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Les Congolaises crient ŕ l’injustice des hommes et ŕ la misogynie apparentes dans la répartition des postes dans les institutions politiques de la Transition. La preuve de cette affirmation est que rien qu’en considérant la Présidence de la République, le Gouvernement, l’Assemblée nationale et le Sénat, on se rend compte que sur un total de 92 postes ŕ pourvoir, 86 sont déjŕ occupés par 79 hommes contre 7 femmes.

Les femmes congolaises, qui militent activement dans les organisations politiques et de la Société civile ŕ la création desquelles elles ont męme participé, crient au scandale.

La Dynamique des femmes politiques (DYNAFEP), qui regroupe les leaders politiques de la gent féminine, dénonce la misogynie observée dans la classe politique congolaise.

Elle rappelle que les femmes congolaises figurent parmi les principales victimes de cinq années de guerre qui a endeuillé et appauvri la République démocratique du Congo. Elles ont été violées, contaminées (VIH/Sida), tuées et enterrées parfois vivantes et elles étaient bien présentes ŕ toutes les négociations politiques intercongolaises. Elles représentent 52% de la population de la Rdc.

Mais, les femmes ne se sont pas retrouvées dans le partage des postes de responsabilités, alors qu’elles sont candidates et parfois meilleures candidates.

Selon un tableau réalisé par la DYNAFEP et publié avec l’appui de la Fondation Konrad Adenauer, sur les 86 postes déjŕ pourvus, il n’y a que 7 femmes; ce qui ne représente que 8% du total.

En effet, en dehors du président de la République, le général major Joseph Kabila on retrouve des hommes aux postes respectifs de vice-présidents de la République (4), présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat (2), vice-présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat (2), présidents des institutions d’appui ŕ la démocratie(5), secrétaire général (I ) et secrétaires exécutifs (4), ministres et vice-ministres (53 contre 6 femmes), rapporteurs aux bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat (7 contre 1 femme) et de la Commission de suivi (14).

Au total, la proportion des hommes et des femmes dans la direction des institutions de la transition donne 86 postes aux premiers, 7 aux derničres. En définitive, il n’y aurait que 7 femmes sur respectivement 86 et 92 postes si la misogynie persiste.

Autres données:

- Sénat: 2 femmes pour 125 hommes;

- Assemblée nationale : 500 députés, mais ŕ cause des litiges non encore réglés, la proportion exacte des femmes n’est pas calculée. Cependant, il est d’ores et déjŕ évident que la femme est faiblement représentée.

LES FEMMES RECLAMENT LES POSTES VACANTS OU ELLES SONT CANDIDATES

La DYNAFEP ne peut pas comprendre que la femme congolaise, qui participe au combat politique en Rdc depuis des lustres, soit marginalisée dans la gestion des institutions de la transition.

Cet étonnement est d’autant plus justifié que la classe politique congolaise n’a pas pris en compte la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies recommandant l’octroi d’un quota de 30% des postes de responsabilité aux femmes, ni un des principes de l’Accord global et inclusif et de la Constitution relative ŕ la représentation appropriée des femmes.

Bien plus, le président Joseph Kabila, qui est le garant de l’égalité des droits en Rdc en sa qualité d’Autorité morale, doit se sentir interpellé. La DYNAFEP interpelle également le Comité international d’accompagnement ŕ la transition (Ciat) qui est chargé de garantir la bonne mise en oeuvre de l’Accord global et inclusif.

LES POSTES ENCORE VACANTS:

- 2čme vice-président de l’Assemblée nationale (composante gouvernement);

- 3čme vice-président de l’Assemblée nationale (opposition politique);

- Ministre de la Culture (gouvernement);

- Vice-ministre de l’ Epsp (gouvernement);

- Vice-ministre de la Fonction publique (opposition politique)

- 2čme vice-président du sénat (opposition);

- 3čme vice-président du sénat(gouvernement )



Last edited: 07/05/2006 00:40:48

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