L’actualité nationale pivote autour de l’assassinat de l’ancien directeur des Ressources humaines de la Dgi, Stčve Nyembo. Compte tenu de la carrure des personnalités impliquées dans cette affaire, et de l’intéręt qu’elle suscite auprčs de la population qui désire tout savoir ŕ ce sujet, Le Palmarčs a lâché sur le terrain, ses fins limiers dont on connaît la sagacité.

Naturellement, grâce aux contributions de la radio trottoir,1a moisson ne peut ętre qu’abondante. Mais qu’on se rassure: Le Palmarčs est un journal sérieux qui ne peut tomber dans le pičge de la trivialité due ŕ une quęte maladroite du sensationnel.

En professionnels, nous procéderons ŕ des recoupements et nous ne proposerons ŕ nos lecteurs que nous respectons beaucoup, que des informations vérifiables et au préalable, vérifiées par nous.

C’est ainsi que nous sommes en mesure de dire ŕ ceux qui trépignent d’impatience, parce que désireux de voir les choses prendre la vitesse d’un météore, de façon ŕ ce que tombe une certaine sentence, qu’ils doivent ronger leur frein. Au niveau de la commission d’enquęte, les choses n’avancent pas. Il ne serait męme pas exagéré de dire qu’elles sont bloquées.

A la base, la stratégie propre ŕ « un grand juriste », adoptée par le colonel Alamba: nier tout en bloc. Etant donné que les tueurs ne l’ont jamais rencontré et que le fameux émissaire qui leur a donné de l’argent, est un ancien collaborateur qu’il avait déjŕ chassé de son entourage, le colonel Alamba, outre le fait qu’il nie tout, place les accusations qui sont portées contre lui, sur le compte « des ennemis jurés qui veulent lui régler des comptes ŕ cause des rôles qu’il a eu ŕ jouer dans le cadre de ses fonctions. Pour lui donc, c’est une affaire montée de toutes pičces, en usant de certaines vieilles relations en vue de le salir.

Ainsi, la cruauté avec laquelle Stčve Nyembo a été tué, ne poursuit qu’un seul objectif: frapper l’opinion publique, de façon ŕ ce qu’elle soit sans pitié vis-ŕ-vis du présumé coupable. Faut-il rappeler ici que certains compatriotes, condamnés ŕ la peine capitale, se trouvent jusqu’aujourd’hui dans « le couloir de la mort » et que les déboires du colonel Alamba, apportent de l’eau ŕ leur moulin?

C’est ici que le procčs qui s’annonce, promet d’ętre houleux. Le droit n’étant pas une science exacte, comment démęler le vrai du faux ? Qui peut démontrer que la dénonciation faite par l’ancien collaborateur de Charles Alamba, est parole d’évangile ?

En attendant, on va lentement mais sűrement vers « la guerre des droits ». Et bien malin qui pourrait prédire quel camp va tirer son épingle du jeu.