L’identité de l’importateur n’est toujours pas connu. Mais on apprend, d’autre part, que l’importante saisie de cigarettes, a mystérieusement disparu des entrepôts de Uhuru Airlines oů elle a été consignée.
Une saisie de taille a eu lieu mercredi dernier dans les entrepôts de la société aérienne Uhuru Airlines. Au total, ce sont cent cartons de cigarettes de marque Sportsman en provenance de Beni qui ont été saisis. L’identité de l’importateur n’est toujours pas connue. Cette saisie a particuličrement été saluée comme un véritable coup de maître et les honneurs en sont revenus ŕ l‘Office des Douanes et Accises, OFIDA. Il s’agit lŕ, sans conteste, d’une contribution déterminante ŕ la lutte contre la contrebande dans notre pays de la part de l‘Ofida.
Ce pas déterminant pose, l‘Ofida doit maintenant mener de sérieuses investigations pour remonter la filičre des pirates, d’autant que le lot attendu est de l’ordre de 4.000 cartons du total dont 1.000 seulement seraient déjŕ entrés sur le territoire national. Ce vaste réseau de trafic de tabac provenant de Tanzanie et ayant pour base la ville de Beni échappe totalement aux douaniers parce que ceux-ci ne contrôlent pas les vols de l’intérieur! Une faiblesse que les contrebandiers saisissent pour faire passer les cigarettes par petite quantité. D’oů un manque ŕ gagner colossal pour l’Etat congolais en termes de taxes et impôts avec risque d’abandon des programmes sociaux en faveur des communautés de base.
Le coup de poignard
Au moment oů nous mettons sous presse, nous apprenons que l‘importante saisie de cigarettes de contrebande ŕ mystérieusement disparu des entrepôts de Uhuru Air Lines ou elle était consignée. A Kin Aéro, personne n’est en mesure d’expliquer ce qui s’est passé, au point que certaines langues émettent l‘opinion selon laquelle des personnes au bras long doivent avoir actionné leur pouvoir d’influence pour neutraliser le civisme naissant et perpétuer des mśurs ruineuses pour l’industrie et l‘économie nationales.
Face ŕ cette grave menace, la réaction doit prendre deux directions :
1) Identifier clairement l’importateur
2) Initier rapidement une action judiciaire ŕ la demande de l’Ofida ou sur décision d’office du Parquet général de la République.
Dans les deux cas, l’objectif et de mettre hors d’état de nuire les ennemis du développement harmonieux du Congo démocratique. Ce n’est que de cette maničre que l‘industrie nationale génčre les recettes pour le Trésor Public pourrait ętre préservée de la faillite.
Par ailleurs, il y a lieu de signaler que ces produits importés de l’étranger ne sont pas conformes ŕ l’esprit de l’arręté ministériel du 15 octobre 2002 signé par le ministre de la Communication et Presse. Cet arręté impose de trčs dures contraintes en matičre de publicité en ce qu’il faut désormais s’adapter ŕ de nouvelles rčgles en terme d’heure de diffusion dans la presse et d’emballage.
L’industrie tabacicole nationale avait jusqu’au 15 mars 2003 pour se conformer ŕ la nouvelle réglementation. Par exemple en affichant clairement la teneur en nicotine et en goudron mais aussi et surtout l’avertissement sanitaire. Or le problčme reste entier avec ces importations indélicates qui introduisent des cigarettes ne reprenant pas sur leurs emballages mentions exigées ou, lorsqu’elles sont, les langues utilisées ne sont pas celles que parlent habituellement les Congo
Pour cette raison pour laquelle en męme temps que l’Ofida devrait renforcer ses moyens d’action contre les contrebande, le gouvernement devrait faire preuve d’imagination pour trouver le moyen de contraindre les produits étrangers au respect de la réglemention nationale. Ce qui serait non seulement faire preuve de justice mais aussi et surtout une protection additionnelle pour l’industrie nationale et par ricochet pour la main d’śuvre locale.
Last edited: 07/05/2006 00:31:09