Pour la premičre fois depuis 34 ans, la ministre de la Culture et des Arts a présidé, le vendredi 10 octobre dernier, la cérémonie officielle de paiement des droits d’auteurs des artistes comédiens. Un geste d’encouragement pour les comédiens qui peuvent ainsi espérer vivre de leurs śuvres
Les artistes comédiens, réunis au sein de l’Association des troupes indépendantes du théâtre populaire (Atitp) ont, pour la premičre fois, toucher leurs droits d’auteur. La ministre de la Culture et des arts a présidé la cérémonie officielle de paiement de ces droits le vendredi 10 octobre dernier, en présence du secrétaire générale, du chef de division urbaine, des directeurs des services spéciaux du ministčre de la Culture et des arts, des artistes et de nombreux invités. Symbolique, mais pleine de signification, cette manifestation a redonné l’espoir aux créateurs d’śuvres de l’esprit. Car, désormais, ils peuvent espérer vivre de leurs oeuvres, pourvu que les chaînes de radio et de télévision et les autres catégories de consommateurs versent leurs droits d’auteur. La chaîne de télévision Raga a donné l’exemple en versant une somme de 4.000 dollars aux 41 ayants-droit.
La ministre de la Culture et des arts, Pierrette Gene a réaffirmé sa volonté d’śuvrer dans le sens de l’amélioration des conditions de vie des artistes. Elle a loué le g este de Raga. Elle a, par ailleurs, rassuré les artistes de faire ce qui est en son pouvoir pour répondre ŕ leurs besoins. Elle a indiqué que toutes les formes de culture trouveront leur place. Pierrette Gene se veut ętre jugée ŕ l’action et non aux discours. Pour elle, son ministčre ne doit pas travailler en amont. Il doot, plutôt appuyer les artistes et leurs projets.
Le coordinateur de la Sonéca, le Pr. Yoka Lye Mudaba tient ŕ faire de la, un instrument de revalorisation de l’artiste et de son oeuvre. Pour cela, il a souligné que la Sonéca procčde par des actions ciblées. Le n°1 de la Sonéca a apprécié le geste de Raga et il a lancé un appel ŕ l’endroit des autres chaînes de la capitale de s’acquitter de leur devoir. Il a souligné que le comité de gestion qu’il présidé, tient ŕ accomplir la mission qui lui a été confiée par le ministčre de tutelle. Il s’agit de concilier les esprits, les comptes, les partenaires et les textes de base. Pour réussir ce plan, la Sonéca a besoin du concours des décideurs, des artistes, des opérateurs culturels et de tous les partenaires.
Le Professeurs Yoka a noté que la Sonéca veut concrétiser les recommandations de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) et de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs compositeurs (Cisac) sur la consolidation de la gestion collective des droits d’auteur et sur le renforcement des capacités humaines.
La Sonéca s’est investie, avec la collaboration des artistes, dans une campagne d’information sur les droits d’auteur. Elle vient de publier le tome II du vade-mecum consacré sur les principes généraux des arts dramatiques et chorégraphiques qui est été baptisé au cours de la cérémonie de paiement des droits d’auteur.
Le président de l’Association des troupes indépendantes du théâtre populaire, Ndungi Mambimbi s’est réjoui du fait que la campagne sur les droits d’auteur commence ŕ porter des fruits. Il a demandé aux chaînes de radio-Tv de suivre l’exemple de Raga. Il a encouragé la collaboration entre la Sonéca et l’Atitp. Il a profité de cette occasion pour réitérer les doléances des artistes présentées au Vice-président en charge des questions culturellement lors de la réception du 16 aoűt dernier ŕ la salle Mongita. Il a souligné entre autres la restructuration du Fonds de promotion culturelle, la responsabilisation des artistes dans les instances des décisions, l’octroi des subventions aux troupes fiables, la création d’une commission permanente des spectacles vivants avec une représentation par disciple au sein du ministčre de la Culture et des arts, l’implantation au pays d’un studio professionnel de tournage et de duplication des oeuvres dramatiques, etc. Ndungi Mambimbi a émis le voeu de voir la Sonéca devenir une société publique des droits d’auteur.
Il faut noter que parmi des artistes qui ont touché leurs droits d’auteur, il y a eu des comédiens, des musiciens et un chroniqueur de musique. Nous pouvons citer Masumu Debrindet, Ngaluphar, Lokuli, Tito, Kadiombo, Jean Goubald, Wendo Kolosoy, Mundueri, Paulin Mukendi pour son émission « Satire », etc. Rappelons que la Sonéca avait déjŕ payé des droits d’auteur aux musiciens chrétiens versés par la chaîne Sango Malamu. Certains musiciens avaient aussi touché leurs droits d’auteur en devise provenant de la Sacem. La lutte pour la protection et la défense des oeuvres de l’esprit est devenue la préoccupation majeure de l’actuel comité de gestion. C’est dans ce cadre qu’il tient ŕ la réadaptation de la Sonéca aux défis combines de nouvelles technologies, de l’Etat de droit et de la mondialisation.