Déjŕ, lors de derničres négociations au début du mois de juillet 2003 en vue d’examiner l’opportunité de poursuivre l’alliance, il s’est dégagé l’impossibilité de marcher ensemble
Le contraire allait étonner plus d’un. L’Union pour la démocratie et le progrčs social-UDPS a dissout d’une maničre officielle, le contrat qui le liait d’avec le RCD-Goma conjoncturelle avec des objectifs limités dans le dans le cadre de l’Alliance pour le sauvegarde du dialogue intercongolais-ASD. La rupture a été prononcée par le président national de l’UDPS, Etienne Tshisekedi wa Mulumba lui-męme. « Le cadre juridique pour lequel nous nous sommes battus depuis toujours est aujourd’hui une réalité accepté par tout le monde, et tous les partenaires politiques s’en prévalent ? Ce cadre juridique bénéficie męme de la garante de la communauté internationale ŕ travers le CIAT », reconnaît le lider maximo de l’UDPS.
Pour l’histoire, l’ASD a été créée ŕ l’issue du premier round du dialogue intercongolais qui s’est tenu du 28 février au 19 avril 2002 ŕ Sun City en République sud-africaine. L’objectif avoué était de contrer l’application de l’Accord cadre de Sun City conclu entre l’ex-composante gouvernement de la RD Congo-MLC de Jean-Pierre Bemba Gombo, l’ASD était donc une alliance conjoncturelle avec des objectifs limités dans le temps. Dans le message de Tshisekedi on décčle facilement sa satisfaction pour les objectifs atteints.
«…A ce jours, la grnade victoire du peuple congolais et del’UDPS ets l’arręt de la guerre sur toute l’étendue du territoire national, le retour de la paix et l’unité nationale, et la relance du processus de démocratisation sur base des nouveaux textes qui constituent un gage de la pratique démocratique pendant la période de transition », écrit Tshisekedi dans son message au peuple congolais daté du 15 septembre 2003. Cela implique automatiquement la dissolution de l’ASD Tshisekedi n’a pas voulu marcher ŕ contre courant de l’histoire.
Il l’a compris. Le RCD-Goma peut-ętre déjŕ l’avant. Les couleurs avaient déjŕ été annoncés lors de derniers négociations au début du mois de juillet 2003 en vue d’examiner l’opportunité de poursuivre l’alliance. Il s’est dégagé l’impossibilité de marchée ensemble l’union. Dans leur communiqué final rendu public le 11 juillet ŕ l’issue de ces négociations entre les cadres de deux partis ŕ Goma, la divergence apparaissait clairement, l’UDPS « uniforme le RCD de sa détermination ŕ combattre résolument et sans ménagement au sein de l’opposition, en vue du strict respect de l’Accord de Lusaka, de l’Accord global et inclusif et de la Constitution de la transition… et respecte le choix du RCD de participer ŕ la gestion de la transition ». « Les Deux parties conviennent, enfin, de poursuivre leurs réflexions dans les prochains jours, au regard de l’évolution politique du pays ».
Le RCD qui subissait des pressions de la communauté internationale ne voyait pas comment renoncer ŕ participer au gouvernement pour la simple raison que son allié l’UDPS a été cautionné. Mais les deux parties ont tout de męme condamné la violation de l’Accord Global et inclusif en ce qui concerne la désignation du vice-président pour compte de l’opposition politique. Le RCD a mis du temps pour signer ce communiqué.
Au moins huit jours de réflexion pour signer le communiqué des négociations qui n’ont duré que deux jours. Tshisekedi lui męme avait annoncé les couleurs jeudi 29 mai, depuis son exil ŕ Johannesburg aprčs avoir conféré avec une délégation du RCD, venue en Afrique du Sud discuter avec Thabo Mbeki. Azarias Ruberwa Manywa, vice-président de la République et président du RCD prenait déjŕ dans une conférence qu’il a animée le 30 mai ŕ Goma en ces termes « Tshisekedi a reconnu que nous avons fait le maximum que nous pouvions dans le sens du respect de notre alliance.. »
Toutes ces déclarations étaient des signes avant coureur d’une rupture qui ne disait pas son nom. Au delŕ de la rupture et de ce que l’on qualifie de retrait de Tshisekedi, il existe de grandes manśuvres pour l’entrer du Chef historique de l’Opposition dans les institutions de la transition. Le ton conciliant dans son dernier message au peuple congolais sa disponibilité ŕ contribuer ŕ créer un climat politique de détente sont autant d’éléments qui poussent a envisager cette possibilité.
Last edited: 07/05/2006 00:45:09