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Diplomate de carričre, Jean de Dieu Nguz a Karl-I-Bond a eu ŕ nouer les deux bouts de la Rdc depuis son indépendance jusqu’aux premiers soubresauts de la démocratisation de la Rdc

C’est un esprit vif et alerte qui s’est éteint dimanche ŕ la clinique Ngaliema oů il a été interné quelques temps avant ŕ la suite de la dégradation de sa santé. Jean de Dieu Nguz a Karl I Bond venait récemment de regagner la RDC aprčs un séjour de plusieurs années en Afrique du Sud oů il s’était rendu pour des soins médicaux suite a un Avc. Pour plus d’une personne, Ce personnage important de la scčne politique congolaise connaissait son rendez-vous avec le destin et a choisi de venir le rencontrer dans son pays natal. Nguz venait effectivement de loin, trčs Loin, puisqu’il a eu ŕ vivre dans le coma pendant au moins six mois.

Diplomate de carričre, il a eu ŕ nouer les deux bout de la RDC depuis son indépendance jusqu’aux premiers soubresauts de la démocratisation de la RDC avant que la maladie n’ait raison de lui. Dans une interview-testament, la derničre de sa vie, accordée au journal Le Potentiel l’année derničre au Cap, en Afrique du Sud oů il suivait sa convalescence, il disait, en effet, que ses médecins lui expliquaient qu’il s’était laissé aller dans une intense activité politique sans répit pendant plusieurs années. Et la période de la Conférence nationale et de la transition a été trčs difficile ŕ gérer et il en a subi des contres coups.

C’est, en effet, ŕ cette époque que Nguz, Premier ministre faisait l’objet d’une vive controverse ŕ la suite d’un certain nombre d’événements qui se sont produits sous sa gestion : réquisition des produits pétroliers, fermeture de la CNS, massacre des chrétiens le 16 février 1992, épuration ethnique au

Katanga, etc...De tout cela, sans chercher ŕ se justifier ni ŕ se disculper, il expliquait dans sa derničre interview que durant sa carričre il a eu, certes ŕ commettre des erreurs, tout en relevant qu’il était aussi membre d’une famille politique et gestionnaire au moment oů certaines structures de l‘Etat ne dépendaient pas de son autorité. Il finira, cependant, par demander cinq fois pardon aux Kasaďens et initier une cérémonie symbolique de réconciliation entre les Baluba du Kasaď et du Katanga, cérémonie au bout de laquelle il ne parviendra pas ŕ cause de son état de santé.

En dehors donc de ce moment sombre de l’histoire de la RDC, Jean Nguz traîne derričre lui une longue carričre dont l‘opinion générale classe dans la catégorie élite. C’est, d’ailleurs, depuis ses études ŕ l’Université de Louvain qu’il est découvert comme un esprit vif et homme de grande intelligence. En 1964 déjŕ, il est nommé premier conseiller d’ambassade et chargé d’affaires du Zaďre de l’époque ŕ Bruxelles avant d’ętre place, en 1965, ŕ l‘Union miničre du Haut Katanga (aujourd’hui Gecamines) comme membre du collčge des Commissaires. En 1966, il devient Ministre conseiller représentant permanent adjoint aux Nations Unies. Quatre ans plus tard, soit en 1970, Mobutu le nomme représentant permanent aux Nations Unies ŕ Genčve d’oů justement son intelligence explose, ce qui amčne ŕ ce qu’il soit désigné, en 1972, Commissaire d’Etat (ministre) aux Affaires étrangčs.

En 1974, il est désigné directeur politique du Mouvement populaire de la révolution (Mpr), parti unique au pouvoir, puis secrétaire permanent de la męme structure avant de revenir ŕ la diplomatie comme patron en 1976. Il garde les męmes fonctions en 1977 tout en étant nommé Vice-président du Conseil exécutif (gouvernement de l’époque). De 1980 ŕ 1981, il passe Premier commissaire d’Etat (Premier ministre) et membre du Comité central. Il passe un temps ŕ vide avant de devenir, en 1986, ambassadeur du Zaďre d’alors aux Etats Unis d’Amérique.

L’ouverture démocratique d’avril 1990 l’amčne ŕ monter un parti politique d’opposition, l’Uferi qui monte vite au firmament et compose, avec l’Udps, un duo, un front farouche contre le pouvoir dictatorial de Mobutu. Les vicissitudes de la politique l’amčnent ŕ s’éloigner de l’Union sacrée de l’Opposition pour se rapprocher de la famille politique du Chef de l’Etat (le pouvoir). La pirouette lui vaut ŕ nouveau les commandes du gouvernement jusqu’en 1993 lorsqu’il est remplacé par Faustin Birindwa de l’opposition, selon les accords de l’époque.

Il ne s’éloigne, cependant pas de la politique et continue ŕ gérer Les Fpc, malgré son premier accident de santé qui précčde le second duquel il ne se relčvera plus. Mais sa vie n’aura pas été que rose dans sa collaboration avec Mobutu. Dans les années 1970, ŕ la premičre rébellion du général Mbumb Nathanaël, il est soupçonné de connivence et arręté avant d’ętre relâché et rétabli dans ses fonctions. La męme opération se reproduit début décennie 80, et lŕ Nguz prend les devant pour s’exiler.



Last edited: 07/05/2006 00:40:16

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