Pour défier ses concurrents, Emeneya Kester est allé consulter les Bapende dans son Bandundu natal. Son prochain album s’intitulera « Botiaki Tembe » au lieu de « Avantage ya goal average»
Peut-on maintenant dire que la thčse qui consacre l’expression « mpangi plus mpangi égalent mpangi » ou « beto na beto » n’est plus soutenables ? Nenny. A maintes reprises, jusqu’ŕ présent, le chanteur King Kester Emeneya a toujours dit qu’il est l’aîné de tous les jeunes musiciens de la quatričme génération et que Werrason est son petit frčre ya buala (du village).
Malgré que Kester continue ŕ clamer haut et fort cette idéologie, ses proches font un constat qui ne leur plait pas. Ils remarquent que le chanteur Werrason n’approche jamais son grand frčre Kester et qu’ŕ certaines occasions, il met des bâtons dans les roues de Victoria Eleison.
Quoique Emeneya ne veut pas pręter oreilles aux dire de son entourage au sujet de Werrason, les hommes forts de King Ranch (sičge de l’orchestre Victoria Eleison Dtdb ŕ Binza Ma Campagne) soutiennent que Werrason n’aime pas son grand frčre King Kester Emeneya et qu’il est ingrat pour tout ce que son aîné a pu faire pour l’aider, le soutenir ŕ remonter la pente lorsque J.B Mpiana était parti avec tous les musiciens de Wenge Musica.
Tant pis ! Nous avons derničrement pu nous entretenir avec Emeneya pour savoir comment il entend s’en tirer au cours de cette année (2004) et comment prépare-t-il son prochain album.
De prime abord, Kester a annoncé que son prochain album a, désormais, changé de titre. Au lieu de « Avantage ya goal-average », cet opus est maintenant intitulé « Botiaki tembe ». En effet, comme un prophčte, a explicité Emeneya, tout ce qu’il avait prédit est en train de se concrétiser. Il n’entend point entrer en polémique avec qui que ce soit. Néanmoins, il est bien outillé pour une concurrence loyale basée sur le plan réellement artistique. Kester se dit ętre au dessus de tous. Il ne mâche pas les mots.
« Musute kisondo »
Pour défier ses concurrents, Kester est allé consulter les « Bapende » dans son Bandundu natal. Ce n’est pas pour y puiser des fétiches; mais il a fait recours ŕ une tactique relevant de la lutte traditionnelle qui s’appelle, chez les « Bapende »: « Musute kisondo ». C’est tout simplement un coup de pied bien ajusté qui met, sans coup férir, l’adversaire hors d’état de nuire.
Ainsi pour 2004, Emeneya va frapper tous ses concurrents, a-t-il juré, par un coup de pied impitoyable « Musute kisondo ». cela veut dire que l’album « Botiaki Tembe » s’annonce palpitant et va causer des massacres indéfinissables sur le marché du disque des qu’il sera largué sur le marché. Emeneya est déterminé a récupérer sa place et celle de son orchestre Victoria Eleison Dtdb, au soleil. A ce propos, il ne craint point la concurrence contre les Wenge ni contre Viva-La-Musica et Quartier Latin.
Ce dernier orchestre ainsi que les Wenge, a-t-il indiqué, ne sont pas, musicalement parlant, de la trempe de Victoria Eleison. Ce sont des orchestres qui n’ont rien apporté de vraiment positif ŕ la musique congolaise moderne. Męme leurs idoles ne font que copier ce qui existe déjŕ. Tandis que concernant Viva-La-Musica, cet ensemble, a-t-il fait remarquer, est en perte de vitesse depuis la formule « Nouvelle Ecrita » et que Papa Wemba a négligé les vrais tenants de Viva-La-Musica.
Victoria Eleison, cependant, et malgré sept ans d’absence au pays, est revenu et a démontre sa réelle force de frappe en se repositionnant sur l’échiquier musical kinois et congolais, jusqu’ŕ l’extérieur du pays (Zénith 2001 et Olympia 2002, etc.). Durant 2003, Victoria Eleison a livré plus de concerts réussis sans prendre les fanatiques en otage comme dans les églises avec les fidčles ou forcer les fanatiques par des campagnes de sensibilisation suivies. Ainsi donc, pour 2004, Emeneya n’a plus de choix ; il lance une brűlante offensive jusqu’ŕ la sortie sur le marché de son prochain album personnel: « Botlaki tembe ».
Pour la préparation de cet opus, Kester a incorporé dans sa musique une guitare ŕ l’Hawaďenne que manipule avec une étonnante dextérité le vieux Roger et introduit le systčme de mi-solo renforcée avec le talentueux Faugus Monkoy, qui, en męme temps, assume les fonctions de Directeur artistique.