Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 06/01/2009 10:17 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Les membres du gouvernement tenus notamment par l’impératif de solidarité sont appelés ŕ mettre en pratique les sept recommandations du Président de la République

Le mot de bienvenue du président de la République, ŕ l’occasion de la tenue du premier Conseil des ministres, le vendredi 25 juillet 2003, devrait constamment interpeller les membres du gouvernement de transition. La tâche noble et combien lourde et difficile, ŕ laquelle ils doivent tous s’atteler, dans l’intéręt de la RDC et des Congolais, doit ętre la boussole qui guidera désormais leurs réflexions et leurs actions, au sein du gouvernement. On comprend, des lors, les félicitations du chef de l’Etat aux membres du gouvernement, dont la mission fondamentale est de relever les multiples défis liés aux objectifs de la transition. Félicitations ŕ des hommes et des femmes qui se sont farouchement combattus, « au nom du peuple congolais » et qui d’ores et déjŕ ont lié leur sort politique, dans l’intéręt et au nom du męme peuple congolais qu’ils n’ont pas d’ailleurs réussi ŕ diviser totalement. Enfin, le mot de bienvenue du président de la République peut se traduire en recommandations ŕ tous les membres du gouvernement. Au total, nous relevons sept recommandations majeures de Joseph Kabila que les ministres peuvent considérer comme le tableau de bord de l’appareil gouvernemental, face aux perspectives de la transition.

1. Tourner définitivement la page du passé

Le président de la République a invité les ministres ŕ tourner la derničre page de prčs de cinq années de rébellion contre le gouvernement de la RDC, de guerre d’invasion soutenue par des Congolais. Des pages entičres écrites avec le sang et les larmes des Congolaises et des Congolais. Une telle invitation de la part du président de la République devrait ętre interprétée comme sa volonté politique de donner ŕ chaque ministre l’occasion de puiser dans les tréfonds de son idéal patriotique les forces et les atouts nécessaires, pour aller de l’avant. Voilŕ qui nous rappelle le message de vśux de l’An 2002 du président Joseph Kabila. Tel une prophétie, les vśux du chef de l’Etat se sont finalement concrétisés, faisant de 2002, l’année qui nous a conduits, dans le cadre du processus de l’Accord de Lusaka, ŕ la recherche des solutions ŕ la crise congolaise. Pour le chef de l’Etat, le premier Conseil des ministres doit ętre l’occasion de s’atteler ŕ relever ensemble les défis actuels et ŕ venir. Et, nous ne pouvons réussir un tel pari, si nous nous accrochons ŕ des intéręts partisans ou personnels, ŕ tout ce qui nous a longtemps divisés, notamment ŕ des alliances avec des pays voisins bellicistes, si nous continuons ŕ tenir les uns contre les autres des propos vexatoires ou ŕ adopter des comportements parfaitement irresponsables et ŕ s’en tenir, dans la gestion de la chose publique, ŕ des pratiques dignes de maffiosi.

2. Nécessité de la cohésion nationale

Le gouvernement d’union nationale est composé des membres issus des composantes opposées et de tendances diverses. Mais, pour le chef de l’Etat, toutes ces différences peuvent ętre considérées et męme ętre transformées en atouts majeurs, pour une équipe solide, engagée et solidaire. Puisque le gouvernement forme une seule et męme équipe, il est acquis que chaque joueur ait sa place, sa fonction et le rôle fondamental qu’on attend de lui. Cette équipe a notamment pour mission la réalisation des aspirations profondes du peuple, grâce ŕ la cohésion nationale. En clair, ŕ travers leurs discours, leurs actes ou leurs actions, les membres du gouvernement doivent aider ŕ cimenter la cohésion nationale, si fragile. Et, pour cause. C’est dans l’union des cśurs, dans le cadre des stratégies communes de reconstruction nationale, dans la recherche de l’intéręt commun que les différentes tendances au sein du gouvernement pourront parler le męme langage. Toutes les initiatives, dans les différentes structures et dans tous les secteurs de la vie nationale, doivent ętre prises en vue de renforcer cette indispensable cohésion nationale. Il est évident que la cohésion nationale n’est pas le fait des seuls membres du gouvernement. Ils doivent en ętre le moteur qui permet ŕ tous les rouages de fonctionner de façon harmonieuse.

3. Respect des objectifs de la transition

En rappelant aux membres du gouvernement les objectifs de la transition, le président de la République a voulu certainement attirer leur particuličre attention sur la raison męme de leur présence au sein de l’Exécutif de l’Etat. Il s’agit plus clairement de prendre nettement conscience de l’importance de la mission dévolue au gouvernement, en vue de consolider le fondement de l’Etat. Il s’agit également et surtout d’śuvrer totalement au respect et au succčs de ces objectifs, dont la réunification et la pacification du pays, la consolidation de la paix, la réconciliation nationale et enfin l’organisation des élections générales.

Il revient aux vice-présidents de la République, aux ministres et vice-ministres d’engager des actions ou de poser des actes qui participent d’ores et déjŕ au respect des objectifs de la transition. Chacun dans son secteur et tous ensemble au sein du gouvernement doivent enfin se mobiliser ŕ cet effet. Au fil des jours et ŕ chaque étape, une évaluation des efforts engages sera sans doute nécessaire, pour aller toujours de l’avant...

