Le village de Fataki a été le théâtre d’une tragédie aux alentours du 20 juillet, quand prčs de 80 personnes ont été tuées par des milices, probablement lendu
Il faut sauver une trentaine d’enfants en bas âge cachés avec des Soeurs dans un établissement religieux ŕ Fafaki, en Ituri, ŕ cause des attaques continuelles des militaies tribales.
L’appel est lancé par Pčre Protect Dhena, curé de Fataki (environ 80 kilomčtres de Bunia), qui a fait parvenir hier son message ŕ l’agence Misna. « Il y a quatre jours, les milices lendu ont pris d’assaut l’orphelinat: Deux Soeurs et quatre infirmičres, ont pris les 31 enfants et sont parties. Maintenant, elles sont barricadées au couvent des Soeurs du Carmel oů il n’y a plus rien ŕ manger. Les enfants sont trčs petits: le plus grand a seulement trois ans ».
Le curé de Fataki a demandé de l’aide ŕ la force multinationale envoyée par l’Onu ŕ Bunia, mais sans résultat. « Ils ont répondu que la route pour venir ici était encore trop dangereuse et qu’ils ne pouvaient pas venir nous prendre. Mais ces enfants ne peuvent pas résister longtemps. Je lance un véritable S.o.s. parce que cette situation pourrait dégénérer ».
Le curé est cantonné au petit séminaire de Fataki avec trois autres prętres. La derničre attaque des miliciens lendu remonte ŕ la nuit de samedi ŕ dimanche. Des hommes armés ont tenté une incursion au petit séminaire mais ils n’ont pu pénétrer ŕ l’intérieur. Selon les témoignages recueillis par l’agence Misna, les agresseurs ont également saccagé l’hôpital et on est sans nouvelles d’un groupe de malades qui se trouvaient dans l’aile attaquée.
Le village de Fataki - d’o est originaire Thomas Lubanga, le leader de l’Union des Patriotes Congolais (Upc) formée de Hema, protagoniste des massacres du mois de mai ŕ Bunia - a été le théâtre d’une tragédie aux alentours du 20 juillet, quand prčs de 80 personnes ont été tuées par des milices, probablement lendu. Fataki se trouve dans une zone habitée en majorité par des Gegere, ŕ savoir les Hema du nord de l’Ituri, attaqués par leurs adversaires lendu.
Malgré la présence de la force multinationale guidée par les Français, intervenus pour renforcer le contingent des casques bleus de l’Onu, la région est encore le théâtre de violences entre ces deux formations adverses qui se disputent le territoire, particuličrement riche en ressources miničres, sur la peau des civils.
Last edited: 07/05/2006 00:41:09