Pour la premičre fois dans l’histoire du CEEC, les statistiques indiquent que pour le mois de juillet dernier, les exportations officielles du diamant de production artisanale
et industrielle se chiffrent ŕ 2.147.330.76 carats évalués ŕ 62.321.898,00 $US.
Les résultats des expertises de diamants réalisées par les différents mandataires de l’ex-Centre national d’expertise (Cne) des substances minérales précieuses et semi-précieuses démontre que seul l’actuel comité de gestion du Ceec a battu tous les records. En juillet 2003, ce comité a crevé le plafond de toutes les performances, avec un coefficient d’expertise de l’ordre de 35,59 Usd/Carat.
L’on note qu’ŕ la męme période, en 2002, ce coefficient était de 21,18 Usd/carat, contre 19,26 Usd/carat en juillet 2001. A cette époque, les comptoirs agréés ont déclaré des exportations d’une valeur de 22.363.948 Usd. L’expertise du Cne les avait évaluées ŕ 22.948.117 Usd, soit un écart de 584.169 Usd (2,61%). En juillet 2002, les statistiques officielles indiquent un volume d’exportations de 1.332.928,84 carats déclares ŕ 25.480.855 Usd contre 28.234.406 Usd ŕ l’expertise.
L’écart de 2.753.551 Usd donne un pourcentage de 10,81. En juillet dernier, c’est 1.374.382.06 carats qui a été initialement estimés ŕ 36.626.030 Usd. Le Ceec les a expertisés ŕ 48.909.039. Un écart positif de 12.283.0009 s’est ainsi dégagé (33,54%). Il est intéressant d’observer que le coefficient d’expertise de 35,59 Usd/carats n’a jamais été enregistré au cours des mandats précédents ŕ l’ex-Cne.
En effet, de 1982 ŕ juillet 1988, le duo Makanzu et Pero est aux commandes. La production industrielle du diamant connaît une moyenne de 8,36 Usd/carat, soit un caratage de 45.126.166,60 estimé ŕ 376.878075,94 Usd. La production artisanale se chiffre, quant ŕ elle, et durant la période sous examen, ŕ 60.491.615,21 carats évalués 774.965.556,47 Usd (12,82 Usd/Carat).
Sous le mandat du tendem Mubiayi et Luwa (aoűt 1988 ŕ avril 1989), le coefficient d’expertise de la production industrielle « Miba » est de 9,72 Usd/carat : 54.696.064,25 Usd pour 5.632.289,40 carats. Celui du diamant de production artisanale s’élčve ŕ 20,76 (7.505.454,30 carats d’une valeur de 155.788.179,27 Usd). Entre mai 1989 et septembre 1991, Makanzu et Pero reviennent aux affaires.
La moyenne par carat s’élčve ŕ peine ŕ 10,60 pour la production industrielle (21.607.910,10 carats estimés ŕ 228.980.829,80 4Jsd). Le coefficient pour le diamant artisanal tombe ŕ 13,84. (25.030.829,96 carats équivalant ŕ 346.321.448 Usd). D’octobre 1991 au 30 avril 1997, Amuri et Pero relčvent la moyenne par carat pour la production « Miba » ŕ 11,23 (29.529.088 carats d’une valeur de 331.407.151,24 Usd).
Celle des comptoirs agréés connaît également une ascension : 20,55 (68.146.202,03 carats évalués ŕ 1.400.241.241,89 Usd. En 1998 et 1999, Makanzu et Katambwe ont réalisé des performances de 18,53 (19.252.851,19 carats = 356.839.146 Usd) et de 9,96 (15.327.546,98 carats = 152.635.874 Usd). On est encore loin des 35,59 Usd/carat réalisés par l’actuel Comité de gestion du Ceec.
Grâce aux efforts d’assainissement qu’il a entrepris et ŕ l’assistance technique de la joint-venture WWW/SIDC, un grand pas est franchi dans la lutte contre la fraude et la sous-évaluation du diamant congolais.
Last edited: 07/05/2006 00:41:34