Le journal Uhuru croit savoir que la Bcc et le gouvernement congolais seraient butés au problčme du coűt de l’impression des nouvelles coupures qui se pose en million de dollars
Le billet Congolais joue difficilement le rôle de transport de fonds. Le problčme se résoudrait s’il y avait en circulation une gamme complčte de billets de banque, petites et grandes rémunérations. La population Congolaise anticipe déjŕ sur l’impression de grosses coupures de monnaie.
Toutefois, la solution préconisée n’envisage nullement l’émission de grosses coupures en remplacement de petites dénominations. Les petites coupures doivent demeurer car « nous devons combattre la spéculation qui est une mauvaise tradition. Du reste, leur élimination encouragerait encore plus la dollarisation », pense Olivier d’Ambričres, détaché ŕ la BCC chargé de la politique monétaire de charge et des livres de l’institut d’émission. En outre, le gouverneur honoraire de la Banque centrale de la Belgique, Versplaeste, a vivement conseillé, lors de son dernier passage ŕ Kinshasa, l’émission de grosses coupures de monnaie pour faciliter les transactions importantes.
Néanmoins, il pense que la réussite d’une bonne politique monétaire est l’onction de la mise en oeuvre d’une politique monétaire orthodoxe laissée aux seules ręnes de la BCC.
Versplaeste, qui a assisté ŕ la réforme monétaire de 1998 en RDC, pense que « les potentiels du Congo n’ont pas toujours été utilisés de façon rationnelle ». En 1998, 100CDF valaient 60USD. Aujourd’hui, il faut 240 billets de 100CDF la coupure de la plus importante du Franc Congolais, pour effectuer des opérations de 60USD.
L’argentier national, J-C Masangu Mulongo a promis l’émission de coupures neuves ŕ petite valeur faciale, pour la période de la rentrée scolaire. Les billets neufs de 5CDF, 1OCDF et 2OCDF vont servir de remplacement aux mauvais billets dits « blessés de guerre », actuellement en circulation.
Des personnes averties recommandent aussi l’émission de pičces de monnaie pour éviter l’usure. « Nous allons essayer d’adopter les modalités aux circonstances changeantes sans changer la base. Nous n’allons épargner aucun effort pour continuer ŕ freiner l’expansion du dollar comme moyen de paiement au Congo », a déclaré J.-C. Masangu. La BCC et le gouvernement Congolais sont butés au problčme du coűt de l’impression desdits billets qui se pose en millions de dollars.
Néanmoins, l’opération demeure impérieuse pour maintenir le pouvoir d’achat de la population. En outre, le problčme se situe dans le cadre de la réunification du pays. A l’Est, la population ne connaît pas de coupures plus grandes.
Last edited: 07/05/2006 00:44:06