Le gouvernement sud-africain vient de décliner une demande de contribution militaire supplémentaire en Rdc formulée par le ministre belge de la Défense, André Flahaut
L’Afrique du Sud a décliné une demande de contribution militaire supplémentaire en République démocratique du Congo (RDC), pour participer ŕ la formation, sous commandement belge, de la nouvelle armée congolaise, a annoncé mardi le ministre de la Défense.
« A un moment donné ŕ l’avenir, nous serons peut-ętre en mesure de faire plus que ce que nous faisons maintenant », a déclaré le ministre sud-africain, Mosiuoa Lekota, ŕ la presse ŕ l’issue d’entretiens au Cap avec son homologue belge, André Flahaut, en visite en Afrique du Sud.
« Il serait dangereux pour nous de viser au-delŕ de nos moyens », a ajouté le ministre en référence aux troupes sud-africaines déjŕ déployées en RDC dans la force de la mission des Nations unies (Monuc), ainsi qu’au Burundi dans le bras armé de la Mission africaine de paix de l’Union africaine environ 1.400 hommes dans chaque pays.
« L’Afrique du Sud ne fait pas partie des grandes puissances. Nous ne sommes qu’un des pays africains (...) mais notre contribution est déjŕ généreuse, étant donné notre taille », a-t-il estimé Lekota a toutefois indiqué que l’Afrique du Sud enverrait une mission d’observation « pour voir ce qui peut ętre fait ».
Un premier contingent de militaires belges est arrivé en début de semaine ŕ Kinshasa dans le cadre de l’envoi annoncé par Bruxelles de 200 instructeurs militaires sur six mois pour aider ŕ la formation de la nouvelle armée congolaise intégrée.
Jean-Pierre Ondekane : « Le train de la formation de l’armée nationale restructurée et intégrée prendra bientôt sa vitesse de croisičre »
Mardi 27 janvier 2004 le ministre de la Défense nationale, démobilisation et anciens combattants, Jean-Pierre Ondekane, a présidé la réunion de coordination du processus de formation de l’armée nationale restructurée et intégrée et le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion. Cette réunion a eu lieu a son cabinet de travail.
Devant les représentants institutions internationales et de la Banque mondiale ainsi que des pays amis, Le ministre de la
Défense a affirmé dans son mot d’ouverture que la formation de l’armée nationale restructurée et intégrée prendra bientôt sa vitesse de croisičre étant entendu que le cadre juridique est en place et sur le plan technique, les résolutions de journées des réflexions stratégiques, le travail de l’identification des sites de regroupement et de brassage adoptés et réalisés.
Pour le ministre l Défense, le critérium d’intégration défini, une vision tant soit peu exhaustive des effectifs présents et ŕ venir quant ŕ la taille de l’armée perçue, plus rien ne peut arręter le processus en cours. La route étant balisée avec cette réunion, il est établi que l’endossement du programme Ddr par l’ensemble des partenaires est envisage avec optimisme.
Au terme de cette réunion marathon au ministčre de la Défense. Jean- Pierre Ondekane a indiqué qu’au regard de cette restitution et face aux enjeux politiques futurs et de l’ensemble des obligations contraignantes relatives ŕ la mise en place des institutions démocratiques en République démocratique du Congo, il est important de fixer l’opinion sur ce qu’on appelle « idées forces » du ministčre de la Défense.
Pour ce faire, il s’agit de la nécessité de trouver un front commun entre le processus d’intégration et le Ddr ; - d’un partenariat Ddr/militaire sous forme dune cellule permanente de coordination entre l’intégration et la démobilisation au niveau politique d’arręter, le plus rapidement possible, un calendrier qui soit l’objet d’un compromis entre le faisable et le souhaitable: s’assurer le plus rapidement possible du démarrage du Pndr et la mise en place des animateurs des structures dont le coordonnateur national de la Conader :- d’accorder la priorité absolue ŕ la coordination de deux processus d’intégration urgente du Pndr; -la confirmation de la tenue trčs rapide de la premičre réunion de coordination :- du démarrage urgent des travaux du comité de rédaction du Pndr qui devra avant toute chose, - s’axer sur l’élaboration des étapes du front commun.
Ainsi, le gouvernement, ŕ travers le ministčre de la Défense nationale, démobilisation et anciens combattants sollicite auprčs de la Banque mondiale la Démobilisation des ressources financičres nécessaires au processus.