La famille Dokolo s’est présentée le 13 décembre dernier au Parlement en vue de protester contre la décision de liquidation de la Nouvelle Banque de Kinshasa qui depuis sa création était reconnue comme une propriété de feu Dokolo Sanu. Pour les héritiers Dokolo, cette banque n’est pas ŕ considérer comme étant entičrement une propriété de l’Etat. Pour eux cette banque doit ętre considérée comme privée. Il importe donc que l’on fasse la part des choses dans le traitement de ce dossier
Le samedi 13 décembre 2003, les héritiers de la famille Dokolo sont venus protester devant le parlement contre la politique du Gouvernement qui est décidé de liquider certaines entreprises publiques, dont la Nouvelle Banque de Kinshasa, pour cause, semble-t-il, de faillite.
Les héritiers de la famille Dokolo demandent au gouvernement, s’il tient ŕ privatiser ces entreprises, d’analyser les dossiers cas par cas. Car, disent-ils, il n’est pas logique de traiter le problčme d’une entreprise privée au męme titre que celui d’une entreprise publique. Pour eux, la Nbk n’était pas complčtement une entreprise de l’Etat. Elle appartenait en partie ŕ Monsieur Dokolo. De ce fait, si elle devra ętre privatisée, elle ne le sera pas intégralement.
Mais la famille Dokolo attire l’attention du Gouvernement de transition du fait que, au moment oů le processus de liquidation n’est pas entamé, les installations de la Nouvelle Banque de Kinshasa qui se trouvent ŕ Matadi au Bas- Congo, sont déjŕ occupées par une banque concurrente qui détient, curieusement, des documents officiels lui autorisant l’occupation de cette adresse. S’il faut placer les charrues devant les bśufs en commençant par oů l’on devrait finir, cela risque de bloquer la suite de certains mécanismes déjŕ mis en place, aussi bien sur le plan politique qu’économique.
Cette manifestation de la famille qui craint d’ętre déshéritée, est intervenue un jour aprčs l’intervention du ministre du Portefeuille devant l’Assemblée nationale, au cours de laquelle il a manifesté la détermination de la réaliser la privatisation des entreprises dites « malades ».
Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale a reçu le męme samedi une délégation des femmes du Nord-Kivu appartenant aux différentes associations de défense des droits de la femme.
Elles ont tenu ŕ rendre compte ŕ Olivier Kamitatu, de la situation précaire dans laquelle vivent les femmes dans cette partie du pays. Surtout que, tel que le démontrent les statistiques, la femme a été la principale victime de la guerre qui s’est installée en Rdc et qui a duré cinq ans. Car exposée ŕ la contamination du sida, au viol, ŕ l’insécurité, ŕ l’analphabétisme et autres exactions.