Afin d’éviter toute frustration de la part des travailleurs dont les salaires sont indexés au dollar, il est nécessaire que les partenaires sociaux se retrouvent le plus vite possible autour d’une table pour examiner la nouvelle donne susceptible de maintenir le Franc congolais ŕ son niveau actuel
La santé du Franc congolais trčs pétillant ce dernier jour interpelle les chefs d’entreprises et tous ceux qui pilotent les grandes entreprises publiques et privées. Le gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Massangu Mulongo, l’a si bien évoqué au cours de son point de presse tenu le 30 septembre dernier ŕ l’Hôtel Memling.
En effet, au niveau de la production intérieure, avait-il déclaré, certains salaires étaient indexes. Il s’avčre déjŕ un refus d’indexation de la part des bénéficiaires, obligeant ainsi les entreprises, soit ŕ dépenser plus de devise pour acquérir la monnaie nationale afin de maintenir le męme niveau de rémunération, soit ŕ post-poser leurs dépenses salariales en attendant des recettes en Franc congolais qui ne viennent pas toujours.
Par conséquent, il y a risque de créer du mécontentement chez les travailleurs. Cette analyse du gouverneur de la Banque centrale du Congo vaut son pesant d’or doit, déjŕ, interpeller les décideurs au niveau du gouvernement - ministčre du Travail et celui de l’Economie, des opérateurs économiques dont la Fédération des entreprises du Congo et les syndicats des travailleurs, regroupés au sein de l’Intersyndical.
En ce qui concerne les travailleurs, les salaires sont sucrés et toute modification de cette composante reste délicate. D’autant plus que dans la plupart des entreprises, l’indexation des salaires au taux du dollar est une des clauses retenues dans les conventions collectives. Toucher ŕ cette disposition équivaudrait l’aliénation d’un précieux acquis social.
Si les autorités congolaises ont avancé ŕ grand pas vers la maîtrise des déséquilibres macroéconomiques, les efforts sont jugés peu encourageants pour maintenir le niveau de vie du travailleur. Certains textes légaux et réglementaires sont, foulés aux pieds pendant que les représentants des travailleurs sont évités ou menacés.
Pourtant en matičre d’emploi et de salaire, la rigidité des structures ou des principes est liée ŕ I’évolution positive de la structure économique du pays et financičre des entreprises. Puisque la santé de notre monnaie est pétillante, cela suppose que l’état de la situation des entreprises suit la courbe du résultat arraché par les experts de la Banque centrale.
Afin d’éviter toute frustration de la part des travailleurs dont les salaires sont indexés au dollar, il est nécessaire que les partenaires sociaux se retrouvent le plus vite possible autour d’une table pour examiner la nouvelle donne susceptible de maintenir le francs congolais ŕ son niveau actuel. Le cadre le plus approprié serait le Conseil national du travail oů les représentant du gouvernement, des employeurs et des travailleurs examiner avec les données fiables toutes les possibilités ŕ poursuivre ou pas la politique de l’indexation des salaires. Cela pourra dissiper les inquiétudes du personnel des entreprises publiques et privées.