Aprčs le Chef de l’Etat, l’opinion attend voir une longue file de hauts fonctionnaires de l’Etat aux différents guichets de la Direction générale des impôts
En allant s’acquitter personnellement de l’obligation de payer l’impôt sur les rémunérations (Ipr), le président de la République, le général-major Joseph Kabila, a posé un geste qui a créé, en l’espace de quelques secondes, un effet boule de neige au niveau des services du ministčre des Finances et Budget. Les Congolais n’étaient pas habitués a ce genre d’improvisation.
Et, venant du chef, l’exemple devrait ętre suivi afin d’en assurer la continuité. C’est ce qui justifie l’annonce faite mardi ŕ l’hôtel des Impôts par le ministre des Finances et Budget, M. Luongwe Kabule, de mettre en place un mécanisme de stoppage des revenus ŕ la source afin de « faciliter les opérations de recouvrement de l’impôt professionnel sur les rémunérations » des membres des institutions publiques, des mandataires publics, des membres de cabinets politiques et des agents de carričre les services publics en vue d’amener chaque citoyen, quelque soit son rang social, ŕ « s’acquitter de ses obligations fiscales ».
Dans son discours de circonstance, il a loué le « geste de haute portée politique et économique » pose par le président de la République remplissant personnellement ses obligations fiscales.
Interpellé sans doute par l’acte pose du premier fonctionnaire de l’Etat, il a pris l’engagement de mobiliser ses services et notamment tous les hauts fonctionnaires de l’Etat ŕ s’acquitter de leurs obligations selon que l’exige la loi.
Il a tenu solennellement ŕ rassurer le président de la République que « des instructions utiles » seront données pour faciliter les opérations de recouvrement de l’impôt professionnel sur les rémunérations des catégories qui étaient pendant longtemps exemptées du paiement de l’impôt par le fait, croit-on savoir, des fonctions qu’ils occupaient dans la société.
Aprčs la débâcle relevée par la récente mission du Fonds monétaire international (Fmi) sur l’incapacité de la République démocratique du Congo (Rdc) ŕ mobiliser des ressources publiques afin d’alimenter le budget de l’Etat, l’ont doit supposer que l’acte du président de la République est un signe précurseur de la volonté de l’exécutif Congolais de changer le fusil d’épaule afin donner un signal positif aux partenaires extérieurs, notamment le Fmi.
Les catégories visées par le mécanisme de stoppage des revenus ŕ la source aux fins de paie de l’Ipr sont celles qui brassent la plus importante masse salaria de la Rdc ; et arriver ŕ prélever de droit la partie qui revient de droit ŕ l’état sur cette portion des revenus professionnels apporterait une véritable bouffée d’oxygčne aux finance publiques congolaises qui souffrent cruellement d’une insuffisance recettes permanentes.
Il reste donc ŕ espérer que le ministre Luongwe saura tenir son pari et ne se détournera pas de sa déclaration par laquelle il rassurait le président de la République « de son engagement ŕ ne ménager aucun effort pour mobiliser les ressources nécessaires devant permettre gouvernement de la République financer son programme de reconstruction nationale ».
Aprčs le chef de l’Etat, l’opinion attend voir une longue file de hauts fonctionnaires de l’Etat aux différents guichets de la Dgi.
Last edited: 07/05/2006 00:36:07