Depuis novembre 2001que Marsavco a changé de propriétaire, les décomptes finals de beaucoup de travailleurs n’ont pas été entičment libérés. Ces travailleurs n’ont notamment pas encore touché la contre-valeur des colis qui leur sont légalement reconnus. C’est ce conflit étant porté devant la Ministre du Travail, cette derničre doit l’arbitrer ce lundi 05 mai.
La ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, Mme Marie-Ango Lukiana, conduit, ce lundi 5 mai, une séance d’arbitrage du différend opposant la société Marsavco/Groupe Unilever-Congo ŕ ses anciens employés. Les deux parties sont convoquées dans la salle de réunions de l’Inspection générale du Travail située au building Kimpoko, dans la commune de la Gombe.
Les anciens travailleurs de Marsavco réclament la contre-valeur des colis qui font partie de la rémunération selon les dispositions des articles 7 et 100 de la loi n°015/202 du 16 octobre 2002 du Code du Travail. Ce dossier litigieux a été transmis ŕ la présidence de la République.
Ce droit n’a jamais été payé depuis le mois de novembre 2001 lors de leur licenciement décidé par le directeur général de la Marsavco, Rajesh Nambiar, et l’actionnaire de la société, Mazhar, tous deux sujets indiens.
La Marsavco doit débourser plus ou moins 20 mille dollars Us au profit de chacun de 800 anciens travailleurs, apprend-on. Et elle tergiverse depuis bientôt deux ans, en dépit des injonctions du ministčre du Travail et de l’Inspection générale du Travail - ŕ travers des lettres et copies réservées - de se conformer aux lois de la République démocratique du Congo et de payer la contre-valeur des colis des anciens travailleurs. En effet, affirment les travailleurs, MM. Rajesh Nanibiar et Mazhar ne répondent pas aux convocations de l’Inspection générale du Travail.
Pour les anciens employés, la haute direction de Marsavco jouirait de la main protectrice de son avocat, Maître Nkulu, de la présidence de la République.
Ainsi, la réunion de ce lundi 5 mai requiert toute son importance pour ces anciens employés de la Marsavco qui espčrent entrer, de maničre définitive, en possession dans leurs droits, en toute justice et selon les principes du Code du travail.
La balle est du côté de la ministre du Travail, Marie-Ange Lukiana.
Last edited: 07/05/2006 00:33:11