Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 06/01/2009 9:00 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?
Le non lieu d’audience au procčs dit Bundu dia Kongo le jeudi 20 mars dernier a été causé par le manque de moyen de transport des prévenus de la prison centrale ŕ la Cour de sűreté de l’Etat. A la place les avocats de défense ont échangé avec les jurés sur l’enjeu de l’opposition fédéralisme-unitarisme qui est ŕ la base de la crise et de l’affaire Bundu dia Kongo.

L’audience de la Cour de sűreté est déclarée ouverte. C’est en ces termes que s’est exprimé, le jeudi 20 mars 2003 ŕ l’Assanef, le président de la Cour de sűreté de l’Etat devant un parterre composé seulement de cinq avocats, un journaliste et deux curieux. La salle était donc vide : pas d’assistance, pas de prévenus, aucun membre de Bundu dia Kongo en vue! Et la Cour s’est vue obligée de décider une autre remise pour le mardi 25 mars 2003.

L’absence des prévenus s’est justifiée par le fait que dans son arręt « avant dire droit » du 27 février 2003, la Cour avait déjŕ annoncé que l’audience du 20 mars se tiendrait en chambre foraine dans la ville de Matadi, chef lieu du Bas-Congo. Mais jusqu’ŕ la date précitée, le gouvernement n’avait toujours pas débloqué le montant sollicité pour ce déplacement.

Il y a aussi le fait que le transfert des prévenus de Bundu dia Kongo de la prison ŕ l’Assanef et vice-versa est supporté par les adeptes de cette association, soit par leur avocat Me Niandu Mpolo Nene Marie-Thérčse, mais jamais par l’Etat congolais. En plus, le greffier n’avait pas pu établir la réquisition pour la demande des policiers devant assurer la sécurité

Les avocats étaient donc déçus. Premier ŕ prendre la parole, Me Fula Matingu a voulu savoir si cette éničme remise était justifiée pour préparer les plaidoiries ou le réquisitoire. A cette préoccupation, le président de la Cour lui a répondu que c’était pour préparer la descente dans le Bas-Congo afin de requérir les dépositions des témoins.

Mais, comme il fallait s’y attendre, cette descente problématique a provoqué un tollé de protestations de la part de tous les avocats de la défense qui ont déclaré ouvertement qu’ils ne seront pas lŕ le mardi, les prévenus non plus. S’adressant ŕ la Cour, Me Puati Ngoma a rappelé qu’ils avaient quand męme déjŕ exprimé leurs appréhensions, dans ce sens que cet arręt fixait la descente dans quinze jours. Or, on émit déjŕ au de lŕ de deux semaines. Quant ŕ Me Lwemba Lu Masanga, il a trouvé que ce déplacement qui s’avérait de plus en plus impossible apparaissait de moins en moins important. Donc, la Cour pouvait s’en passer et poursuivre la procédure.

Soucieux d’apaiser la défense, le président a laissé entendre que le souci de la Cour était de rechercher la vérité pour la simple raison que parmi ces prévenus il y en a qui doivent ętre acquittés, et il a conclu en ces termes : « Ne croyez pas que nous faisons ce que nous voulons. Sachez bien que nous sommes en matičre pénale. Rendez-vous donc mardi pour connaître le jour de la descente sur Matadi ».

L’UNITARISME : ORIGINE DE LA MALCHANCE DU CONGO, SELON NE MUANDA NSEMI

A force de parcourir les dépliants « Kongo Dieto », on finit par comprendre pourquoi un dialogue de sourds s’est établi ŕ la Cour de sűreté de l’Etat ente l’organe de la loi et les prévenus des le premier jour de l’instruction. Le ministčre public veut faire appliquer la loi dans toute sa rigueur, mais les prévenus croient ŕ la persécution de leur ethnie et ne comprennent toujours pas pourquoi ils doivent ętre jugés pour une cause aussi noble et combien juste.

C’est lŕ l’œuvre du messianisme révolutionnaire de Ne Muanda Nsemi. Il y a eu lavage de cerveaux et ces jeunes paysans ne connaissent qu’une loi: celle contenue dans les enseignements de « Nlongi’ a Kongo Ne Makandala», leader du peuple Kongo et pčre spirituel de la C.A.C. Dans leur moi profond, ils sont convaincus que la République démocratique du Congo ne constitue pas un seul peuple, mais un ensemble hétéroclite aux cultures variées et parfois contrastées. Par conséquent, le grand Congo ne pourra prétendre devenir une nation qu’ŕ travers le fédéralisme qui n’a rien ŕ voir avec le séparatisme.

A voir aussi de prčs, on a l’impression que la pensée de Ne Muanda Nsemi est un fourre-tout. On y trouve la religion, la philosophie, la science pure, l’histoire, la géographie, la politique ; le tout taillé sur mesure ŕ la Kongo.

Dčs lors, on comprend pourquoi la revendication d’un fédéralisme qui a pour socle l’ethnie n’est pas considérée comme du séparatisme chez ces fanatiques qui sont convaincus qu’ŕ travers son envoyé Muanda Nsemi, l’Eternel -Dieu Akongo s’adresse aux Bakongo, peuple élu de la race noire mondiale.

Divagation on révélation divine? Aux analystes, philosophes, juristes, politologues, unitaristes, fédéralistes et autres penseurs de conclure aprčs la lecture des lignes qui suivent, tirées dans « Kongo Dieto » n°80 du 1er janvier 2000.



Last edited: 07/05/2006 00:30:13

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067