Sans doute, pour mieux jouer leur rôle de serviteurs du peuple, les membres du gouvernement devront également s’acquitter de toutes leurs obligations constitutionnelles. Le chef de l’Etat a, dans ce contexte, rappelé aux ministres et vice-ministres qu’ils sont tenus, dčs leur entrée en fonction et ŕ l’expiration de leur mandat, de faire sur l’honneur une déclaration écrite de leurs biens ŕ l’Assemblée nationale. Une telle pratique vise notamment ŕ freiner l’enrichissement illicite ou le détournement des deniers publics. Ainsi, les efforts des gouvernants seront consacrés davantage ŕ penser ŕ la réalisation des objectifs communs plutôt qu’ŕ consacrer ses énergies ŕ accumuler des biens personnels.

4. Eviter de créer la cassure...

Pour le président Joseph Kabila, chaque ministčre, outre le cabinet politique, est régi par un secrétariat général dépendant de l’Administration publique. Peu de ministres se soudent de travailler en étroite collaboration avec les services de l’Administration publique de leur ministčre. Ils tiennent l’Administration publique pour moins que rien, ne s’intéressent gučre ŕ leur fonctionnement ni aux problčmes qu’elle peut rencontrer, notamment en ce qui concerne leur équipement mobilier ou bureautique. Cette cassure est si préjudiciable que les cadres et agents administratifs se sentent abandonnés et démotivés, alors qu’ils constituent l’épine dorsale des structures de l’Etat.

Pour le chef de l’Etat, il est hors de question - cela va de soi - que le ministre s’accapare des prérogatives du secrétaire général, en jouant ŕ la fois un rôle politique et administratif. Avant tout, il est question d’ouverture, de contact, d’échange d’informations et surtout d’associer le secrétariat général aux décisions politiques que prend le cabinet, dans l’intéręt et pour le bon fonctionnement du ministčre.

5. Enlever les barričres psychologiques

Les membres du gouvernement sont tenus, depuis la date de leur entrée en fonction, d’śuvrer pour la réussite totale de la transition. Mais, dans quel état d’esprit ou psychologique, des hommes venus des horizons politiques divers, des hommes qui se sont affrontés militairement ou politiquement, peuvent-ils aujourd’hui travailler ensemble? Pour le président de la République, les membres du gouvernement doivent en lever toutes les barričres psychologiques créées par cinq années de guerre et de séparation et prendre résolument l’engagement de travailler ensemble. On a, de part et d’autre, entretenu des mythes, des préjuges voire des complexes, pendant de longues années. Le travail, au sein d’une męme équipe, permet de se connaître, de s’apprécier mutuellement sur des bases nouvelles et objectives. Bien plus, ŕ chacun de jouer le rôle qui lui fixe ses obligations politiques et constitutionnelles. Un effort particulier doit ętre engagé par tous, pour éviter d’ętre identifiés par rapport ŕ leur appartenance aux composantes ou entités dont ils sont issus. Pour le moment, ils sont tous membres du gouvernement de la RDC et c’est ŕ ce titre qu’ils engageront la RDC, garantiront ou hypothéqueront l’avenir du pays et des populations congolaises.

6. Prendre en compte les préoccupations de l’ensemble du pays

Le chef de l’Etat a exhorté les membres du gouvernement de prendre en compte dans leur plan d’actions les préoccupations de l’ensemble du pays. Jamais on ne cessera d’affirmer que Kinshasa n’est pas le Congo. La capitale devrait ętre le miroir de l’arričre pays, en ce sens que la stagnation ou le développement des provinces doit se refléter sur Kinshasa.

Avec les affres de l’agression rwando-ougandaise et des guerres intestines alimentées par l’étranger, les provinces ne sont plus que l’ombre d’elles-męmes. Les infrastructures, dont la grande majorité est héritée de la colonisation belge, sont dans un état de vétusté ou de décrépitude trčs avancé. L’investissement public est quasi inexistant, tandis que les investisseurs privés ont été plus d’une fois découragés, en raison notamment de l’insécurité dans laquelle est particuličrement plongé l’arričre-pays. Beaucoup d’entre les investisseurs privés ont vu leurs biens pillés de fond en comble et n’espčrent aucune indemnisation de la part de l’Etat, pour la reprise des affaires.

Bref, les ministres sont interpellés et doivent désormais penser leurs actions, dans le cadre des programmes de différents secteurs de la vie nationale, en fonction de la reconstruction de l’ensemble du pays.

7. un comportement digne et exemplaire

Le mot de bienvenue du chef de l’Etat s’est terminé sur un ton de causerie morale, ŕ l’endroit des ministres et vice-ministres invités ŕ observer un comportement digne et exemplaire, ŕ tout moment et en tout lieu. En effet, la fonction ministérielle oblige les membres du gouvernement ŕ la dignité et ŕ la responsabilité. Il faudrait que les « crocodiles », parce qu’incapables d’opérer la mutation indispensable, en se débarrassant de leurs carapaces, des habitudes rétrogrades des va-t-en guerre, s’accommodent de la nouvelle situation.

En conclusion, les membres du gouvernement tenus notamment par l’impératif de solidarité sont appelés ŕ mettre en pratique les sept recommandations du président de la République. Voilŕ ce qui peut devenir le « vade mecum » des ministres et vice-ministres, pour la réussite de la transition.(CP)



Last edited: 07/05/2006 00:40:32

Related Articles

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067