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Pour le président de la Cec, l’entrepreneur congolais n’a que peu de chance de concourir aux adjudications proposées par le ministčre des Travaux publics et Infrastructures.

La journée du 12 aoűt 2003 a été con sacrée pour cette édition de la Fikin 2003 aux Travaux publics. A cette occasion, la Chambre des entrepreneurs de construction du Congo (Cec) a émis des critiques sur la passation des marches dans leur domaine. Pour le président de la Cec, l’entrepreneur congolais, a quelques exceptions prčs n’a que peu de chance de concourir aux adjudications proposées par le ministčre des Travaux publics et Infrastructures, la Banque mondiale, l’Union européenne et certaines Ong, tant que les conditions de sélection de leurs entreprises et leur participation aux marchés de l’Etat sont entravées par une réglementation draconienne.

Et il a cité entre autres les normes techniques, le coűt d’achat de cahiers élevé, l’exigence de dépôt de garantie de soumission, la complexité des appels d’offre. Il en est de męme en cas d’adjudication, des exigences de garantie de bonne fin des travaux, l‘attestation bancaire, de non faillite, le dépôt du bilan de cinq derničres années des travaux.

Tous ces documents, a-t-il indiqué ailleurs, peuvent ętre obtenus par quiconque dispose de fonds nécessaires. Autrement dit, cela est réservé aux entreprises nanties mais qui ne peuvent offrir aucune garantie quant ŕ leur authenticité. M. Marcel La fleur, parlant au nom de 160 membres de la structure qu’il chapeaute a fait savoir que ceux-ci ont exécuté en son temps sur fonds propres des travaux commandés par la République ŕ travers ses services. Malheureusement, a-t-il fait remarquer, lesdits travaux n’ont jamais été payés ni inscrits ŕ la dette publique. Il s’en est suivi la faillite sinon la submersion pour la plupart des entreprises en difficultés de trésorerie énormes.

Ajouter ŕ cela les deux pillages de 1992 et 1993 ainsi que les deux guerres successives de 1996 et de 1998.

Le président de la Cec a noté que s’il est vrai que la relance de l’économie de la Rdc passe obligatoirement par la réhabilitation des petites et moyennes entreprises (Pme), il en est pas vrai qu’elles sont mises dans la course des marchés financés par les institutions étrangčres venues au chevet du grand Congo malade. Raison pour laquelle il a recommandé au nom de ses pairs que le ministčre des Travaux publics et Infrastructures soit rétabli dans ses prérogatives comme le prévoit la loi en matičre de passation des marchés en Rdc; de męme que devront ętre réhabilités la Direction des bâtiments civils (Bc), le Bureau technique de contrôle, l’Office des voiries et drainages (Ovd). Il a souhaité voir la révision des conditions d’agrément en les adaptant aux réalités du moment en Rdc.

Par ailleurs, la Cec a fait voir que l’administration publique emploie une élite formée dans de grandes écoles et qui détient une expertise incontestable. Il a déploré qu’elle soit abandonnée ŕ elle-męme. Dans tous les cas, a estimé le président de la Cec, s’il est vrai que l’entrepreneur congolais est un autodidacte, il faudrait pourvoir ŕ sa formation afin d’en faire un outil efficace de développement ŕ travers le ministre des Travaux publics et Infrastructures.



Last edited: 07/05/2006 00:42:04

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