Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 07/09/2008 23:59 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Une pluie innatendue fait tomber arbres et tuer hommes

Kinshasa, 19.04.2001 - Plusieurs arbres arrachés. L'hôpital général de Kinshasa tire son épingle du jeu.

Des pluies comme celle du 17 avril dernier sont rares à Kinshasa. Il est 16 heures. Le soleil brûle de tous ses éclats. Mais aussitôt, une dizaine de minutes après, le ciel se met à s'assombrir.

Dans la commune de Barumbu, soudain un vent d'une violence impressionnante a commencé à souffler. Habitués à de tels changements atmosphériques, les passants et les automobilistes ne se posent pas beaucoup de questions. Ils se disent qu'il va certainement pleuvoir et la vie va revenir à la normale.

A 16 h 20', le vent double d'agressivité. Il arrache les branches d'arbres et après ces arbres mêmes. Il soulève la poussière. S'étant enfin rendu compte qu'ils ont sous-estimés le mauvais temps qui s'annonçait pourtant avec acharnement, les hommes, les femmes et surtout les enfants se mettent â courir dans tous les sens.

A quelques pas du laboratoire pharmaceutique de Kinshasa (Laphaki), au croisement des avenues de la Pharmacie et l'ex-Flambeau, un bruit assourdissant. Une des façades du bâtiment qui servait (avant les pillages des années 1990) de dépôt au magasin Hasson et Frères vient de s'effondrer.

Les gens accourent de partout pour voir ce qui s'est passé. Le spectacle est émouvant. Une femme, la quarantaine révolue, gémit de douleur. Celle qui sera identifiée plus tard (à hôpital) comme Mme Kalombola Shimbi Honorine, vient de recevoir un bloc de béton sur le pied droit. Elle saigne abondamment. Et la blessure est insoutenable. Son pied est complètement déchiqueté.

Non loin d'elle, un homme dont l'âge est difficile a déterminer est couché, inerte sur le sol. Après quelques hésitations, une demi-douzaine d'adolescents l'approchent, Ils bougent le corps, cherchant à voir réagir la victime, sans succès. Aucun signe de vie. C'est alors que se découvre son visage broyé, laissant apparaître une grosse entaille au niveau du crâne. Commencent alors des pleurs et lamentations des femmes et jeunes femmes filles qui s'étaient attroupées sur le lieu de l'accident.

Déplaçant le corps de l'humidité pour le mettre sur le trottoir, les agents de l'ordre venus peu de temps auparavant, se tendent à l'évidence. L'homme est, bel et bien, mort.

Pendant ce temps, une autre demi-douzaine de jeunes gens est allée chercher de l'aide. Une voiture est trouvée pour conduire les victimes à l'hôpital. Après une brève concertation, le groupe (une douzaine de personnes) décide de se diriger à l'Hôpital général de Kinshasa (ex-Mama Yemo). Nous embarquons avec le groupe.

Les blessés mis hors du danger

A l'Hôpital général, les victimes sont accueillies avec empressement et une disponibilité qui étonnent plus d'une personne parmi nous. Beaucoup se demandent si les brancardiers ne font pas erreur sur les malades. "Nous prennent-ils pour d'autres personnes ? S''interrogent l'un d'entre nous D'autres encore se demande si nous sommes bien à l'Hôpital ex-Marna Yemo. Sans aucune tracasserie, le corps médical se met au travail. Le cadavre est amené à la morgue, tandis que Mme Kalombola est introduite en la salle d'urgence (pavillon 4) pour des soins.

Quelques temps après, la victime est amenée en radiologie. Une ordonnance est établie. Et sans rien nous demander, le service d'accueil, constitué de l'Administrateur-directeur général a.i., Dr Zita Ngoma et ses collaborateurs, se presse d'aller chercher les médicaments. Les premiers soins administrés, Mme Kalombola est mis hors du danger.

En même temps, se terminent également les soins d'un autre blessé, arrivé entre-temps.

En effet, M. Wemba Kamungu Kikwele (identifié par les médecins), a reçu, toujours à Barumbu-N'djolo, un amas de tôles sur le corps. Il a l'épaule gauche fracturée et une blessure profonde sur le visage. L'hémorragie arrêtée, il attend comme Mme Kalombola d'être transféré en la salle d'opération. Un soulagement visible se dégage les visages. Le courage de parler revient peu à peu. "Notre travail est de sauver des vies. Nous sommes vraiment soulagés d'avoir pu sauver ces quelques personnes. Nous regrettons, cependant, la disparition des autres" a confié l'assistant de l'ADG a.i. de l'Hôpital général de Kinshasa, décontracté.

[i]Donat Madimba/JB Fumu, L'Observateur du 19.04.2001[:i]



Last edited: 07/05/2006 00:02:51

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067