Les deux équipes dépęchées par la Direction de Cohydro ŕ Kisangani et ŕ Mbandaka ont achevé positivement leur mission le Samedi 16 aoűt 2003.
Poursuivant nos enquętes sur le terrain pour apporter ŕ nos lecteurs des informations exactes et vérifiées, nous avons examine, depuis deux semaines, le cas de la Congolaise des Hydrocarbures (COHYDRO), par rapport, d’une part, aux activités de la société et ŕ la gestion des mandataires, d’autre part. Nos enquęteurs ont été témoins de l’engagement de COHYDRO pour la réalisation de nombreux investissements prioritaires.
En ces temps de basse conjoncture économique, en effet, COHYDRO tient ŕ s’affirmer comme une des entreprises publiques les plus compétitives de la RDC. Malgré la morosité de la situation économique nationale, due essentiellement ŕ la destruction du tissu économique par les affres de la guerre qui, durant cinq ans, n’a épargné aucun secteur de la vie nationale, COHYDRO, une entreprise publique créée en pleine guerre, en vue de relever le défi de l’indépendance pétroličre, ne cesse de s’étendre et de se consolider.
Deux semaines ŕ peine aprčs l’inauguration de la station Kwilu de Kikwit, COHYDRO est déjŕ passée ŕ l’action pour la concrétisation d’autres projets. Elle est en train de poursuivre l’extension de son réseau de distribution jusqu’ŕ Kisangani, Mbandaka et Kindu, tel que l’a solennellement annoncé son ADG, M. J. Godefroid Lugeroro, la 26 juillet dernier ŕ Kikwit. Deux équipes de techniciens et experts de COHYDRO viennent, en effet, d’achever leurs missions de prospection ŕ Kisangani et ŕ Mbandaka, en vue de préparer l’installation imminente des stations de distribution des produits pétroliers dans ces deux grandes viles de la République Démocratique du Congo.
Réunification du pays
Les deux équipes dépęchées par la Direction de COHYDRO ŕ Kisangani et ŕ Mbandaka ont achevé positivement leur mission le samedi 16 aoűt 2003. Tout est donc fin pręt pour que les chefs-lieux des provinces Orientale et de l’Equateur puissent bénéficier incessamment et grâce aux infrastructures de COHYDRO, d’un carburant de bonne qualité, ŕ un bon prix et en toute régularité.
Pour rappel, la défunte PétroCongo, sur les cendres desquelles est née COHYDRO, disposait, avant la guerre, aussi bien ŕ Kisangani qu’ŕ Mbandaka et ŕ Kindu, des stations d’essence. Les délégués de Cohydro les ont identifiées et ont fait l’état des lieux dans le but de faciliter leur réhabilitation ou d’en construire des nouvelles.
Au-delŕ des préoccupations purement commerciales, COHYDRO voudrait aussi s’inscrire dans l’agenda de la réunification du pays. En effet, le souhait des autorités politiques du pays de relier les provinces anciennement sous occupation ŕ Kinshasa la capitale, ne peut se concrétiser et profiter ŕ la population si les opérateurs économiques ne prennent pas le relais en taisant l’extension de leurs activités dans les dites provinces. Pour sa part, COHYDRO, en tant qu’entreprise publique, dirigée par des personnalités faisant preuve d’une grande sensibilité politique, a compris l’importance de l’enjeu et a décidé de se positionner déjŕ sur l’ensemble du territoire national. Preuve ŕ n’en point douter de patriotisme et de bonne gestion.
Désenclaver Kisangani et Mbandaka
Considérée autrefois comme le 3čme pool économique du pays aprčs Kinshasa et Lubumbashi, la grande ville de Kisangani, durement secouée par des guerres ŕ répétition, est devenue presque une ville-fantôme. Une ville dévastée, sans vie et pratiquement enclavée ŕ la suite de l’interruption des liaisons tant aériennes que fluviales en provenance ou en partance de la capitale et autres centres commerciaux. Du tant de la guerre, rapprovisionnement en produits pétroliers, considérés, ŕ juste titre, comme le souffle męme des activités commerciales de tout centre urbain, est longtemps demeuré un véritable casse-tęte pour la population. L’on a alors vécu le rčgne de l’approvisionnement informel, avec tous les risques qu’il comporte.
Grâce donc ŕ COHYDRO, l’espoir renaît. La vie va revenir tant ŕ Kisangani, ŕ Kindu qu’ŕ Mbandaka. Le meilleur rapport qualité –prix sera garanti. La régularité dans l’approvisionnement aussi. Kisangani et Mbandaka seront bientôt désenclavés. Vive COHYDRO !
Poursuite du programme d’extension
Avec l’installation imminente ŕ Kisangani et ŕ Mbandaka des stations d’essence dignes de ce nom, l’Administrateur Délégué Général de notre entreprise pétroličre nationale, M. J. Godefroid Lugerero Kadusi et tout son Comité de Gestion n’auront fait que concrétiser la poursuite du vaste programme d’extension qu’il ont derničrement démarré en fin mai, en posant la premičre pierre de la construction de la station service ŕ Kinsuka dans la Commune de Ngaliema.
