les irresponsables qui sont ŕ la Fédération congolaise de football association ne le prendront plus dans leur magouille.
Excellence, les Simba sont précocement éliminés de la XXIVme édition de la Coupe d’Afrique des nations. La Fécofa a tenu un point de presse au cours duquel elle a annoncé une série de décisions. Comment vous, personnellement, en votre qualité de ministre, réagissez-vous ŕ ces décisions?
Merci beaucoup. D’emblée, je commence par regretter notre élimination en dépit de tous les efforts fournis par le gouvernement pour que notre équipe nationale se distingue dans cette XXIVme Coupe d’Afrique des Nations ŕ Tunis. Malheureusement, nous sommes éliminés des l’entrée de jeu. Mais pour moi ce n’est qu’une partie remise. Nous devons ŕ notre niveau tirer les leçons de cette participation. Et maintenant, il faut voir l’avenir.
Vous savez, nous avons hérité d’une situation. Comment peut-on l’assumer? Savez- vous que des notre prise de fonction, nous avons dénoncé l’impréparation et l’improvisation quand il s’agit de préparer nos équipes représentatives aux compétitions internationales. Ce sont les fruits de l’impréparation et de l’improvisation que nous avons pu récolter ŕ Tunis. Maintenant que nous avons l’avenir ŕ nos côtés, il faut tout revoir et tout refaire. Parce que toutes les causes liées ŕ ces défaites ont été balayées. On a parlé des primes de joueurs. Les athlčtes ont touché leurs primes, alors ŕ temps.
Et quelle prime? Quel montant? Les athlčtes ont touché le montant de 7000 dollars américains des l’entrée de jeu. Mais avant les 7000 dollars, si nous faisons la sommation des montants touches, déjŕ ŕ partir de Kinshasa, de l’Afrique du Sud, de l’Egypte, nous pouvons dire que chaque joueur a dű toucher au moins 10.000 dollars américains. Donc, le gouvernement a fourni beaucoup d’efforts pour mettre les joueurs dans les conditions tes plus favorables possibles. Malheureusement, la chance n’a pas été de notre côté. Mais on ne peut pas continuer ŕ trop regretter.
Néanmoins, il faut voir l’avenir. Il faut tirer les leçons. Essayer de voir las causes exactes, les causes réelles de nos échecs dans toutes les compétitions internationales. Et moi, j’estime que ces causes se situent au niveau de la préparation. Je pense que, vous devez ętre du męme avis que moi, notre football connaît des problčmes; des problčmes qui se situent au niveau de l’information, de la formation, au niveau de l’encadrement, au niveau des cadres, au niveau des dirigeants.
Je pense qu’il faut tout recycler, tout refaire pour s’entendre ŕ des résultats meilleurs. Les équipes que nous avons rencontrées ŕ la Can se sont préparées il y a de cela beaucoup d’années. Le Rwanda qui vient de nous éliminer... Si vous avez bonne mémoire, on a aussi suivi des documentaires il y a de cela cinq ans, ce pays a dépęche des jeunes talents dans des milieux de football international les plus aguerris. Il y a également la Guinée. Vous savez que la Guinée est un des pays les plus connus en matičre de football. Mats elle a traversé aussi des moments de vaches maigres. Aujourd’hui la Guinée qui, malheureusement nous a battu de la maničre que vous connaissez, a dű aussi préparer ses athlčtes, son équipe nationale.
Et la Tunisie qui a tous les moyens possibles, qui connaît aussi des petits problčmes, prépare son équipe avec des dirigeants qualifiés et avec des hommes responsables et sérieux tant au niveau de structures organisationnelles qu’au niveau des organes de collaboration du ministčre de la Jeunesse et de Sports. A notre niveau, nous devons assumer nos responsabilités.
Nous devons reconnaître que nous n’étions pas pręts ŕ temps. Nous avons ŕ notre niveau fait cinq mois ŕ la tęte de ce ministčre, nous avons hérité d’une situation telle que nous ne pouvions pas nous attendre ŕ pareils résultats. Mais maintenant, il faut commencer ŕ prendre tout, alors tout au sérieux. Il faut prendre la préparation des joueurs au sérieux. Pour le staff technique, il faut engager des gens responsables. Et dans certains organes de collaboration, il faut innover, arriver ŕ une collaboration de compréhension. Il y a autant des phénomčnes qui expliquent nos défaites dans diverses compétitions internationales auxquelles la RD Congo est engagée.
Last edited: 07/05/2006 00:56:05