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Bonjour | 06/01/2009 5:57 | English Make DC Home page | RSS feed

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L’annonce, le 14 mars dernier, de la liquidation de trois banques ŕ capitaux nationaux a autant surpris que dérouté bien de milieux d’affaires concernés, notamment le personnel de ces institutions bancaires et les opérateurs économiques.

Le moi de mars restera celui de triste mémoire pour les banquiers congolais, en l’occurrence ceux de la Banque de crédit agricole (Bca) et de la Banque congolaise du commerce extérieur (Bcce). Si pour la premičre, l’événement était attendu, la seconde crie ŕ la surprise aussi bien pour les travailleurs que pour les opérateurs économiques, clients de cette banque.

Le jeudi 14 mars 2003, quand le vice-gouverneur Diambwana annonçait la décision, certaines succursales et męme la Direction générale recevaient des opérations des clients, plusieurs opérations étaient effectuées dans la matinée. Le retrait d’agrément ne semble pas avoir eu le męme ressentiment ŕ Boma, Matadi et Moanda oů le gros des opérations de la Banque centrale est encore réalisé par les succursales de la Bcce. Nous apprenons męme que Orgaman continue, jusqu’ŕ aujourd’hui, ŕ déposer son argent ŕ la Bcce/ Moanda.

Les directeurs sont alors dépassés par les événements, les coups de téléphone sont innombrables auxquels ils doivent répondre pour fixer leurs gérants sur ce qu’ils doivent faire. Certaines succursales ont dépęché leurs agents pour s’enquérir de la situation. Mais dans cette confusion, une question se pose, pourquoi la Banque centrale n’a-t-elle pas préparé cette liquidation comme ŕ la Bca? Pourquoi y-a-t-il précipitation dans le dossier Bcce alors que depuis 1998, selon le rapport de la Banque mondiale, elle devrait déjŕ ętre liquidée ? Seul le numéro un du secteur bancaire peut fixer l’opinion.

Toutefois, plusieurs tergiversations marquent cette liquidation. Le vice-gouverneur Diambwana a été clair. Selon la Banque mondiale. Il faut liquider toutes les banques ŕ capitaux nationaux, sans fonds propres et qui sont non viables. Et en annonçant la dissolution de la Bcce, M. Diambwana a dissout le comité de gestion provisoire de cette banque constituée des administrateurs venant de la Banque centrale pour la gestion administrative. En męme temps, il avait annoncé la création d’une commission de liquidation devant se constituer aprčs le passage des inspecteurs.

Quand an personnel, le vice-gouverneur de la Bcce a assuré le paiement de leurs salaires et arriérés en toute quiétude tout en annonçant pour les plus vigoureux la naissance prochaine d’une nouvelle banque qui les reprendrait.

Jusqu’ŕ ce jour, c’est le statu quo. Aucune disposition n’existe pour la gestion des affaires courantes. Les inspecteurs annoncés seraient déjŕ en conflit avec la délégation syndicale sur le barčme salarial ŕ appliquer. Ils refusent celui qui leur est offert et qui tient compte du Smig. Les inspecteurs tiennent ŕ appliquer le vieux barčme. C’est déjŕ la premičre crise qui s’annoncel.

Deuxičmement, les gérants de succursales en provinces (Bandundu, Kikwit, Inkisi, Moanda, Matadi, Boma, Mbanza-Ngungu, etc...) continuent ŕ effectuer des transactions comme par le passé, malgré la présence dans certaines succursales des inspecteurs .envoyés par la Banque centrale. Outre ces faits, c’est le décret du Chef de l’Etat qui se fait attendre, pendant que la Direction générale de la Bcce fait face ŕ de nombreuses demandes de ses déposants. Plus de 25 millions de FC additionnés aux quelques 50 milles dollars américains seraient disponibles pour payer les clients comme le Fonds de promotion de l’industrie, l’Onatra, Orgaman et certains privés sans oublier les Compagnie maritime du Congo (Cmc) pour paiement de ses agents.

Au moment oů nous mettons ces textes sous presse, nous apprenons que les militaires de Mbanza-Ngungu et Moanda seraient déjŕ en train de s’impatienter pour leurs soldes qu’ils touchaient ŕ la Bcce. Cela dit, la vie des gérants de cette banque liquidée dont nombreux sont locataires est menacée si la Banque centrale ne dit mot. Les militaires ne comprendront pas la liquidation dčs lors que les mouvements d argent s’effectuent dans une banque liquidée. Par ailleurs, comment les agents ne continuaient-ils pas leur travail, quand on sait que les succursales de Boma, Moanda et Matadi constituent les véritables portes d’entrée de devises pour la Banque centrale ?

Loin de nous la pensée de condamner la dissolution de cette banque, il s’observe qu’aucune mesure d’encadrement n’a été envisagée. Cela revenait ŕ surseoir l’annonce de la liquidation. La Banque centrale risque de se voir dépasser en maintenant la confusion. Car dans certaines succursales de cette banque qui sont aussi bien sous contrôle rebelle que leurs de la Banque centrale ne sont pas visibles. Sont-ils aussi informés de la situation ?

Les biens des banques liquidées risquent d’ętre spoliés. Nous avons appris que les véhicules qui se trouvaient dans l’enceinte de la Bca avaient disparu quelques trois jours avant l’annonce de la liquidation. La Bcce, quant ŕ elle, avait enregistré la disparition d’un de ses véhicules, vole par les militaires trois jours avant la liquidation. Sans parallélisme ŕ ces actes, il faut seulement relever que les biens meubles et immeubles de la Bcce se comptent en milliers de dollars. Ces appartements et villas sont aujourd’hui occupés par certains dignitaires de l’ancien et actuel régime dont l’expertise au 31 janvier 2003 donne des chiffres de plus de 9 millions de $ Us pour les quelques villas et de créances de plus de 3 millions $ Us que doivent l’Etat congolais et la Banque centrale.

Liquider ou pas liquider, y a-t-il déjŕ une nouvelle banque en remplacement de la Bcce au travers de sa succursale ? C’est la confusion qui rčgne. A la Banque centrale d’éclaircir la situation. Néanmoins, les précisions sont pour cette fin de semaine. On l’espčre.



Last edited: 07/05/2006 00:30:04

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