La grogne bouillonne dans les milieux des cantonniers et balayeurs de rue engagés par l’Hôtel de ville de Kinshasa ŕ titre de journaliers ŕ cause des retards de payement de leur solde
L’Hôtel de ville de Kinshasa a été pris d’assaut mardi 23 décembre par un parterre des cantonniers et éboueurs venus réclamer leurs arriérés de salaire de prčs de cinq semaines auprčs du Gouverneur.
Selon les déclarations recueillies sur place auprčs de cette catégorie d’assainisseurs, il revient que c’est une tradition de ne pas percevoir réguličrement leur rémunération ŕ la veille des fętes. Ce n’est qu’en bousculant l’autorité urbaine qu’ils avent ŕ entrer dans leur droit. Ainsi pour cette fois, ils envisagent des sit-in á l’entrée principale du Gouverneur, les descentes dans la rue tout en scandant des slogans révolutionnaires, etc.
Comme l’on peut bien s’en rendre compte, l’Hôtel de ville doit songer ŕ éviter que ces cantonniers manifestent car il y va de sa réputation et de sa crédibilité.
Toutefois, ŕ partir de la rédaction, on a appris que ces revendicateurs auraient bénéficié d’une promesse leur faite par la Vice-gouverneur selon laquelle ils seraient payes dans la soirée, le temps pour l’Hvk de chercher l’argent. Si tel est le cas, l’autorité urbaine mérite un coup de chapeau. Signalons que cantonniers, et éboueurs sont plus de 500 unités. Ils sont assistés par prčs de 300 agents du service national.