La société Congo Futur a déchargé derničrement ŕ Matadi 500 tonnes de poules suspectées provenir des élevages de Belgique et du Pays-Bas oů les poules ont derničrement souffert de la peste aviaire. Les autorités congolaises venaient déjŕ de prendre des dispositions empęchant l’entrée sur le territoire national de cette viande ; notamment par la décision des autorités provinciales du Bas-Congo, interdisant jusqu’ŕ nouvel ordre, l’entrée des volailles vivantes ou abattues provenant de Belgique ou du Pays-Bas.
La peste aviaire qui a défrayé, la chronique fin avril début mai 2003 en Belgique et aux Pays-Bas. Cette maladie appelée également « épizootie ou grippe de poulet » qui provoque des coliques ou diarrhées chez l’ętre humain, a entraîné, une véritable catastrophe économique chez les aviculteurs belges et néerlandais.
Pour préserver la santé humaine, les autorités de ces deux pays européens ont décidé en avril 2003 d’abattre tous les élevages de volaille qui étaient suspectés d’ętre contaminés par le virus de l’épizootie aviaire ou de grippe de poulet. Pour le seul mois d’avril, la peste aviaire avait coűté ŕ la seule Belgique prés de 10 millions d’euros pour abattage des élevages suspects et l’indemnisation des aviculteurs victimes.
Face ŕ cette menace de santé publique, les autorités congolaises n’ont pas croisé les bras, compte tenu de la forte dépendance pays des importations alimentaires. Dans un message téléphonique date du 6 mai 2003, M. Emmanuel Ndombi Maboti, vice-gouverneur du Bas-Congo, a interdit jusqu’ŕ nouvel ordre, au nom de son gouverneur de province en mission, « l’entrée sur le territoire national des volailles vivantes ou abattues provenant de Belgique ou de Hollande ».
Le vice-gouverneur du Bas-Congo, province qui abrite les deux ports maritimes du pays, a évoqué le caractčre hautement pathogčne de la peste aviaire pour justifier la mesure d’interdiction d’entrée des volailles belges et néerlandaises sur le territoire congolais.
Contrairement ŕ cette décision officielle des autorités congolaises qui demeure d’application jusqu’ŕ ce jour, la société Congo-Futur a fait accoster au port de Matadi le jeudi 26 mai le bateau M/S ARGO qui transporte prčs de 500 tonnes de poules venant d’Europe, particuličrement des zones oů la peste aviaire a été déclarée fin avril dernier.
D’aprčs des sources portuaires, Congo-Futur n’a pas tenu compte des précautions sanitaires prises par la RDC contre la peste aviaire. Au contraire, cet importateur a fait décharger depuis le samedi 31 mai dernier ŕ Matadi sa cargaison de 500 tonnes de poules suspectes.
D’ici quelques jours, ces poules qui risquent de propager la peste aviaire, seront écoulées ŕ Kinshasa, avec toutes les conséquences éventuelles que la consommation de cette viande peut entraîner pour les habitants de Kinshasa.
Les autorités congolaises vont-elles laisser l’importateur Congo-Futur exposer le consommateur congolais aux épidémies qui ont fait des ravages en Europe ? Les observateurs sont d’avis que la cargaison suspecte de Congo-Futur doit ętre saisie et détruite pour préserver la santé ces Congolais.
Last edited: 07/05/2006 00:35:32