Jamais dans l’histoire du CPRK, un présentant de l’organe de la loi a été aussi ovationné que ne l’a été lundi dernier, le colonel Alamba Mungako, lors de son transfert de la Demiap ŕ cette maison de détention en compagnie des autres prévenus dans l’affaire de l’assassinat du directeur Stčve Nyembo. En effet, c’est aux cris de « Ya Tigre ayei! Nzala esili! » (Tigre est venu ! FinielIa disette, que l’homme qui avait requis beaucoup de peines d’emprisonnement et de condamnations ŕ mort, a fait son entrée ŕ la prison de Makala, oů Ironie de m’histoire, on ne l’y attendait qu’en tant que procureur, c’est-ŕ-dire représentant du ministčre public.

Qu’il s’y retrouve en tant que, prévenu, justiciable comme le commun des mortels et pręt ŕ affronter les réquisitoires de ses anciens collčgues de service, donne ŕ cet événement, un cachet tout particulier. Comme ses codétenus, Charles Alamba a eu droit ŕ l’uniforme et ŕ une chambre dans le pavillon réservé aux officiers supérieurs.

A moins que sa famille intervienne réguličrement pour sa restauration, le régime pénitentiaire qui reconnaîtra le droit ŕ consommer le « Vunguley », le plat d’haricots, maďs et riz servi aux pensionnaires. La rigueur de la loi, c’est aussi cela.