Selon le rapport publié par la Fao derničrement, la République Démocratique du Congo se retrouve en tęte des pays qui comptent actuellement le plus de sous-alimentés avec un taux de 75%.
Le combat pour la faim a échoué et la perspective d’une réduction du nombre de personnes sous-alimentées dans le monde n’a rien d’encourageant. C’est le constat qu’a fait l’Organisation des Nations Unies pour I’alimentation et l’agriculture (Fao) dans son dernier rapport publié le mardi 25 novembre dernier.
Selon les données recueillies par la Fao, la Rdc se retrouve malheureusement en tęte des pays qui comptent le plus important pourcentage de sous-alimentés, avec un taux de 75%.
Elle est suivie de prés par la Somalie (71%), le Burundi (70%) et l’Afghanistan (70%). L’organisation onusienne a indiqué, néanmoins, que le nombre de personnes sous-alimentées a connu un déclin en Asie Pacifique, en Amérique latine et aux Caraďbes, alors que celui de l’Afrique et du Moyen-Orient est en sensible augmentation.
Lors du sommet mondial sur l’alimentation tenu en 1996, les participants s’étaient fixes un objectif : réduire de moitié le nombre de sous-alimentés avant 2015. Mais, le rapport rendu public en début de cette semaine montre que cet objectif est loin d’ętre réalisé, car de nombreux pays accusent encore de graves difficultés de coordination des programmes de lutte contre la sous-alimentation.
La Fao conclut son rapport en interpellant les autorités politiques des pays ŕ fort déficit alimentaire. « Le problčme n’est pas le manque d’aliments mais le manque de volonté politique », souligne Jacques Diouf, directeur général de la Fao.