Il s’est passé au début de cette année ŕ Kikwit un cas de viol hautement criminel. La petite Rosalie âgée de 4 ans et laissée seule ŕ la maison par des parents sortis pour la débrouille, était sauvagement violée par un groupe de 4 adolescents, actuellement arrętés en attendant leur jugement
A Noël, les messagers divins ont chanté la gloire de Dieu, annonçant du męme coup la paix aux hommes de bonne volonté. Le Fils de Dieu, « Emmanuel », nous a rejoints sur Terre pour nous donner la vie. Mais lŕ, dans la crčche, était plantée sa propre croix.
Trčs tôt, Hérode, un mortel parmi les humains, défia la vie éternelle. Une premičre dans l’histoire. On connaît par ailleurs, la violence des événements de Bethléem. Rachel fut inconsolable (Mt 2,16-18).
Plus prčs de nous ŕ Kikwit, dans la province du Bandundu, les parents de Rosalie furent inconsolables devant un acte inqualifiable: le viol qui mit fin ŕ la vie de leur enfant. Les « Hérode » sont encore nombreux de nos jours. Ils continuent ŕ massacrer la vie des plus faibles.
En effet, les rapports de plusieurs organismes non gouvernementaux mentionnent le viol des femmes. Que des milliers des femmes, celles-lŕ qui donnent la vie, sont encore victimes des actes ignobles.
Si les miliciens Maď-Maď et autres soldats rwandais étaient devenus des champions de ces actes barbares dans l’ex-Kivu (Bukavu), Goma et Kindu ŕ cause de la guerre; les victimes de viol se comptent aussi dans nos écoles parmi les enseignants qui vendent leurs points. Ces actes se répčtent męme chez les agents de l’ordre dans les postes de police. Il y a aussi la promiscuité dans certaines familles qui rendent certains parents fous au point d’abuser de leurs filles.
La petite Rosalie, âgée de 4 ans dort désormais d’un sommeil de mort. Elle vient de payer les frais d’une agression sexuelle d’un petit groupe de mineurs âgés de 11 ŕ 14 ans. Elle ne se réveillera plus et ses parents sont inconsolables.
Tiraillés par les activités pour la survie et pris dans le feu de la débrouillardise, les parents congolais oublient parfois leurs devoirs primordiaux. C’est ŕ cause de cette contrainte de survie que Rosalie s’est retrouvée seule ŕ la maison, presque abandonnée pendant la journée. Les quatre jeunes bourreaux l’ont saisie. Comme un mouton que l’on emmčne ŕ l’abattoir, elle a été conduite ŕ son insu au lieu de supplice. Lŕ, elle a été
copieusement déflorée. Elle sera retrouvée abandonnée aprčs un calvaire sans nom. C’est pendant un bain tardif que la maman constata les conséquences de cet acte ignoble sur le corps de l’enfant.
Quelques jours plus tard, la fillette ne pouvait plus se tenir ni sur ses pieds ni s’asseoir. La fičvre s’empara d’elle. Rosalie sera évacuée ŕ l’hôpital. Les soins tardifs se sont avérés inefficaces. C’est alors qu’arriva l’irréparable, Rosalie est bel et bien morte, victime d’un viol meurtrier.
Que faire de ces mineurs? Comment évaluer ce crime double de la mort? Comment réparer un tel acte?
Tout le monde attend impatiemment le verdict. Par manque d’infrastructures adéquates, les bourreaux de la fillette ont été acheminés ŕ la police criminelle.
Peut-ętre seront-ils jugés et jetés en prison. Mais pour combien de temps ? sans amorcer un procčs dit des sičcles, chacun porte la responsabilité de ce viol ŕ divers degrés. La société n’a plus de repčres.
L’appareil judiciaire du pays semble avoir perdu ses vertus les plus nobles. Les parents sont dépassés et ne sont plus ŕ la hauteur de leurs tâches.
Devant cette anarchie qui ouvre la porte ŕ tant d’actes de violence, l’Etat est convoqué ŕ la barre. Mais l’Eglise aussi doit redoubler d’ardeur pour se męler au sort du peuple.
Last edited: 07/05/2006 00:55:41