Kisangani, Mbandaka et Kindu trčs bientôt, ŕ l’instar de Kinshasa, Lubumbashi, Likasi et Kikwit auparavant, ne sont que des étapes parmi tant d’autres que COHYDRO entend franchir allégrement en route vers d’autres villes et autres centres de la République Démocratique du Congo. Au nombre de ces villes figurent celles de Matadi, Mwene-Ditu et certaines localités de Kinshasa oů seront installées prochainement des stations mobiles COHYDRO, tandis que les villes de Kananga, Kindu ou autres Tshikapa, programmées pour abriter des stations conventionnelles COHYDRO.
A l’heure actuelle, tel que nous l’avons constaté dans ses installations, COHYDRO s’est déjŕ dotée d’une demie douzaine de stations mobiles dont le principal avantage est la facilité et la rapidité de montage, ainsi que la possibilité de délocalisation. Constituées des containers dans lesquels sont installées des citernes et dotées des pompes de distributions appropriées, ces stations mobiles seront incessamment installées tant ŕ Kinshasa qu’ŕ l’intérieur du pays. Elles ont été acquises ŕ des conditions financičres trčs avantageuses et défiant toute concurrence, car en réalité, elles ne devraient pas coűter moins de 15.000 $Us la pičce, preuve ŕ l’appui.
La relancé des approvisionnements par la voie fluviale
Au vu de l’état de sa flotte, composée de 3 pousseurs d’une puissance totale de 4.200 CV (le M/S MOKONGA 1.800 CV, le M/S MBENGA: 1.200 CV et le M/S TILAPIA :1.200 CV) et de 11 barges d’une capacité totale de 12.000 m3, correspondant ŕ 58 % de la capacité nominale de l’ensemble de la flotte pétroličre du pays, COHYDRO n’a aucun souci ŕ se faire pour l’approvisionnement de l’arričre-pays en produits pétroliers.
Durant la guerre déjŕ, COHYDRO, battant pavillon de la Monuc, desservait l’intérieur du pays. Aujourd’hui que la guerre touche ŕ sa fin et que la réunification du pays est en train de se concrétiser, COHYDRO veut multiplier sa capacité d’approvisionnement de l’arričre-pays en produits pétroliers. C’est dans ce cadre que l’actuel Comité de gestion a entrepris de réhabiliter ses trois pousseurs qui sont déjŕ vieux de plus de vingt-cinq ans. Le M/S Mbenga, immobilisé depuis avril 2003 dans les ateliers de CHANIC, est en train de subir une véritable cure de rajeunissement. Des travaux de carénage et de re-motorisation y sont effectués depuis lors. Deux moteurs Baudouin tout neufs achetés sur fonds propres, y ont été poses. Deux autres moteurs seront montés sur l’autre pousseur, le MIS Mokonga. Quant au M/S Tilapia, il n’attend que le montage des nouvelles pičces de rechange, qui sont déjŕ achetées.
Aprčs tous ces travaux, les trois pousseurs de COHYDRO seront donc pratiquement remis ŕ neufs. L’entreprise aura investi pas moins de 2.500.000 de dollars américains d’exécution de ces travaux, coup de chapeau donc ŕ son dynamique Comité de gestion, compose de J. Godefroid Lugerevo Kadusi (ADG), Me CélestinTunda ya Kasende (ADGA), Anselme Mbaku Nimi (ADT), Laurent Nkinzi Kufua (ADF) et Jean-Pierre Okoko Utshi Djuhu(ADC). Et surtout qu’en vérifiant les faits, il s’est avéré que ce Comité ne bénéficie pas d’avantages non autorisés ou au-delŕ des prévisions réglementaires. Pourquoi alors les autres mandataires ne peuvent-ils pas suivre cet exemple?
De grandes performances commerciales
En tant qu’entreprise commerciale, COHYDRO s’est imposée comme une société hautement compétitive. Les chiffres parlent d’eux-męmes. Comparativement ŕ la situation d’il y a une année, il s’avčre que la nouvelle direction de COHYDRO a réussi, grâce ŕ son orthodoxie dans la gestion, ŕ redresser les ventes aux consommateurs de maničre considérable. De plus ou moins 750 mčtres-cubes en aoűt 2002, les ventes de COHYDRO se sont accrues jusqu’ŕ atteindre aujourd’hui une moyenne mensuelle incroyablement élevée de plus de 1.600 mčtres-cubes, tous produits confondus.
Les ventes au réseau ont également connu une augmentation significative ŕ la faveur du démarrage de la F/S Kwilu de Kikwit, dont la moyenne journaličre est de 4 mčtres-cubes, tous produits confondus.
Les performances commerciales réussies par COHYDRO sous l’impulsion de son Comité de gestion ne s’arrętent pas ŕ la vente de l’essence et du gasoil. Elles concernent aussi la vente des lubrifiants, qui a connu une vertigineuse augmentation de plus de 142 %, rien qu’au premier semestre 2003.
Par rapport aux réalisations de l’an 2002, il s’agit lŕ d’un authentique exploit. Pour une entreprise aussi jeune que COHYDRO, une performance aussi remarquable vaut la peine d’ętre soulignée. Tout le mérite revient ŕ son Comite de gestion, qui est en train de hisser lentement mais sűrement sa société - qui n’existe que depuis quatre ans seulement - au rang d’une grande entreprise nationale stable et prospčre.(CP)
Last edited: 07/05/2006 00:41:58