Le général Philémon Baramoto Kpama Kata, ancien commandant de la Garde civile de Mobutu a été de nouveau interpellé sur ordre de l’Office belge des étrangers.
Le général Kpama Baramoto, libéré jeudi soir aprčs avoir passé, plus d’un mois au centre de détention de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, a été de nouveau interpellé peu aprčs sur ordre de l’Office belge des étrangers, a annoncé son avocat ŕ l’Afp. Le défenseur de l’ancien dignitaire mobutiste, Me Wang-You Sando, a précisé ignorer les motifs de cette nouvelle arrestation mais a assuré ne pas vouloir en rester lŕ. « J’attends une copie de l’ordre de l’Office des étrangers avant d’envisager un recours devant le Conseil d’Etat », a-t-il déclaré.
Selon Me Sando, la chambre des mises en accusation de la Cour d’appel de Bruxelles a ordonné jeudi la remise en liberté de l’ancien dignitaire mobutiste durant l’examen de sa demande d’asile politique en Belgique, au motif que les conditions de sa détention n’étaient pas légales. En début de soirée, l’avocat avait indiqué que le général Baramoto était « rentré dans sa famille ŕ Bruxelles » pour « savourer (sa) liberté retrouvée ». C’est lŕ qu’il a été interpellé.
Kpama Baramoto, commandant de la Garde civile sous la présidence de Mobutu, était arrivé fin juillet ŕ l’aéroport de Bruxelles au retour d’un voyage ŕ Washington.
Sans visa approprié, il s’était vu interdire l’entrée du territoire belge, mais avait immédiatement introduit une demande d’asile politique. Il était depuis en détention administrative au « centre fermé » pour demandeurs d’asile de l’aéroport de Bruxelles.
Le général, né en 1947, a assumé bričvement les fonctions de chef d’état-major de l’armée du Zaďre (aujourd’hui République démocratique du Congo) fin 1996. Il s’était ensuite réfugié en Afrique du Sud avant la chute du régime du maréchal Mobutu en mai 1997.
L’ancien bras droit de Mobutu vivait depuis plusieurs années en Belgique avec une partie de sa famille sans ętre inquiété par l’autorité belge, selon son avocat.